jeudi 13 août 2009

fille de bonne famille: épisode17: La première fois

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Sa réaction, m’avait largement inquiété. Elle ne devrait pas se méfier d’Oumayma, ni la considérer comme une rivale, parce que même si cette dernière, prétendait avoir des sentiments pour moi, la clef de mon cœur était déjà entre ses mains, à elle.
C’est elle que mon cœur ait choisi. C’est elle qui m’ait ensorcelé et gardé prisonnière de son amour.
Et si elle me faisait la moindre confiance, elle n’aurait pas à se comporter ainsi, emportée par une jalousie, qui n’est qu’une réaction de manque de confiance en soi et de sous estimation.
Je l’aime tellement, et si elle me croyait, elle n’aurait pas à se douter de mon amour pour elle un seul moment ou de me faire chanter de cette façon là, en me demandant de laisser tomber l’unique sœur, qui me comprend du moindre geste et regard, sans le besoin de m’exprimer ; une sœur , un peu farfelue, mais qui cache un bon fond ; et surtout un grand cœur.
J’étais dans une situation assez délicate et embarrassante. Comment pourrais-je choisir entre les deux filles que j’aime le plus au monde ?
C’était le chantage, le plus dur à supporter et le plus épineux moralement. Et depuis son départ, je n’ai pu rester encore à la cafétéria. Je me suis précipité vers la table, pour prendre mon sac à main mais je fus arrêtée par Oumayma, me regardant anxieusement.
- Cava ma puce ?
Je saisis mon sac à main, et en évitant de la regarder :
- Oui, cava bien !
- Regarde-moi Sandra ! m’ordonna-t-elle d’une voix ferme.
- Il faut que j’aille ! dis-je, en essayant de retenir une larme.
- Vous venez de vous disputer, c’est ça ?
- Non, c’est rien !
- C’est à cause de moi, c’est ça ? s’écria-t-elle en se mettant debout.
En la regardant, de mes yeux trompés de pleurs, je murmurai :
- Non, ma chérie, tu n’es pour rien !
Puis, en saisissant mes clefs de voiture, et en traçant, un faible sourire sur mes lèvres :
- Je t’appellerai plus tard, ok ?
Elle ne me crut pas, mais elle me sourit tout de même en murmurant :
- Ok, à plus tard !
Tout de suite après, je quittai la Miranda et je m’engouffrai dans ma voiture, pour aller au travail. Essayer de changer d’ambiance en trouvant n’importe quelle occupation intellectuelle. Mais, j’ai regretté de l’avoir fait plus tard.
A mon arrivée, et tout en m’approchant du département voisin à mon bureau, celui de la comptabilité, je fus interloquée par un bruit vacarme, venant, du bureau voisin, et des voix de femmes, qui s’accentuaient au fond du couloir. En m’approchant, j’assistai, à une scène, un peu spéciale, mais typiquement arabe.
Trois ou quatre tailleurs, ainsi que deux robes soirée, éparpillés, un peu à droite et à gauche sur le bureau d’une employée, en train de se disputer avec sa collègue du bureau d’en face.
- Je ne peux pas le vendre à cent cinquante dinars, c’est un tailleur de bonne qualité, fabriqué en soie !
- Je te fais une avance demain de cent dinars, et le mois prochain, je te rembourse la totalité !
Mécontente, la présente vendeuse refusa.
- Ah, non, je ne peux pas attendre, encore quatre semaines ! tu sais que je ne suis qu’une intermédiaire, et ma voisine, veut vendre ces articles le plus tôt possible !
Et là, Mansour, la lèche botte de mon père, et aussi un collègue à ses dames intervint, en s’approchant du bazar.
- Et cette robe, noire, elle vaut combien ?
La dame, avec un sourire large, et en tapotant son interlocuteur amicalement.
- Ah ! monsieur Mansour, t’as vraiment du goût, et ta femme a vraiment de la chance, d’avoir épousé un homme qui comprend en matière de fringues féminines !
Fier du compliment, il se mit à examiner la robe, en la touchant, et là sa collègue se mit à crier.
- Oh ! qu’est ce que tu fais Mansour, tu vas froisser la robe !
- Je ne fais que vérifier, s’il n’y a pas un quelconque défaut !
- Tu te moques de moi ? ce sont des articles de luxe, venant de la Turquie !
Ne pouvant plus me cacher, derrière la porte, je poussai la porte semi ouverte, et je croisai le regard de cette dame. Perturbée, elle mit vite ses articles, dans un grand sac, et murmura, toute pâle.
- Ce n’est pas ce que vous croyez mademoiselle Idriss !
En haussant les sourcils, je répondis :
- Je ne veux surtout pas croire mes yeux !
Puis je sortis du département et en me dirigeant vers mon bureau, Mansour, me suivit.
- Mademoiselle Idriss !
Je fis un demi-tour, sur place, avant d’ouvrir la porte de mon bureau.
- Oui Mansour !
- Vous ne devrez pas garder le silence, sur le sujet !
En croisant les bras, et en retenant un rire, je bégayai :
- C'est-à-dire ?
- Vous devriez lancer un questionnaire, à Najat et Malika !
En soupirant, et tout en ouvrant ma porte.
- Tu n’as oublié personne d’autre !
Il ne comprit rien, et me regarda, d’un air craintif, jusqu’à ce que je reprenne.
- Primo, je ne suis qu’une stagiaire ici, et c’est le rôle du DRH, de faire les interrogatoires, secundo, même si je dois intervenir, toi même, tu devras faire le sujet d’un questionnaire !
Puis je fermai la porte, derrière moi sans le regarder. Je passai par la suite, trois heures au bureau et vers 17heures et demie, je quittai le boulot et je me dirigeai vers l’appartement de Nadia.
En m’ouvrant la porte, elle se mit à me regarder un petit moment puis dit.
- Alors t’as vite décidé !
En la regardant fixement.
- Tu me laisses entrer avant tout ?
- Ah ! pardon, entre.
Après m’avoir installée, dans le petit salon.
- Tu n’as pas à être jalouse d’elle, tu sais que je t’aime…
En me coupant la parole, elle cria :
- Je ne veux pas être uniquement ta petite amie, je désire être ta meilleure amie aussi !
- Tu l’es ma puce !
- Non, ce n’est pas vrai, tu ne te confies jamais à moi !
En attrapant ses deux mains moites, je repris en souriant :
- Je te promets de le faire dorénavant.
Elle sembla satisfaite de ma réponse, mais ne proféra le moindre mot, jusqu’à ce que je reprenne.
- Alors qu’est ce que t’en dis d’un weekend en amoureux, quelque part ?
- Où ça ? murmura-t-elle étonnée.
En réfléchissant, un bout de temps, je répliquai :
- A Tabarka par exemple !
- Tabarka ? c’est loin, et puis les vacances d’hiver sont encore loin !
- Et les vacances de 7novemebre, tu les as zappés ?
Elle se mit à rire, et dit :
- Tu appelles ça des vacances ? même pas trois jours en faculté et désormais, une seule journée fériée, vu que je bosse ?
Je me mis à rire aussi, et je répondis :
- T’as oublié que cette fois ci, le 7 novembre coïncide avec un vendredi, et par la suite on a le samedi et le dimanche, libres !
Elle se tut un moment, en réfléchissant à ma proposition puis répliqua :
- Je ne peux pas te répondre maintenant, je dois en parler à mes parents tout d’abord !
En caressant sa main, je dis :
- Prends ton temps ma belle !

2 commentaires:

YoYo a dit…

allez ragatsa à l'épisode suivant :P

bella_ragatsa a dit…

demain ma chère nchalah:)

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