dimanche 16 août 2009

fille de bonne famille:épisode18: Week-end inoubliable à Tabarka

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Voilà, mon week-end s’est avéré, une sorte d’excursion, entre frères et sœurs. L’idée, de si aventurier entre jeunes, n’était pas si désagréable, mais ce que je voulais moi, c’était, de me trouver seule, avec ma bien-aimée, et du profiter, du temps passé auprès d’elle, à fond.
Mais, on peut rien faire face aux imprévus. Et comme, ses parents, lui ont accordé leur autorisation, ce n’était pas galant de ma part, de lui poser un lapin, et de lui dire, que je ne voulais plus de ce week-end, qui s’annonçait ennuyeux, voir catastrophique, au moins pour moi.
Par conséquent, on se trouvait, six personnes, se préparant, pour ces trois jours, de vacances. Commençons par les couples, on y trouve Sana et son fiancé, qui a emprunté, la voiture monospace de son grand frère, qui vivait en France et qui séjournait pour l’instant à Monastir, pour que nous soyons tous, engouffrés dans un seul véhicule et non déchirés, entre deux voitures. C’était son idée, à lui ; comme quoi pour s’amuser, dans une ambiance conviviale, assimilable à celle des excursions en famille.
Quant à mon frère, Bilhssan, il n’avait pas le choix face, à la décision de mon père. Disons, qu’il était obligé de se montrer reconnaissant, en acceptant d’accompagner ses sœurs, pour Tabarka, après, la luxueuse voiture, que papa, lui a acheté.
Arrivons maintenant, à mes invités d’honneur, ma Nadia, et sa grande sœur, Iman, qui me rappelait sans cesse, ma sœur. D’ailleurs, elles sont devenues, vite les meilleures amies, du monde, vu qu’elles portaient toutes les deux le Hijab, et qu’elles avaient les mêmes centres d’intérêt. La preuve, après une heure tout juste du départ de cette aventure, Sana, échangea de place avec Bilhssan, qui avança, s’installer, auprès du notre aimable, chauffeur, Mahdi, laissant sa place, à Sana, à côté d’Iman.
Quant-à-moi, cette translation, me convenait et me venait, juste à temps, pour que je me trouve au moins, tête à tête, avec ma copine, à l’arrière du monospace.
Mais même étant assise, à l’arrière, je n’ai pu échapper à sa sœur, qui m’interpolait, chaque fois, qu’elle ne trouvait plus de sujets à discuter avec ma sœur.
- Alors, Sandra raconte moi comment t’as fait la connaissance de ma sœur ?
En souriant, et en regardant ma puce.
- Par hasard à la Miranda.
Et Nadia intervint dans la conversation.
- On a des amis en commun !
- Ah ! ok ! dit-elle, et en me dévorant du regard, t’es si belle, pourquoi tu ne portes pas le Hijab, ça t’embellira, davantage, je t’assure !
C’était le genre de questions qui m’énervaient, mais vu, que je devrai jouer la carte de la politesse, je me suis contentée d’un sourire, puis la méchante réponse, s’est glissée de ma bouche, inconsciemment sans que je puisse la retenir.
- Je ne cherche pas un mari pour l’instant !
En levant les sourcils d’étonnement, elle murmura :
- Un mari ?
Et la ma sœur, lui tint la main, et en me jetant un regard, désagréable.
- Ne fais pas attention à ce qu’elle dit ! c’est inutile de conseiller une fille débauchée comme elle !
Je dessinai, un large sourire, et je repris pour la provoquer.
- J’ai un ticket de plus pour l’enfer, si tu veux m’accompagner je ne dirai pas, non ?
- Tu ne changeras jamais. Dit-elle, en me lançant un regard sacripant.
Puis, elle changea de sujet, avec Iman, en m’excluant de la conversation. Et Nadia, me pinça, à la main, en chuchotant.
- C’est toujours ainsi, entre toi et ta sœur ?
- Oui, on est comme le ciel et la terre !
Elle se mit à rire, timidement puis reprit :
- C’est presque pareil, avec ma sœur, mais bon pas aussi tendu que votre relation.
C’était un petit aperçu, de l’ambiance, très « conviviale » souhaité par Mahdi, qui n’arrêtait pas d’ailleurs de me mater, à travers le rétroviseur, de temps à autre, et moi, je faisais semblant, de ne pas remarquer, ses gestes masculins à la con, en rigolant avec ma copine.
A quarante kilomètre de Tabarka, la première surprise fut au rendez vous. Au milieu d’un vaste champs de tournesols, à première vue, laissé sauvage par les paysans du coins.et sous un ciel gris, du début de novembre, d’un gris humide et tiède, traversé par peu de rayons de soleil, la voiture, décida de s’arrêter au milieu de nulle part, sous un horizon étranglé de nuages noirs, annonçant des pluies, pour bientôt.
Mahdi, sauta de la voiture, et ouvra vite le capot, accompagné de mon frère.
- Apparemment la fumée provient du radiateur ! murmura Bilhssan.
- La voiture est encore sous garantie, mais elle fait souvent ce coup-là à mon frère et son garagiste lui a répondu que c’était normal !
Un peu soucieux, Bilhssan dit :
- Ajoute de l’eau au radiateur, c’est peut-être ça qui a causé cette fumée !
- Bonne idée !
Après avoir, rempli le radiateur d’eau, Mahdi s’assit de nouveau au volant et en souriant :
- Ne vous inquiétez pas les filles, ce sont des choses qui arrivent aux voitures, même les neuves !
En souriant, et en me disant, à voix basse :
- Comme si je n’ai pas de voiture.
La deuxième surprise fut à l’hôtel Ibersotar Tabarka Beach. C’était vers 20 heures, à la réception.
Le réceptionniste mit à notre disposition quatre clefs.
- Voilà la chambre 271, 274, pour une seule personne, et les deux chambres 400 et 501 pour deux personnes !
- Attends ! s’écria Bilhssan, furieux, j’ai réservé cinq chambres.
Le monsieur, sourit par politesse et d’une voix basse :
- Non, monsieur le chargé de réservation, a noté quatre chambres ?
- Comment ça quarte chambres ! et énervé, et puis pourquoi les chambres sont dispersées?
- Elles sont les chambres vacantes, monsieur !
En sursautant sur place, Bilhssan cria :
- J’exige voir le directeur de cet hôtel, vous ne connaissez pas surement je suis le fils de qui, mais je vous assure que vous allez le regretter, et que votre hôtel sera fermé !
Mahdi intervint pour le calmer.
- C’est bon Bilhssan ! on réservera une autre chambre, maintenant, ce n’est pas la fin du monde.
Et ma sœur, un peu honteuse, vu que nous faisions le centre du monde, de tous les gens présents à la réception.
- Tais-toi Billy ! ce n’est même pas la peine, de nous faire cette scène, on se contentera de quatre chambres ! je partagerai la mienne avec Sandra ! et les deux chambres d’une seule personne, seraient pour vous les garçons !
Et en regardant, Iman :
- Quant aux filles, elles ont déjà, réservé, une chambre en commun !
- Quoi, moi, et toi dans la même chambre ? criai-je, sous le choc.
Elle me jeta un regard coléreux et dit :
- Sois mûre pour une fois dans ta vie ! et cesse de nous scandaliser en public avec votre frangin !

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