mardi 30 juin 2009

fille de bonne famille:épisode12: métamorphose

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Depuis cette soirée, qui a fini mal pour moi, je n’ai pu cesser de penser à ses paroles, à les analyser dans ma petite tête, et surtout à essayer de trouver une explication logique, à sa crise de nerfs subite, et sans raison. Pour changer d’humeur, Oumayma, me proposa, une balade, à Hammamet, c’était un mardi, après midi. Elle était au volant de sa voiture, fredonnant, une chanson que je ne connais pas et moi à côté d’elle, le cou penché, vers la petite fenêtre, la tête ailleurs et le regard fuyant. Elle, se tait, un moment puis fixa ses yeux sur moi, et me dit :
- Tu es décidée à ne rien dire tout le trajet ?
Je lançai, un long soupire puis je murmurai sans me redresser :
- Je ne suis pas d’humeur pour bavarder !
Elle sourit, planta son regard sur moi de nouveau, et continua :
- C’est bon Sandra ! arrête de t’obstiner sur elle !
- Je n’arrive pas à comprendre pourquoi elle m’a crié dessus ! Qu’est ce que je lui ai fait ?
- Rien ! et maintenant parlons d’autre chose ! et en mettant sa main sur la mienne, Ilyes est encore à Tunis ?
- Non ! il est rentré hier soir à Sousse !
- J’adore ce mec ! il est drôle et très gentil.
- Oui c’est pour ça que je l’adore aussi !
Puis, je dérive la conversation de nouveau :
- Elle était pourtant très heureuse lorsqu’on a quitté la boite !
- Pff ! Sandra tu m’énerves avec ton entêtement ! et en badinant peut être elle était jalouse !
- Jalouse ? pourquoi ?
- Je ne sais pas ! et en secouant ses épaules, tu étais corps et âme avec ton mec et elle se sentait mise à l’écart !
- Non ! c’est impossible ! je disais, tout en regardant par la fenêtre.
- Rien n’est impossible ! cria-t-elle en riant.
- Arrête la voiture ! vite !
- Quoi… qu’est ce qu’il y a ? hurla-t-elle tout en freinant.
Dès, qu’elle arrêta la voiture, je sautai de ma chaise, d’un geste acrobatique. En fait, et par pur hasard, en détournant la tête vers la cafétéria, d’en face, j’aperçus, mon frangin, assis, face à face avec une belle fille, qui n’était pas bien sûr sa jeune femme ; un tête à tête plutôt romantique et le connard, ne cessait de rire avec elle et de lui embrasser la main.
En m’approchant de leur table, il lui lâcha la main, rapidement et devint pâle sans prononcer le moindre mot. Et comme j’étais une peste, quand je perdais mon sang froid, j’ai crié, furibonde :
- Tiens ! tiens ! C’est Billy ou son sosie, qui est bien devant moi !
La fille, ôta ses lunette de soleil, et cria, en grimaçant de colère :
- C’est qui cette fille ?
- T’es le numéro combien toi ! criai-je furieuse.
Là, il se mit debout, et s’approcha de moi, en baissant la voix, tout honteux :
- Ça suffit Sandra !
- C’est qui cette fille Bilhssan ? répéta la fille en insistant.
- C’est ma sœur Sandra ! puis en me tirant par la main, loin de la table de quelques pas, maintenant tu m’espionnes ?
Je lâchai ma main, agressivement et je cirai, en le dévorant du regard :
- T’es vraiment un salaud ! comment tu peux sortir avec une autre fille alors que tu viens de te marier, et en me forçant de rire, ça fait à peine deux semaines, qu’on a fêté ton mariage ?
- Mariage forcé ! hurla-t-il, d’énervement.
Pendant ce temps là, Oumayma, nous rejoignait, et naïvement, elle s’approcha de la fille et la prit pour l’épouse de mon frère.
- Salut ! je voudrais te souhaiter tout le bonheur du monde avec ton époux ?
- Pardon ? répliqua la fille, abasourdie.
Et en fermant son poignet de colère, Bilhssan cria :
- Et merde !
La fille, se leva, d’un air sonné, n’arrivant pas à digérer ce qui se passait autour d’elle, s’approcha de mon frère et lui cria dessus :
- C’est quoi tout ce cirque Billy !
Et comme je voulais l’humilier, à ma façon, je répondis à sa place, ironiquement :
- Tu as fini par accoucher si vite ?
- Quoi ? l’une me félicite pour le mariage et l’autre me pose la question sur l’accouchement ?
Et en fixant, mon frère d’un regard sacripant :
- Mais parle, merde !
Il baissa la tête, sans oser ouvrir la bouche et là je continuai, en traçant un sourire radieux sur mes lèvres :
- Tu n’es donc pas au courant qu’il est marié ? et en exagérant, ne me dis pas qu’il ne t’a même pas invité pour la cérémonie de mariage ?
Choquée, la fille fit tomber ses lunettes de soleil, sur le sol, puis dit, d’une voix émotive :
- T’es vraiment un salopard ! puis en lui filant, une belle gifle, t’es comme tous les mecs ! je te déteste !
Puis, elle inclina, son dos, ramassa vite sa paire du lunette, lui jette un regard méprisant et partit en passant près de Oumayma, qui ne tarda pas à la taquiner, tout en riant :
- Si tu changes de camp tiens-moi au courant !
La fille, la regarda de travers, puis quitta la cafétéria, sans lui répondre quant à mon frère, il resta, figé sur place, comme un looser, intimidé et honteux, de la scène que je lui ai réalisée avec la collaboration, de ma complice, Oumayma.

5 commentaires:

SNAWSI a dit…

suggestion hors sujet: change de blog's template pour un truc plus " in " et qui va avec l'histoire ;)

SNAWSI a dit…

autre chose: corrige stp Ragatsa ( c'est phonétique ça)le mot correct en Italien est " RAGAZZA" :)

bella_ragatsa a dit…

merci pour les suggestions snawsi;concernant ragatsa je sais que c'est incorrect en italien:p mais j'aime ragatsa:)))c'est mon pseudo en tunisien pas italien:p

YoYo a dit…

Y'aura pas de nouvel épisode aujourd'hui?? :)

bella_ragatsa a dit…

sisi! chui en train d'écrire une maintenant! désolée pour le retard ( je suis en stage ce mois ci)

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