mardi 1 septembre 2009

fille de bonne famille: épisode19: Le début de la fin

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Comme au bon vieux temps, et après une semaine passée à la maison, je décidai de sortir un peu, de me balader sur la route touristique, mais grâce à mon âme féminine, je finissais collée au sol, devant l’une des boutiques de Selim centre, en train de dévorer les nouveautés en matière de fringues.
Au moment où je m’apprêtai à mettre le pied dans la boutique, une voix masculine m’arrêta.
- Sandra ! quelle surprise ?
En tournant la tête, je vis mon ami d’enfance Ilyes.
- Hey ! salue-toi !
Et après avoir lui fait la bise.
- Qu'est-ce que tu fais ici à ma connaissance, tu n’aimes pas le shopping ?
En me tenant la main, rieur.
- Ça fait presque une année que je n’ai rien acheté de nouveau ! je ne veux surtout pas avoir l’air ringard ! puis en me faisant un clin d’œil, allez, viens, boire un café avec moi à la Véranda, tu me manques confusément ma poupée !
- Surtout pas la Véranda ! je ne veux pas qu’une autre bouteille finisse fracassée sur ta tête !
Il éclata de rire et reprit.
- Tu vas me la raconter l’histoire de la bouteille ! et en me tirant par la main, mais t’inquiètes pas ma chérie, je suis pacifique et surtout clean !
Une fois installée, et après avoir bavardé une demi-heure de tout et de rien, Ilyes me fixa de son regard et me dit.
- Pourquoi t’as l’air triste ?
En traçant un faible sourire, je balbutiai.
- Non, non, je ne suis pas triste !
Il me perça de son regard et reprit.
- Sandra ! on a passé les 7ans de lycée ensemble, et je te connais bien ! puis en souriant, et ce regard je connais aussi !
- Qu’est-ce qu’il a mon regard ?
- C’est le même regard que t’avais lorsque t’étais amoureuse de moi !
- Je ne suis pas amoureuse !
En me tapotant sur la main doucement.
- Menteuse ! alors, il s’appelle comment ? et en rigolant, ne me dis surtout pas que c’est le mec que j’ai battu ?
En riant, pour cacher une larme.
- Non, ce n’est pas lui ! et en buvant une gorgée de mon café, de toute façon j’ai rompu !
Il me tendit sa main, et en badinant.
- Bien venu au club ! moi aussi hier soir avec ma copine !
En levant la tête, je murmurai, avec amertume.
- Moi depuis trois jours, avec ma copine !
La bouche béante, un petit moment, comme sonné.
- Putain ! tu sors avec une fille ? Et en me piétinant, je craque pour les lesbiennes, elles te donnent l’impression qu’elles sont intouchables et ça m’excite !
Puis en souriant.
- Alors, elle s’appelle comment ?
En grommelant.
- C’est de l’histoire ancienne !
- Allez ! je veux tout savoir sur elle !
Après avoir passé une heure et demie, à parler d’elle et à me confier, je me sentais plus au moins bien. Et je remerciai mon ami pour cette adorable après-midi, surtout pour m’avoir donné l’opportunité de tout avouer, pour apaiser mon cœur souffrant.
Une fois arrivée chez moi, vers 18H, j’assistai au niveau du portail d’une petite chamaille entre le gardien Monji et une femme la cinquantaine, pleurante.
Je garai ma voiture sur le trottoir et je sautai vite pour voir ce qui se passe.
- Qu’est-ce qu’il y a Monji ?
Furieux, il cria.
- Cette femme veut entrer ?
Les larmes répandues sur tout le visage, elle reprit en s’approchant de moi.
- Je veux seulement voir Bilhssan !
- Qui vous êtes ? dis-je, doucement.
- Je suis la maman de Sinda !
J’eus comme une petite idée pour la raison de sa venue, mais j’appelai Monji, et en m’éloignant quelques pas de la dame.
- Est-ce que Bilhssan est là ?
- Oui, mademoiselle ?
Furibonde je hurlai.
- Alors pourquoi tu ne lui as pas dit qu’il a de la visite ?
- Tu sais mademoiselle, quand il fait la sieste, il ne veut pas être dérangé !
D’une voix ferme, je criai.
- Donne-moi ton GSM !
- Le voilà mademoiselle !
Une fois son numéro composé et dés le moment où il décrochait.
- Tu descends tout de suite au jardin ?
- Pourquoi qu'est-ce qui se passe ?
- C’est ta belle-mère !
- Mais qu'est-ce qu’elle vient foutre ici cette connasse !
- Viens le découvrir tout seul !
- OK !OK ! je descends !
Quelques minutes plus tard, les yeux encore semi-fermés du sommeil il s’approcha de sa belle-mère en criant furieusement.
- Qu’est ce que tu veux ?
En pleurant, et tout en tenant ses deux mains.
- S'il te plait, retire ta plainte !
- Jamais de la vie ! dit-il en relâchant ses mains agressivement. Ton mari voulait me tuer !
En lui coupant la parole.
- Je n’ai personne à part lui ! je suis une femme vulnérable avec trois filles, s’il serait emprisonné, qui va subvenir aux besoins de mes filles ?
En souriant, et d’une voix sévère.
- Il aurait dû penser à vous avant de m’attaquer !
J’intervins pour la calmer.
- Il la retirera madame ! ne vous inquiétez pas !
Il me coupa la parole furieusement, en hurlant.
- Jamais de la vie, je te dis ! c’est moi qui étais agressé, et je vais aller jusqu’au bout pour qu’il prenne la peine la plus lourde !
Puis il s’éloigna de nous et je le suivis des yeux jusqu’à ce qu’il pénétra la maison. En m’approchant de la femme, et pour la rassurer, en traçant un faux sourire.
- Ne t’affole pas madame ! ce sont des paroles de fureur ! il a un bon cœur il n’ira pas jusqu’au bout !
- L’affaire sera entre les mains du juge, le lundi, s’il ne retirera pas sa plainte !
En posant ma main sur son épaule.
- Je vais faire tout mon possible pour qu’il change d’avis ! allez, rentrez chez vous maintenant !
Un joli sourire, plein d’espoir, voilà sa tristesse et elle répliqua.
- Merci ma fille ! je te serai reconnaissante s’il la retire !
Elle traversa la rue par la suite et disparut de ma vue, quant à moi, je m’engouffrai dans ma voiture de nouveau et je la garai dans le jardin.
Une fois à l’intérieur de hall, je fus surprise par la vue de Nadia, assise, au grand salon toute seule. Dès qu’elle m’aperçut, elle vint vers moi, souriante.
- Qu'est-ce que tu viens faire ici ? dis-je, en colère.
En souriant, et tout en me dévorant du regard.
- Je viens récupérer ma copine !

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