
Fêter ses fiançailles, sans me le dire, fit comme un coup de poignard dans le dos. Je me suis sentie, comme une inconnue, une intruse, quelqu’un qui ne fait pas partie de la famille. Je ne sais pas ce que j’ai senti au moment où mon frère me l’a annoncé ; je n’étais ni émue, ni choquée, une sensation bizarre m’avait envahie, cet instant là, une envie persistante, de me taire, et de songer à ma sœur et de mâcher la scène qu’elle m’a faite le jour de la cérémonie de mariage.
Après cela, je n’ai pu rester encore plus, avec mon frère, je me suis sentie comme trahie par toute ma famille, mise à l’écart comme si je n’avais aucune valeur. Oumayma, était attendrissante, avec moi dès lors, comme sil elle avait de la peine pour moi.
Tout au long du chemin de retour, on n’a abordé aucun type bavardage ; elle n’a même pas essayé de me taquiner. Elle avait l’air de comprendre la situation dans laquelle je me trouvais et surtout de sentir l’humiliation et l’avilissement, qui m’envahissaient.
Une fois arrivées à T'unis, je m’accoudais sur la fenêtre et je murmurai, avec beaucoup d’amertume :
- A droite.
- Tu ne veux pas retourner chez toi ?
- Non ! j’ai envie d’un café ! allons-nous à la Miranda !
Elle trouva, son sens de l’humour et me répondit :
- Et si on trouve Ghassen ?
- Ça m’est égal ! après tout, sa présence ne fera pas le poids face au coup de ma sœur !
Elle fit le tour, au niveau du rond-point puis se dirigea vers la cafétéria. Dès notre entrée, par la porte, les quelques têtes présentes, nous fixèrent de regard, grâce à la publicité que nous a faite mon ex petit copain. Mais, je m’avançais tout de même, et je m’installai au fond de la cafétéria, autour de notre petite table du quotidien. Elle s’assit, en face de moi, croisa les bras et me chuchota, un peu surprise :
- T’as vu comment tout le monde nous regarde de travers ?
- Il faudra remercier Ghassen pour cette célébrité !
Elle ria, en criant :
- Il mérite plutôt un prix Nobel de bassesse !
Puis on tournant la tête, elle aperçut Nadia, assise au niveau du comptoir avec une amie, alors elle me fit un geste avec la tête pour que je m’aperçoive à mon tour puis me dit :
- C’est ta copine !
- Elle ne nous a pas vues entrer ?
En haussant les épaules, elle continua :
- Je ne pense pas !
Puis, en criant, si fort pour que Nadia, nous remarqua :
- Hey ! Nadia ! par ici !
Nadia, suivit la voix, avec sa tête, puis en me regardant, elle grimaça et baissa les yeux sans bouger de sa place. Étonnée et puisque j’étais au bout de mes nerfs, cet après midi, je bondis, de ma chaise et je m’approchai d’elle.
- Alors Nadia ! on s’ignore maintenant ?
Elle leva la tête, me planta, d’un regard coléreux puis murmura :
- Je ne veux pas m’asseoir avec ta copine !
En levant les sourcils :
- Et pourquoi ?
- Je ne l’apprécie pas !
- Et depuis quand cela ?
- Depuis le premier jour où j’ai causé avec elle.
- Je sais qu’elle a un sale caractère, mais c’est une gentille fille, si tu essaies de la connaître encore plus, tu vas t’en apercevoir ! je répondis, en souriant.
En traçant un faux sourire, elle ajouta :
- Je ne veux pas c’est tout ! et en avalant le reste de son jus d’orange d’un seul coup, après tout je ne veux pas interrompre votre petit tête à tête en amoureux !
- En amoureux ? heu ! ne me dis pas que Ghassen t’a contaminé ! et en la regardant droit aux yeux, il n’y a rien entre nous deux c’est ma meilleure amie !
- J’ai des difficultés à te croire, après tout ce que j’ai vu et entendu !
- Je crois que Ghassen t’a mis la puce à l’oreille !
Elle se leva, de sa chaise, et me dit en accentuant son ton :
- Je n’ai pas vu Ghassen depuis le jour où ton copain lui a cassé la figure !
- Alors qu’est ce qui te prend ? pourquoi tu te comportes bizarrement avec moi ?
- Je suis moi-même ! me répondit-t-elle les yeux rouges de colère.
- Non tu n’es pas normale ! la façon avec laquelle tu m’a crié dessus l’autre jour au restaurent le prouve !
- Tu te fais des illusions c’est tout, puis en se rappelant de mon copain, et puis t’avais l’air de t’amuser avec ton petit ami et je ne voulais surtout pas te gêner ! et en me fixant d’un regard, plein de fureur, t’avais l’air plutôt de savourer vos retrouvailles !
En m’avançant encore, un pas vers elle, je criai, en sentant la tension me monter jusqu’à la gorge :
- Tu sais quoi ! je pense que tu es jalouse !
Elle éclata de rire et me cria dessus :
- Moi, jalouse ? tu crois peut être que je t’envie parce que t’as trouvé ton amour d’enfance ?
- Non ! mais plutôt le contraire ! et en la perçant des yeux, je pense que tu es jalouse de lui !



3 commentaires:
Globalement, je trouve que l'histoire est intéressante, d'ailleurs je visite ton blog quotidiennement pour vérifier s'il y a un nouvel épisode, mais dans les derniers épisode, j'ai remarqué qu'il y a moins d'évennement que d'habitude : un dialogue entre sandra et l'un de ses proches + une surprise et l'épisode se termine. A mon avis, si tu fais bouger encore plus les chose ça devient beaucoup plus passionnant..
même si c'est un peu bizarre, quand on cherche à séduire à tout prix une personne, elle nous fuit et lorsqu'on ne tente rien pour la séduire et qu'on lui laisse la possibilité de nous découvrir, c'est là qu'on a toutes les chances de la voir venir vers nous...
Bonne chance à toi sandra
yoyo: ok je mettrai plus du piments promis
Ziozu: enfin te voilà! tes commentaires me manquent:p
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