
Partager la chambre avec ma sœur était le pire châtiment qu’on puisse m’infliger. Moi, qui, comptais avoir une chambre à part, une chambre où je puisse, me trouver avec Nadia, pour apprendre à se connaître intimement (pour ne pas dire autre chose) ; mais désormais, je me trouvais, dans la même pièce, avec deux lits, collés l’un à l’autre, et le visage de ma sœur, ou son dos face à moi, pour deux nuits successives.
Dès qu’on pénétra la chambre, vers 20 h 20, une petite dispute ait lieu entre moi et elle, concernant le partage du placard qui se trouvait face à la petite salle de bain.
- Hey, maintenant que t’as reparti toutes tes vestes et jupes dans le placard, où vais-je mettre les miens ? dis-je, en mordant ma lèvre inférieure.
Elle s’approcha de moi, jeta un coup d’œil à l’intérieur, du placard, et répondit, indifféremment :
- Débrouille-toi, après tout on est ici pour deux jours !
- T’étais pas obligée non plus de ramener, la moitié de ta garde-robe avec toi, à Tabarka ?
Elle s’assit sur le bout du lit, et continua, avec son snobisme.
- Tu veux peut-être que mon fiancé me voie avec la même tenue, toute la journée ? Et en se moquant, toi, même tu te changes, deux fois par jour ?
Je lançai un rire furieux, et je me défendais :
- Deux fois, pas trois fois, voir quatre ou cinq, comme si je faisais un défilé de mode ?
- OK, OK, c’est bon, on ne va pas passer la moitié de la soirée à se chamailler ! en en changeant de voiles, pour qu’il soit assorti, à la jupe qu’elle vient de mettre. Va te changer, on s’est mis d’accord, de se retrouver, avec les autres vers 21heures, en bas, pour le buffet !
Un petit quart d’heure, plus tard, on se trouva dans le grand restaurant, avec une centaine d’autres voyageurs, autour d’une grande table, que la grande sœur de Nadia, nous a réservée( enfin, elle est venue un peu tôt, et s’est mis à mettre des écharpes et deux vestes, sur les chaises, pour qu’elles ne soient pas piquées).
Je m’assis par la suite, prés de ma copine, qui se mit, à me regarder, un peu énervée, puis me chuchota à l’oreille :
- C’est quoi ce pull que tu mets ?
Les yeux bas, je mis à examiner mon pull, puis je murmurai, en secouant mes épaules :
- Je ne vois rien d’anormal ?
Elle me jeta un regard coléreux, et reprit, d’une voix basse, en me grondant :
- Il met très en valeur, ta poitrine, et en ingurgitant sa salive, regarde même tes tétons sont dévoilés !
Je souris, et je badinai :
- Tout le monde sait que j’ai une poitrine !
Elle me cogna avec son pied, et continua, d’un air jaloux.
- Je ne veux pas que tout le monde te regarde, je ne désire te partager avec personne !
En plongeant mon regard dans le sien, je murmurai, en la taquinant :
- Ça sent la possessive !
Les joues, légèrement rouges, elle bégaya :
- Non, je ne le suis pas, méchante !
J’avais envie de l’embrasser, à cet instant-là, de la prendre dans mes bras et de lui faire un grand câlin, mais je ne pouvais pas, vu qu’on était en groupe.
- Il est où Bilhssan, je ne le vois pas ? dis-je, en adressant la parole à Mahdi.
Il haussa ses épaules et me répondit :
- On est descendu ensemble, mais il m’a dit qu’il voulait acheter un paquet de cigarettes donc on s’est séparé à l’entrée, du restaurant ! puis en traçant un large sourire, le voilà, quand on parle du loup !
On voyait mon frère, s’approcher de nous, mais il n’était pas seul, la main dans la main, avec une charmante demoiselle.
- Salut tout le monde ! cria-t-il en riant, je vous présente, Salma, elle est tunisoise et est venue ici, en excursion, avec des amis !
Elle nous fit un petit coucou, avec la main, puis Bilhssan, reprit :
- Bon, je m’excuse, mais je suis invité à leur table ! et en me faisant un clin d’œil, on se verra peut être plus tard, au bar, Sandra !
En souriant, je répondis :
- OK, frangin, à plus tard !
Nadia me pinça à la main et me chuchota :
- Tu n’iras nulle part, avec lui, et en posant sa main, sur la mienne, on fera une petite balade, rien que toi et moi, sur la plage !
En appréciant son idée, je me souvins de sa sœur et je répliquai :
- T’as oublié ta sœur ?
Elle sourit, et me dit :
- Ne t’inquiète pas, elle terminera le dîner puis part se coucher tôt. Et en m’expliquant, elle part demain matin, de bonne heure, avec Sana et Mahdi, pour faire un tour à Ain Draham !
- C’est chouette, et on aura toute la matinée pour nous deux !
Une heure plus tard, on quitta le restaurant. Et je me trouvai, enfin, en tête à tête avec ma copine, sur la plage, le sable, chatouillant nos orteils, et la brise de la mer, jouant avec nos cheveux, sous un bel éclair de lune.
Après une centaine de mètres, je mis ma main dans la main de ma copine, et en la dévorant du regard :
- Je t’aime.
Elle s’arrêta en face de moi, et en plantant son regard dans le mien :
- Je t’aime aussi.
Puis elle se pencha sur moi, et me colla un agréable baiser sur mes lèvres, puis en mettant ses bras autour de ma taille :
- Ça me rend dingue de voir tous ces mecs, te mater, tout le temps !
En caressant sa joue, j’ajoutai avec passion :
- Ils peuvent me mater autant qu’ils veulent. Et en dégustant ses lèvres de nouveau, c’est toi, seule, qui me toucheras !



2 commentaires:
t'as bien écouté les conseils :p
i am a good learner:p
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