vendredi 3 juillet 2009

fille de bonne famille:épisode13: un été assez prometteur

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Elle s’arrêta en face de moi, les bras autour de sa taille, puis dit :
- Pardon ? moi jalouse de lui ? et en riant, mais je viens à peine de le connaître !
Pour être franche, je ne sais pas comment j’ai trouvé l’audace pour faire sortir, cette phrase, du fond de la gorge, reste à savoir comment composer une belle réponse.
Comme je ne répondis pas, elle s’approcha encore de moi, et me dit, en me dévorant du regard :
- Alors ! réponds-moi pourquoi tu penses ça ?
Et c’est là, que superwoman, vienne me sauver des griffes de ma bien aimée (sauver n’est pas le mot mais approprié plutôt me faire noyer) à sa manière bien évidemment.
- Salut Naddoucha ! cava ?
Et en lui collant une bise, à la joue :
- Tu sais tu m’as beaucoup manqué ! et en lui faisant un clin d’œil, je ne t’ai pas manqué ?
Et comme, le silence fut omniprésent à cet instant, elle continua :
- Qu’est ce qu’il y a ? et en me fixant, des yeux, pourquoi tu fais cette tête de mort ? et en souriant, ne me dis pas que tu le lui as dit ?
Et en plantant, son regard sur le visage cramoisi de Nadia :
- Ça alors ? elle est toute timide ! j’adore ces moments !
Je lui pinçai la main, pour qu’elle se taise puis entre les dents j’ajoutai :
- Oumayma ! ferme-la s’il te plait ?
- Quoi ? et en attrapant la main de Nadia, vas-y dis quelques choses !
- Oumayma ! arrête ! criai-je, en sentant mes battements de cœur accélérer.
Nadia, retira sa main gentiment, et m’interpela :
- Qu’est ce que tu voulais me dire Sandra et qu’elle a cru que tu me l’as dit ?
Là, Oumayma, mit la main sur sa bouche, intimidée, et murmura :
- Oups ! et en reculant, je crois que je ferai mieux d’aller aux toilettes, et en échappant à mon regard, blâmant, désolée ma puce, j’ai fait un mauvais calcul !
Entre le besoin de crier à haute voix un je t’aime et la peur, de perdre son amitié, je me suis restée, comme une gourde silencieuse, jusqu’à ce qu’elle reprit, doucement :
- Est-ce que je peux te poser une question ?
Toute frustrée et timide, je bégayai :
- Bien sûr !
- Pourquoi tu voulais tant devenir mon amie ? et en avalant sa salive, on n’est même pas de la même classe sociale, et tous tes amis, avec qui je t’ai vu trainer, sont tous des gosses de riches comme toi ?
- C’est quoi cette question débile !
- Non ce n’est pas une question débile, Sandra mais logique ! et en me jetant un regard méfiant, les invitations, les sorties, les drôles de coïncidences, et je me demande si c’est vraiment le fruit du hasard, qu’on se rencontre souvent !
- Je n’arrive pas à comprendre pourquoi tu me dis….
Elle me coupa la parole et me dit, tout court :
- Est-ce que tu m’aimes ?
- Oui bien sûr t’es mon amie, essayai-je de faufiler à travers ma réponse.
- Ah ok ! comme une amie donc ! me répondit-elle, très émue. Ah je vois !

Je profitai, du moment pour lui poser la même question à mon tour :
- Et toi est ce que tu m’aimes ?
Elle sourit, et me répondit, les yeux tous rouges :
- Oui ! je t’aime bien et en plongeant son regard dans le mien longuement, t’es mon amie !

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