
L’amour, est un mot simple à prononcer, à écrire, mais, difficile à sentir et à vivre. Quand on aime quelqu’un on se dévoue cœur et âme pour la personne qu’on amie, la personne, qu’on chérit. On devient quelqu’un d’autre, quelqu’un de magnifique, de sentimental, de plus humain et raffiné. On devient l’autre facette, qu’on voit à travers le miroir, un être, léger, intouchable, et invisible une fois que l’on s’éloigne du miroir magique ; un être sensible, rêveur, contrôlé par ses sentiments.
Quand on aime, on devient quelqu’un d’autre, avec un autre regard, et une nouvelle perception de la vie, de notre entourage, de notre milieu social. Quand on aime, les murs deviennent les jardins suspendus de Babylone, les Hommes, des anges, vêtus en blanc ; souriants et gaies, et les rues, des fleuves et des rivières, interminables, accueillant chaleureusement, sur leurs surfaces, des bateaux et des baraques, glissant sur l’eau vers des territoires oubliés, d’un monde merveilleux, un monde meilleur.
Mais quand l’amour, naît suite à une amitié ; il devient plus intense, plus difficile à tuer ; à en mettre fin. Dans ce cas, on devient perdu, chancelant entre garder l’amour, ou tenter de sauver l’amitié, qui est plus durable.
L’amitié amoureuse, est la pire forme de l’amour, la plus compliquée, douloureuse, et destructive. On perd notre confident, notre frère ou sœur, qui n’a aucun lien biologique avec nous, notre ami de toujours et on se noie dans un tourbillon, d’inquiétude et de peur, une inquiétude portant sur le futur que le destin nous préserve suite à une telle révélation et la peur, de perdre, celui qu’on aime, quand les sentiments qu’on éprouve pour lui, ne dépassent pas ceux de l’amitié.
Suite à sa révélation, mon sourire se dissipa, laissant place, à un regard d’étonnement. Et je fus tellement, interloquée que je ne trouvais rien à dire. Elle posa doucement son verre vide sur la table et essaya, de me faire rire, à sa manière.
- Hey, même si j’ai des sentiments pour toi, tu n’as pas à me regarder comme ça !
- Ce n’est pas drôle Oumayma, et en arrêtant mes yeux dans les siens, je ne sais pas à quoi tu joues mais ce n’est pas drôle, du tout !
En souriant, légèrement, elle murmura :
- Alors fais comme si je ne t’ai rien dit !
- C’est ce que je compte faire ! dis-je en remuant la tête, puis en plongeant mon regard dans le sien, dis, tu n’as pas bu un verre ou deux, à sec, ce matin ?
Elle éclata de rire, et me répondit, d’une voix sereine :
- Non ! hier par contre, si.
Oumayma, n’était pas le genre de personne, à croire sur paroles, surtout lorsqu’il s’agit d’amour, et de discussions sérieuses. Donc, qu’elle te jette un « minuscule » je t’aime à la figure, ou une déclaration d’amour à l’improviste, ne m’était étonnante ou un sujet à polémiquer.
- Alors où a atterri notre Scofield cette fois-ci ? dit-t-elle en changeant le sujet, pour que je me sente à l’aise avec elle.
En pinçant mes lèves, je murmurai :
- Ça c’est une énigme à résoudre ! puis en détournant la tête vers la fenêtre, c’est la première fois qu’il s’absente au-delà de trois jours, sans appeler pour nous dire où il se trouvait ! et je commence vraiment à m’inquiéter.
- Ça devient sérieux là, vous devrez lancer un avis de recherche.
- Oh ! arrête s’il te plait, tu me fais peur, puis en essayant de me soulager, il est sûrement quelques parts, avec une bande de loosers, au sud, en train de s’aventurier. Il a déjà fait cela une fois auparavant donc ça ne m’étonne pas qu’il refait le coup !
- Mais il vous a appelé auparavant ?
En lançant un long soupire, je continuai :
- Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête, ces derniers temps. Depuis la mort de son fils, il s’est éloigné de la famille, et ses sortis entre potes, ont doublé ! c’est peut être, un moyen pour cacher son chagrin.
- Ouais peut être ! bégaya-t-elle, en allumant une cigarette.
Une fois, le petit déjeuner pris, je quittai la Miranda, en continuant mes propres recherches, pour tenter de trouver mon frangin, mais toutes mes tentatives, furent échouées. En appelant la famille , à Sousse, le soir, j’appris de la part de ma belle mère, que mon papa ait fini par lancer un avis de recherche auprès des policiers, comme un dernier espoir, pour trouver, Bilhssan.
Vers 10heures, je m’apprêtai à dormir, suite à une journée fatigante, de recherches sans résultat lorsque ma porte cria, et mon visiteur, n’était rien d’autre que ma petite amie.
- Nadia, qu’est ce que tu fais à une heure aussi tardive ?
Elle pénétra le hall, et en poussant la porte derrière, elle, doucement elle continua :
- Je n’arrivai pas à m’endormir ! Monjia, était invitée à passer la nuit chez sa tante, qui habite à Rades, et moi, j’ai la phobie de me retrouver toute seule !
En riant, je la taquinai :
- Alors t’avais pas peur de venir, dans le noir, au Manar, toute seule !
- Je suis venue en taxi !
- T’aurais dû m’appeler, au lieu de prendre un taxi !
- Je ne voulais pas te gêner.
En l’embrassant sur sa joue, je repris :
- Ne dis pas ça, tu sais très bien que je t’aime et que je ferai tout pour te rendre heureuse.
Elle sourit, et me répondit d’une voix timide :
- Je t’aime aussi.
Puis je me dirigeai vers mon réfrigérateur, et en l’ouvrant.
- J’espère que t’aime Orangina au moins ?
- Je n’ai pas soif merci.
- Allez, un verre de soda, frais, te fera du bien !
- Ok ! comme tu veux !
Par la suite, je rebroussai chemin, et je m’assis prés d’elle sur le canapé en lui filant le verre de soda. Elle me remercie, par un agréable sourire, puis en me dévorant du regard, elle murmura :
- J’aime bien la couleur de ton brillant !
- Tu veux l’essayer ?
- Une autre fois peut être ! dit-elle, toute timide.
Après, un long moment de silence et de regards échangés, elle reprit :
- J’ai rêvé de toi, hier !
En buvant, un peu de mon verre de soda, je l’interrogeai, en souriant :
- Quel genre de rêve ?
- Pas celui auquel tu songes, méchante !
Je me mis à rire, à haute voix, puis en la taquinant :
- Je ne pense à rien, c’était une question très innocente.
Elle ria, aussi, puis marmotta :
- Oui, très innocente !
Puis en posant son verre sur la table, et en me caressant la joue, d’une main tremblante :
- Embrasse-moi !



4 commentaires:
j'apprecie de jour en jour tes posts....un blog "realiste" dans un monde ou tout est virtuel...ou presque...!!!!
merci Biboubon:)
Entre quête et mystères, sandra parviendra-t-elle à envisager sa vie sans nadia ?
on verra dans la suite:p
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