jeudi 6 août 2009

fille de bonne famille:épisode16: un amour sans sexe

Partager
- Il a disparu alors ? dis-je, en riant.
- Ce n’est pas drôle Sandra, ton père est très inquiet, et même si tu ne te fais pas de soucis pour ton frangin, essaie de le contacter pour faire plaisir à ton vieux papa !
- Ok ! ok ! je ferai de mon mieux !
Puis, je raccrochai, et Nadia, qui était jusqu’à ici, silencieuse, parlait.
- Qu’est ce qu’il a ton frère ?
- Ben, il n’est pas rentré à la maison la nuit dernière.
Elle sourit et reprit :
- Il a peut être passé la nuit chez un copain ?
- Oui surement ! puis en rigolant, mais comme il est un fils à papa, tout le monde se fait de soucis pour lui.
Puis en me mettant debout :
- Bon, je m’en vais.
Elle se mit debout par un léger sursaut et me demanda :
- Si vite ?
En échangeant un long regard avec elle, je repris :
- J’ai des courses à faire et je dois chercher mon petit frère !
- Tes courses sont plus importantes que moi ? hurla-t-elle, d’un ton capricieux.
- Non, elles ne le sont pas...
En me coupant la parole ardemment, elle continua :
- Alors tu restes avec moi !
- Mais j’ai cru comprendre que tu ne voulais pas de moi.
En me tenant pas les deux mains, elle ajouta, excitée :
- J’étais fâchée, tout simplement, maintenant, je ne le suis plus.
Puis en me tirant, doucement vers son lit, pour que je m’asseye près d’elle :
- Je veux que tu m’emmènes quelques parts ailleurs !
Comme j’étais en manque, et que mes pulsions sexuelles étaient au sommet , j’ai cru qu’elle voulait que je l’embrasse alors, sans réfléchir deux fois, je me suis penchée vers elle, en cherchant ses lèvres, mais au moment où je sentais les siennes, et que je m’apprêtais à les déguster, elle me poussa , doucement en disant :
- Non, arrête !
- J’ai envie de t’embrasser ! dis-je, amoureusement.
- Non, je ne veux pas ! cria-t-elle, frustrée, puis bondit, en continuant, tu feras mieux de partir !
Sous l’emprise de la colère, je me mis à nouveau debout en saisissant mon sac à main, puis je repris :
- C’est bon Nadia, je m’en vais, mais ne me demande pas d’être fidèle !
- Tu comptes me tromper alors ? cria-t-elle, folle de rage, tout en galopant vers moi. Avec ta putain d’Oumayma ?
Bouché bée, je criai :
- Il y a rien entre moi et Oumayma, je ne vois pas pourquoi t’es si jalouse d’elle ?
- Parce que tu passes la plus part de ton temps libre avec elle alors que c’est moi ta copine ! me répondit-t-elle d’une voix larmoyante.
- Ce n’est pas vrai, et même si c’est le cas, c’est à cause de toi !
- A cause de moi ? s’écria-t-elle, en traçant un faible sourire d’étonnement.
En posant mes deux coudes autour de ma taille, je répliquai :
- C’est toi qui refuse la plus part de temps de sortir avec moi, et même si tu acceptes, tu ne me laisse même pas te toucher ou te caresser la main, et ça finit toujours par une dispute.
- Hey, je ne veux pas d’indiscrétion, ou qu’on me prenne pour une lesbienne, si tu veux me caresser la main ou me faire des câlins , ça sera dans ton appartement ou le mien, et discrètement, loin des yeux !
En levant les deux mains, désespérément, tout en perdant mon sang froid, je criai :
- Je ne peux plus là !
Puis sans entendre , son argument de défense, je quittai sa chambre et je retournai à mon appartement.
Une fois arrivée, je me dirigeai vers ma chambre et je me plongeai sur mon lit en espérant pouvoir fermer l’œil et tenter de dissiper cette colère, qui bouillonnait, dans tout mon corps.
Deux heures après, je me levai et je décidai de cuisiner. C’était, une manie chez moi, de trouver un besoin urgent et bizarre, de préparer, quelque chose à manger, quand je fus en colère, et que je n’arrivai pas à la faire sortir, hors de moi.
Mais comme je ne savais faire la bouffe, je me suis contentée , de faire des frites, et une salade, qui n’était ni salade verte ni tunisienne, peut être une fusion des deux ou aucune, avec une découpe de légumes, de grand format, qui ne ressemblait ni à des rondelles ni à des bâtonnets comme si c’était pour les mettre dans une marmite et non à consommation, fraiche, en petit morceaux.
Mais bon ,j’avais une grande faim, et quelque soit la taille des ingrédients, j’étais prête à les avaler et à me défouler sur la nourriture, en les écrasant avidement sous mes dents.
A peine installée sur le canapé, l’assiette sur mes cuisses, mon GSM, se mit à vibrer, et c’était Nadia, la source de cette colère, qui n’a voulu me libérer.
- T’étais où ? avec elle n’est ce pas ? s’écria-t-elle, d’un air belliqueux.
- Oui c’est ça ! dis-je, en lançant, un rire nerveux.
- J’en étais sure !
- Oh ! arrête, s’il te plait, j’étais en train de cuisiner !
- Jure-le-moi!
- Je te le jure ma puce !
- Pourquoi alors j’ai trouvé ta ligne occupée !
- Certainement un problème de réseau !
C’était toujours le cas, avec Nadia. Ça était l’un des inconvénients majeurs de sortir avec une fille, il fallait se préparer à faire face à cette jalousie maladive , et surtout sa peur bleue d'Oumayma, qu’elle prenait pour rivale, et qu’elle ne supportait guère.
J’étais par conséquent, obligée de revoir mon amie, en cachette, et quand ma petite copine, fut au travail. Et ma dernière rencontre avec Oumayma, était à la Miranda, un lundi matin, vers 9heures, une heure où j’étais certaine, de ne pas recevoir un appel suspicieux de la part de Nadia.
- Je ne peux plus Oumayma !
Elle ria, à voix hausse, et en me caressant la main, elle reprit :
- C’est comme ça avec les filles.
- Elle est hyper jalouse, et m’appelle chaque deux minutes, pour savoir où suis-je et avec qui ? puis en allumant une cigarette, ça ne m’étonnera pas qu’elle m’appelle maintenant !
En me faisant une œillade, elle répliqua :
- C’est l’amour !
En prenant un souffle de ma cigarette, je badinai :
- Le drôle ce qu’elle est jalouse de toi !
En levant le sourcil, elle murmura, entre dents :
- Pourquoi ?
En riant, je repris, d’un air moqueur :
- Elle croit que t’es amoureuse de moi, t’imagines ?
Elle vida son verre d’eau d’un seul coup puis en me dévorant de regard, elle répondit sérieusement.
- Oui c’est vrai, je suis amoureuse de toi !

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire