
Frustrée et évitant mes lèvres, elle bégaya.
- Arrête Sandra ! et si ta sœur nous surprend ?
Je la lâchai un petit moment, je claquai la porte et je tentai de la verrouiller avec la clef, mais elle m’arrêta avec sa main.
- Non, pas avec une clef ?
- Pourquoi ma puce ?
Intimidée, elle expliqua.
- Je ne supporte pas les endroits fermés à clefs !
Je revins vers elle et tout en enveloppant son joli visage par une caresse étroite.
- J’ai tellement envie de toi ma chérie !
Puis en dégustant ses lèvres impatiemment.
- J’ai envie de t’embrasser partout !
Et tout en laissant ma main se balader sur sa poitrine librement.
- Tu me rends dingue !
Et tout en sentant son odeur, me grisant et affolant mon désir, ma main descendit subitement entre ses cuisses, et ma bouche rencontra la sienne.
Elle devint docile un petit instant emportée par l’émotion et l’extase du désir, me laissant la liberté de la toucher puis se débarrassa de ma main et de mes lèvres.
- J’entends du bruit !
- Il n’y a rien ma puce ? dis-je, en la dévorant du regard.
- Mais si ! il y a quelqu’un sur l’escalier !
Elle avait raison. Après un moment volontaire de silence, j’entendis le bruit de pieds gravitant l’escalier puis ce bruit, diminua et finit par s’achever.
- Tu vois, il n y a plus de raison de s’inquiéter !
- J’ai peur Sandra ! dit-t-elle encore affolée, elle peut surgir n’importe quand ici !
En croisant les bras, et tout en perdant patience.
- Elle ne vient jamais à ma chambre sauf pour m’annoncer une mauvaise nouvelle ! et en dessinant un faux sourire, sa chambre est la première après l’escalier, je ne vois pas pourquoi elle avancera vers la mienne, au fond du couloir ?
Et en tendant ma main vers la sienne, sensuellement.
- Allez viens ma puce !
Elle hésita un instant et avança vers moi d’un pas, alors je la tirai vers mon lit. Tout en m’asseyant sur son bord, je déboutonnai son jean, avec gourmandise, puis en le tirant vers le bas, je me mis à genoux, et ma bouche se mit à déguster ses deux cuisses succulentes. Mes mains caressant son corps et s’attardant sur chaque courbature et rondeur, mon désir se brûla, encore et encore, et une pluie de baisers chauds et torrentiels visa, le précieux diamant, encore protégé par une culotte.
Je la sentais, perdre conscience et patience, et son regard prit feu du désir. Elle s’assit sur le bord du lit. Jambes écartées, elle me perça d’un regard volcanique, un regard avide, me suppliant d’éteindre l’incendie du désir qui l’ait allumé.
Les mains, presque en feu, je tirai sa culotte vers le bas et j’explorai les portails de son magnifique palais de délices ; mes lèvres savourèrent les siennes et ma langue se perdit au fond de son tunnel, guidée par ses gémissements, ses frissons, et ses mouvements.
Ses hurlements m’affolèrent davantage et ses agitations me rendirent fiévreuse du désir. Quelques minutes plus tard, elle se calma, et ses yeux se bridèrent de la jouissance.
Elle me tint le visage avec ses deux doigts moites et me colla un délicieux baiser sur mes lèvres et me chuchota.
- C’est mon tour maintenant !
Elle se mit debout, enleva son pull et son soutien-gorge, et me poussa sur le lit, puis se mit à me déshabiller, avidement, tout en laissant une main danser sur ma poitrine.
Une fois, toute nue, elle se mit sur moi, me suçota le cou et me lécha la poitrine, puis sa tête descendit peu à peu, et la chaleur me remonta encore et encore, me brûlant partout. Et le jeu d’éruption de volcan continua, m’allumant de plus en plus.
Vivant l’atteinte de l’orgasme seconde par seconde, mes doigts griffèrent sa peau de soie, et mes yeux rayonnants perdirent leur brillance et se fanèrent, tout juste comme mes gémissements, une fois satisfaite.
C’était le plus bel orgasme que j’ai eu, de toute mon existence, et c’était la nuit la plus merveilleuse, passée, en amoureux avec l’être le plus cher à mes yeux.
Quelques minutes après, on échangea un délicieux baiser, puis le pacte de paix refit surface.
Le lendemain, matin, en ouvrant mes yeux, ma copine fut enveloppée par ma main, ses jambes sur les miennes, et un drap nous couvrirait, légèrement.
En hochant la tête, mon regard croisa celui de ma sœur, un regard effrayé, pâle. Elle était, tétanisée sur place, à l’entrée de ma porte, la bouche béante, un moment puis trouva sa langue.
- Oh mon dieu !
La voix affolée de ma sœur réveilla ma copine, qui inconsciemment tira le bout de drap vers elle pour cacher sa poitrine.
- Vous allez brûler en enfer toutes les deux ! oh ! mon dieu, je crois que je vais vomir !
Tremblante et énervée, je criai.
- Qu’est ce que tu fais dans ma chambre ?
Elle se tut un petit moment, encore choquée, les yeux, grands ouvert, puis reprit.
- Je suis venue te dire que le petit déjeuner soit prêt !
Et en laissant échapper un rire d’étonnement.
- Mais je vois que tu as des choses plus importantes que de prendre le petit déjeuner avec ton frère et ta sœur ! et tout en jetant un regard de mépris, vous me dégoutez !
Sous l’emprise de la colère et de la peur mélangées, je hurlai avec hystérie.
- Sors de ma chambre !
Elle recula un demi-pas et continua, avec son comportement homophobe.
- A dieu ne plaise ! tu m’écœures Sandra !
- Sors de ma chambre ! criai-je comme une folle.
Elle me jeta un dernier regard d’épouvante, puis sortit tout en claquant la porte, fortement derrière elle. Tout de suite après, Nadia, sauta du lit, et chercha son pantalon expédié sous le lit et son pull, atterrit sur la chaise de la coiffeuse.
- Tout est à cause de toi Sandra ! dit-t-elle, les pleurs étranglant sa voix.
Je me levai, enveloppée du drap et je m’approchai d’elle.
- Ce n’est rien !
- Comment ça ce n’est rien ? hurla-t-elle en explosant de colère, tu as détruit ma vie ! et les larmes coulantes comme un ruisseau, plus personne ne voudra de moi ! et en me regardant de travers, personne ne voudra d’une femme réputée lesbienne !
Puis en glissant son jean entre ses cuisses.
- Tout le monde va le savoir, grâce à toi !
Je lui tins la main, tout en pleurant.
- Personne ne le saura, je t’assure !
- Lâche-moi !
Elle retira sa main, agressivement, ouvrit la porte et sortit, en pressant le pas dans le couloir.



2 commentaires:
épisode aux +16ans
oui et surtout pas à lire pendant le jour:p
Enregistrer un commentaire