jeudi 17 septembre 2009

fille de bonne famille:épisode21: L'autre facette

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Souriante, je murmurai.
- Ben, oui, assis toi !
Il regarda mon amie, d’un air gêné et reprit.
- Non, je préfère que ce soit seul à seul !
Oumayma, respecta sa volonté, en se mettant debout puis me dit.
- Bon, alors je vais aux toilettes !
Elle partit, tout de suite après, et Mehdi, occupa sa place, face à moi, sans perdre un seul instant.
- Écoute Sandra ! ce n’est pas ce que tu crois !
- Et qu’est-ce, que je suis en train de croire ?
Il m’observa un bon moment et reprit si bas.
- C’est une amie !
- Ou peut être bien une autre cousine qui habite à l’étranger ? dis-je, en ricanant.
Il pigea ma connotation, avala sa salive et murmura.
- Bon, je vais être sincère avec toi !
- Ah, ça sera mieux.
- C’est une ex !
- Une ex ?m’écriai-je en haussant les sourcils, avec dédain.
Il me regarda avec anxiété comme cherchant à deviner ce que je suis en train de penser, puis bégaya.
- Je garde toujours une bonne relation avec mes ex, on reste des amis et c’est le cas avec Wafa !
- Elle s’appelle donc Wafa ? je plaisantai, pour l’énerver de plus.
Il ajouta avec effort.
- Oui, Wafa et elle est tunisoise !
- Je ne cherche pas les détails ! dis-je en allumant une cigarette.
- De toute façon, je suis en train de t’expliquer qu’il s’agisse uniquement d’un meeting amical !
Je mis à rire un bon moment puis je répliquai ironiquement.
- Ah, j’adore l’emploi du mot meeting !
Puis en pénétrant son regard hardiment.
- De toute manière, merci pour les informations, Sana serait ravie de faire la connaissance de sa rivale Wafa !
À partir de ce moment l’entretien devenait de plus en plus animé voir épineux. Et sa caressante hypocrisie se voila par son effroyable identité, tant cachée.
- Tu n’as pas intérêt à le faire !
- Ah, ouais ? Tu me fais tant peur !
Il remplissait son regard de tant de venin et reprit audacieusement.
- Je ne crois pas que Bilhssan serait heureux d’apprendre que sa sœur cadette n’est qu’une putain de lesbienne !
Ses paroles, prononcées avec insolence me firent revenir l’anxiété et l’angoisse, m’envahissant le jour où ma relation amoureuse fut dévoilée. Je le sentais, plus fort que moi, pour la première fois, mais je faisais semblant de rester calme, indifférente en déniant.
- De quoi parles-tu ?
- De la fois où Sana vous a surprise entre les bras de ta belle bien-aimée Nadia ! puis en caressant ma main doucement, je ne crois pas qu’il aura une réaction aussi passive que celle de ta sœurette !
- Je n’ai pas peur de Bilhssan ! dis-je, en retirant ma main violemment.
Il se mit à rire calmement et continua, avec sa bassesse.
- J’avais oublié que les lesbiennes maudissent les mâles ! puis en traçant un sourire serpentin sur ses lèvres, mais tu aurais sûrement peur de ton cher papa !
- T’es vraiment une ordure ! criai-je avec tant de haine.
Il me contemplait de ses gros yeux fixes, et tenta de me dissuader à nouveau.
- Donc ma poule, si t’aimes bien avoir la conscience tranquille, tu feras mieux de fermer ta grande gueule !
Puis il poussa la chaise et se leva alors je le retenais avec mes paroles.
- Je veux uniquement savoir pourquoi tu sors avec ma sœur ?
- Quelle question ? dit-il en riant, je l’aime ! puis en me faisant un clin d’œil, bon appétit.
Puis il partit rejoindre sa copine et Oumayma, jusqu'à ce temps-là, discutant avec l’un des serveurs reprit sa place, et me demanda.
- Alors ? que voulait-il de toi ?
Les yeux, baissés, je murmurai, avec amertume.
- Il est au courant Oumayma ! puis en haussant la tête, il sait pour moi et Nadia !
- Non, ce n’est pas vrai ! dit-elle, d’un air terrifié.
Rouge de colère, je criai.
- Ma putain de sœur, lui a tout raconté !
- Pourquoi aurait-elle fait une chose pareille ?
- Je ne sais pas, peut être de peur, peut être par sottise ! puis en soufflant furieusement, le salaud !
Elle croisa les bras et parla.
- Et tu ne comptes pas donc reporter à ta sœur le fait qu’il la trompe ?
- Il ne m’a pas laissé le choix !
- Tu ne vas pas tout de même te soumettre à lui ?
En prenant un long souffle de ma cigarette, je répondis.
- Je ne vais pas me taire par peur, mais par ce que je ne veux pas être la cause directe d’une crise cardiaque à mon père, s’il apprend que j’ai couché avec une fille !
Elle posa sa main sur la mienne, et me tranquillisa.
- Il ne le fera pas, car c’est un lâche et puis ton père ne l’aime pas, par conséquent il ne le croira pas !
Le serveur s’approcha de nous et en sortant son carnet il intervint.
- Alors mes demoiselles, que voulez-vous comme entrée ?
C’était dur pour moi, de garder le silence, mais surtout de voir le sale pervers sortir avec plein de filles sans oser lui dire ses quatre vérités en face ni d’ailleurs apprendre à Sana qu’elle est tombée sur la mauvaise personne. C’est l’un des inconvénients de l’amour aussi, risquer d’aimer cœur et âme une ordure, de combler, une personne, ne méritant que le mépris et la haine, de tant d’affection noble et sincère.
Je n’ai pu rester encore plus dans le restaurant, et surtout pas contempler Mehdi, passer du bon temps avec sa nouvelle copine. J’achevai vite mon plat, comme étant dans un concours de bouffe puis je m’excusai auprès d’Oumayma et je partis. Mais, elle ne me laissa pas seule, elle me suivit jusqu’à chez moi, et passa la nuit avec moi, dans mon appartement.
Le lendemain, en me réveillant, elle me prépara un café puis s’assit près de moi, sur le canapé.
- J’espère que tu te sens bien aujourd’hui !
En admirant ce qu’elle a fait pour moi, je la serrai contre ma poitrine.
- Merci, Oumayma ! puis en retenant mes larmes, t’es l’unique personne qui ne m’a pas laissé tombé !
Elle me caressa les cheveux et bégaya gentiment.
- C’est à ça que servent les amis !
Puis le claquement de la porte nous interrompit alors Oumayma bondit vite et alla l’ouvrir.
- Hey, Nadia, quelle surprise ?
Dès que j’entendis Oumayma prononcer son prénom, je sautai du canapé et je courus vers le hall. Elle me regarda un bon moment puis m’interpela, doucement.
- Bonjour Sandra !
Je dessinai un large sourire sur mes lèvres et je repris.
- Alors, t’es venue fêter ta rupture avec Ahmed ?
Elle s’approcha de moi, de deux pas puis en plongeant son regard dans le mien.
- Je suis venue t’épargner l’effort de l’investigation et t’annoncer qu’il viendra chez nous samedi prochain, pour demander ma main !

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