mercredi 1 juillet 2009

fille de bonne famille:épisode12: métamorphose

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- T’es contente maintenant ? hurla-t-il en colère.
- Oui ! ça tu peux le dire !
Rouge de colère, il continua :
- Je suis sur que c’est Sana qui t’a envoyée pour m’espionner !
- Hey ! je ne travaille pour personne moi !
- Oui je te crois sur parole !
Oumayma, mit sa main sur mon épaule et dit :
- Allez ! venez-vous deux vous asseoir ! et en baissant le ton, vous êtes le centre de l’attention de tout le monde dans cette cafétéria !
Elle avait raison, depuis la scène qu’on a faite, les gens ne cessaient de nous dévorer de leur regards tranchants et stupéfaits en même temps. Honteuse, je tirai mon frère du bras et je dis :
- On fera mieux de partir !
Il lâcha sa main violemment et cria, furieux :
- Je n’irai nulle part avec toi !
J’attrapai son bras, violemment et je criai :
- Billy ! ne joue pas avec moi ! tu sais que je deviens une diablesse quand je suis dans tous mes états !
En soupirant, il rajouta :
- Oui ! pas la peine de me le rappeler !
Et là, Oumayma qui était assise, sauta de sa chaise, s’approcha de nous, et badina :
- Alors Billy parle moi de ta nuit de noce !
- Oumayma ! la ferme !
Un rire, pâle, vint substituer le renfrognement de son visage, suite aux taquineries de mon amie, qui étaient très à son gout alors, il lui répondit :
- Nuit de mon cul ouah ! et en cherchant le paquet de cigarette au fond de sa poche, chacun vit isolé de l’autre, elle a sa chambre et moi la mienne, et en souriant, ils n’ont pas noté dans le contrat de mariage qu’on doit partager le même lit !
- Drôle de mariage ! murmura Oumayma, surprise.
- Allez venez vous deux ! criai-je, on ne va pas rester planter là !
En s’éloignant des yeux curieux de la foule et en avançant vers le petit parking, je continuai :
- J’imagine la drôle d’ambiance dans laquelle vit la pauvre !
Il ria, un bout de temps puis bégaya, froidement :
- C’est son père qui a voulu ça ! et donc elle doit assumer les conséquences !
- Vous ne sortez donc pas de tout ensemble ? intervint Oumayma curieuse, en m’attrapant par la main.
- Non ! c’est la mère de mon enfant, c’est tout ce qui me relie à elle, et en prenant un long souffle de sa cigarette, je dois la supporter un an ou deux et puis je serai célibataire de nouveau !
- Quelle cruauté ! murmura Oumayma, avec dédain.
Il lança, un rire fou, puis continua :
- Elle n’a encore rien vu cette pétasse ! et en haussant la tête, vaniteusement, ma vengeance est un plat qui se mange froid !
- T’es vraiment une ordure Billy ! criai-je, en colère.
Il sourit et répondit, en mettant son bras autour de la taille de Oumayma, audacieusement :
- Demander à un beau gosse comme moi d’être fidèle à une seule fille, ça c’est impossible !
Oumayma, sourit, en ayant l’air d’apprécier son geste affectif, et répliqua :
- Fiche lui la paix ! et en lui faisant une œillade ! dis t’es déjà sorti avec une fille plus veille que toi ?
- Oumayma ! qu’est ce que tu fais ?
- Je le drague ! c’est aussi simple que ça ! et en me collant un bisous sur la joue, tu sais la sœur et le frère ensemble, c’est un bon coup !
- Perverse ! criai-je en riant.
Puis, Bilhssan, s’arrêta, un moment et me dit :
- Ecoute ! je ne vais pas rentrer chez moi ce soir ! est ce que je peux te demander un truc ?
- Un truc ?
- Oui ! papa m’avait demandé de passer à la résidence de la Marsa pour lui apporter quelques dossiers ! ils sont dans ma voiture et je ne compte pas revenir à Sousse !
En rigolant, je répondis :
- Moi non plus !
- Quoi ? comment ça ? et en haussant les sourcils, je croyais que tu faisais une pose à Hammamet !
- Non ! d’ailleurs je suis venue dans la voiture de Oumayma ! et en réfléchissant, quelques secondes, pourquoi as-tu cru que je serai en route pour Sousse ?
Il ria, et me répondit, en ouvrant la porte de sa porche, verte pistache :
- Voyons Sandra ! ne me dis pas que tu as oublié le fiançailles de Sana !
- Quoi ? je criai, abasourdie, tout en m’arrêtant, tu rigoles j’espère ?
- Non ! enfin pas un fiançailles officiel mais juste la citation du premier verset du coran et c’est pour ce soir ! en me fixant du regard, étonné, il rajouta, ne me dis pas que tu n’étais pas au courant ?
- Non ! elle ne m’a rien dit ! murmurai-je amèrement.

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