
Le mot magique était enfin prononcé ! À l’entendre composer cette phrase, mon cœur se mit à battre, et mes joues, à rougir. J’attendais, désespérément, ce moment fabuleux, voire charnel, où nos corps s’unissaient, dans une jolie danse de Tango spirituelle ; au septième ciel, et nos mains composèrent ensemble, une belle mélodie de rêve, d’extase.
C’était pour moi, loin d’être physique, ou une simple satisfaction, de la bête humaine, cachée ; à fond de nous-mêmes.
C’était, avant tout, une confiance mutuelle ; une preuve d’amour, qu’on peut présenter à l’élu de notre cœur ; une offre précieuse, la plus chère en-soi. Dire à la personne qu’on aime, qu’elle puisse découvrir, notre corps, qu’elle puisse sentir le parfum de notre dévouement ; qu’elle puisse déguster notre amour, notre passion et qu’elle puisse laisser sa propre empreinte ; l’empreinte, d’un grand amour, circulant de la tête jusqu’au pied.
J’ai craqué pour cette timidité, émise de sa phrase ; cette timidité qui ne fait qu’enflammer mon désir de la serrer dans mes bras, et de la noyer dans un océan de baisers, passionnels, avides, d’une femme amoureuse.
Je ne voulais surtout, pas la forcer, ou qu’elle se sente mal l’aise. Je voulais, cette fois-ci, lui laisser me guider, m’orienter vers elle que je puisse la satisfaire, à sa manière.
En me regardant droit aux yeux, elle sembla comprendre le message transmis par mon silence. Elle me prit dans ses bras, se mit, à effleurer mon ventre, avec le bout de son doigt, puis se mit sur ses genoux, la tête, face à ma taille ; et commença à dessiner, avec des lèvres voluptueuses et impatientes la carte géographique de notre amour, de notre belle romance.
Les mains caressant mes seins, je la tirai vers moi. Elle se mit debout, et nos lèvres se rencontraient. Ensemble, elles s’entrouvrirent et se renfermèrent ; sans, le besoin d’un guide manuel, pour leur montrer le confluent.
Une fois, nos lèvres mariées l’une à l’autre. Un agréable jeu, de mains sensuelles, se déclencha ; chaque main, à part, essaya de battre l’autre, de lui procurer la plus intense des sensations, suite à des caresses, ensorcelantes, délicieuses.
Nos doigts croisés l’une à l’autre, et les lèvres collées, on s’assit sur le lit, et ; et un agréable concours de dominance entama, entre nous deux. Chacune, voulant prendre le dessus sur l’autre ; chacune voulant, assurer le plaisir de sa partenaire. Une légère chamaille agréable entre amoureux, qui finissait par ma défaite.
Soumise, mes mains, étendues, et coincées par les paumes de siennes, elle ne lâcha guère, mes lèvres et me mordilla, tendrement l’oreille, en me chuchotant.
- Je t’aime !
Souriante, je détachai mes mains des siennes, et j’essayai d’ôter ma bretelle, mais, elle m’arrêta, en me tenant la main.
- Non, c’est moi qui te déshabillerai !
Allongée, et docile, je me laissai, soumettre. Elle m’enleva le haut, si vite, puis le soutien-gorge.
- T’es si belle !
En la dévorant du regard, je lui enlèverai son pull, et je mis à lui caresser les seins, et à les couvrir de baisers, chauds et affamés, et ses gémissements, de plaisir, m’affolèrent d’avantage.
Mais bon, les choses bonnes, et merveilleuses ne sont que éphémères ; et ce moment, de bonheur était si court. Au moment, où on était en parfaite fusion, s’apprêtant à nager, dans l’amour, la porte se mit à crier, et la voix, furieuse, de mon frère, nous assourdissait et mit, terme, à notre balade charnelle.
- Sandra ! ouvre cette foutue porte !
Frustrée, et les mains tremblantes, Nadia, sauta du lit, et chercha, des yeux, son pull expédié, je ne sais où, sous l’un des lits.
- Merde ! je ne trouve pas mon pull !
En me mettant debout, et en saisissant mon soutien-gorge :
- Regarde bien sous le lit, ma chérie !
Et la voix, tourmentée de Bilhssan, frappa à nouveau.
- Mais bon sang, Sandra, qu'est-ce que tu fais ?
- Attends connard, je me rhabille !
- Maintenant tu te rhabilles ? il est midi !
- Et alors, je me change quand bon me semble ! puis, en tombant sur son pull perdu, sous l’oreiller, le voilà, ma puce !
Heureuse, elle remet vite le pull sur elle, et en lui tenant la main.
- S’il te plaît ma puce, ouvre-lui la porte !
Une fois rhabillée, elle brossa, si vite ses cheveux, et lui ouvra la porte.
Impudemment, il la poussa, et pénétra, fou furieux.
- Mais putain, vous êtes toutes les deux ici !
Je m’approchai de lui, et je mis à hurler.
- Qu’est-ce qu’il y a Billy ?
Il se mit, à nous examiner d’un regard inquisiteur et soucieux puis reprit :
- Par simple curiosité, qu'est-ce que vous foutez, enfermées dans la chambre d’hôtel ?
Un peu perturbée suite à sa question.
- On parlait !
- De quoi parlez-vous ?
- De tout et de rien ! et le visage, tout pâle, et puis arrête de foutre ton nez partout ?
Il lança un soupir coléreux, et continua :
- Sana, essayait, de t’appeler, depuis une heure, en vain ! je peux savoir pourquoi t’as éteint ton GSM ?
- Je ne voulais pas être gênée !
Il regarda de travers Nadia, et l’attaqua.
- Toi aussi, t’étais injoignable ! pour l’amour de ciel, dites-moi, c’est quoi ce sujet si important, qui nécessite la fermeture de vos cellulaires ?
Énervée, je lui tins la main, et je criai :
- Tu vas ouvrir tout de suite ta grande gueule, et me dire ce qu’elle veut ta sœur !
Il relâcha, sa main, violemment, et cria :
- Elle m’a appelé, pour me dire qu’ils sont à l’hôpital !



2 commentaires:
Décidemment malla 3atba hal soeur.
pauvre Sana; pourquoi je l'ai choisie elle pour être la source des mauvaises nouvelles je ne sais pas:mdr
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