
Mon cœur se mit à battre très fort, et les mots se coincèrent au fond de ma gorge. J’avais une petite idée sur la raison de sa venue ; qui n’eut rien d’amical. Ses yeux brulèrent d’un incendie de colère, et son regard manifestait sa grande haine et mépris pour moi. Je la sentais capable de me rudoyer sans répit à n’importe quel moment.
C’était la première fois aussi, où je ne me sentais pas en sécurité avec elle : comme si j’étais avec une inconnue. Son ton de conversation fut d’un sceptique et d’un désabusé de jamais vu. Je n’avais aucune chance, de m’expliquer face, à son regard sévère et condamnant.
Malgré mon air effaré, je m’avançais vers la porte et je l’ouvris. Elle me suivit à l’intérieur, ferma la porte derrière elle doucement. Sans me laisser prendre mon souffle, elle murmura, d’une voix étranglée des pleurs.
- Pourquoi t’as fait ça ?
- Qu’est ce que j’ai fait ? dis-je, en m’asseyant sur le canapé.
Elle avança vers moi, et s’arrêta, tout en me perçant d’un regard horrible.
- Tu ne sais pas ce que t’as fait ? Puis en laissant fuir un rire furieux, n’as-tu pas gâché mes fiançailles ?
En levant la face, pour croiser son regard.
- C’est ton fiancé qui t’as posé un lapin pas moi !
Dans un excès de colère indomptable, elle me tint violemment par le bras et s’écria.
- Il m’a tout dit, sale garce ! il m’a dit qu’il ne voulait pas épouser une femme, avec qui en faisant l’amour, elle le prendra pour une fille !
Puis en me serrant si fort le bras.
- Tu n’as pas dégusté l’humiliation comme moi, le jour de mes fiançailles, tu n’étais pas assise au milieu des invités des heures et des heures, à attendre un homme, qui n’avait pas l’intention de venir !
En avalant ses larmes, elle se mit me blâmer et à me gronder pour la souffrance, volontaire, que je lui ai infligée par pur égoïsme, et par un amour aveugle et crapule.
Ahmed ne donna point à sa fiancée, une chance, pour s’expliquer, ni chercha à la voir, pour savoir sa version des faits. Ma révélation sembla avoir de l’effet irréversible, sur lui. Péniblement indigné, il prit le premier avion pour l’Allemagne, le samedi matin.
Pendant tout ce temps-là, Nadia ne se douta de rien, elle crut, que son homme l’évita uniquement, par simple obéissance aux meurs et aux coutumes des fiançailles de leur région, où l’homme ne devrait, revoir sa femme ou lui adresser la parole qu’une fois fiancés.
Intimidée et embarrassée, la famille d’Ahmed n’osa appeler l’autre famille, pour tenter de leur expliquer, le comportement, indigne et immature, de leur fils le jour des fiançailles. Ce n’est que vers 23heures le samedi que le père de Nadia décida finalement de voir ce qui se passait, lui qui tentait, tout au long de la soirée d’appeler la famille de son gendre ou son beau fils même, en vain.
Il fut choqué par la suite par leur révélation assassine et humiliante, mais la mauvaise nouvelle eut plus d’effet sur sa fille, qui resta bouche bée, pâlissante, noyée dans un tourbillon de tristesse et d'indignation, toute la soirée, au milieu des quelques têtes des invités, rieuses et moqueuses pour la plupart.
Dans une crise de fureur, elle me tint les deux bras agressivement et cria.
- Pourquoi tu m’as fait ça ?
En essayant de me relâcher de ses doigts enfoncés sous ma peau.
- Par ce que je t’aime ! et en me jetant à ses genoux que je baisais éperdument à travers son jean, je t’aime tellement et je ne supporte pas te voir avec quelqu’un d’autre !
Elle me poussa, sévèrement hors d’elle et cria, si fort.
- Tu as détruit ma vie ! je te déteste Sandra, tu m’entends, je te déteste !
En essayant de me mettre debout, tout en pleurant.
- Ne dis pas ça ! essaie de me comprendre !
Elle me coupa la parole furieusement et s’écria.
- Si tu m’aimais vraiment, t’aurais souhaité mon bonheur !
Je sautai sur elle, et je la pris dans mes bras, en l’embrassant.
- Ton bonheur est le mien ! on était bien ensemble !
Elle me gifla, et me poussa sur le sol puis s’assit sur moi et mit à me taper si fort, partout.
- T’es une salope ! je te déteste !
Je ne tentai de me défendre ; je me laissai tapoter, je la laissai se défouler sur moi, en espérant, qu’elle finisse par se calmer, dans un moment ou un autre. Mais ses coups semblaient infinis, et de plus en plus forts et violents, jusqu’à ce que deux mains étrangères la poussent hors de moi. C’était Oumayma, qui, furieuse, se dirigea vers Nadia, avec l’intention de la battre, mais je me mis debout et je l’arrêtai, suppliante.
- Arrête s’il te plait !
- Elle était en train de t’agresser !
Nadia, se mit debout, s’approcha de moi, en me jetant un dernier regard méprisant.
- Je souhaite ta mort !
Puis regarda, désagréablement Oumayma, sans lui adresser la parole et quitta l’appartement.
- Cava ma puce ?dit-elle, soucieuse, puis en me caressant la joue, la salope t’a fait un bleu sous ton œil droit !
En me débarrassant de sa main tout en m’asseyant sur le canapé.
- Ce n’est rien ! après tout, je mérite ça !
Elle s’assit à côté de moi, et murmura tendrement.
- Tu dois l’oublier ma chérie et refaire ta vie ! après ce que j’ai vu, elle n’a plus rien d’une fille amoureuse !
En soupirant tristement, je changeai de sujet.
- Alors quoi de neuf ?
Elle sourit, et tout en jouant avec mes mains.
- J’ai décidé d’aller vivre avec ma mère à Stockholm !
- Quoi ? m’écriai-je très surprise, puis en la fixant d’un regard ému, je croyais que t’étais toujours en désaccord avec Olga ?
En remuant les épaules timidement.
- On s’est réconcilié il y a deux semaines, elle prend régulièrement ses médicaments et ne fait plus ses crises de névrose odieuses ! puis en ingurgitant sa salive, et puis mes tantes ont fini par convaincre mon père à se remarier ! et je ne veux surtout pas habiter avec une inconnue sous le même toit ! puis en traçant un superbe sourire sur ses lèvres, j’ai ma sœur, ma mère, mes cousins et cousines et toute une famille qui m’aime et qui me manque trop là-bas !
En mettant sa main sur la mienne.
- C’est mieux que vivre avec un père quasi absent, comme si j’étais une orpheline !
En croisant son regard, d’une voix très émue.
- Et tu me laisseras seule ? Tu vas beaucoup me manquer !
Elle me serra dans ses bras tendrement et me chuchota à l’oreille.
- Tu vas me manquer aussi ! puis en me caressant le menton, mais je reviendrai surement pendant les vacances, comme tu peux venir chez moi, là-bas !
En me jetant dans ses bras, tout en retenant mes larmes.
- Oui, bien sûr !
Après ce moment fort émouvant, on parla presque de tout et de rien pour des heures et des heures. Mais pour la plupart de temps, j’avais la tête ailleurs, songeant à Nadia. Une fois, seule à nouveau, je pris mes clefs et je décidai d’aller la voir.
Vers 21h, je m’arrêtai devant la porte de son appartement et je mis à frapper, un bon quart d'heure, mais personne ne m’ouvrira, jusqu’à ce que la voisine de l’appartement juste à côté sorte, et me cria sur les nerfs.
- Mademoiselle, j’ai un bébé qui va se réveiller si tu continues à taper si fort sur la porte !
Rougissante, je balbutiai.
- Je suis désolée, mais personne n’ouvre la porte !
Elle mit ses mains sur sa taille, et me parla sur un ton plus calme.
- Tu n’es pas au courant ?
- Au courant de quoi ?
Elle mordit sa lèvre et dit d’une voix triste.
- L’une des filles a sauté du 4ème étage !



2 commentaires:
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