
Il y a plusieurs sortes de guerres entre les amoureux. La guerre froide, c’est pour les amoureux, mariés, qui ne peuvent manifester leur colère devant leurs enfants et les voisins donc ils optèrent pour la voix du silence, comme signe de désaccord.
Il y a aussi la guerre économique, c’est aussi pour les gens, qui ont été pour une époque menottés officiellement par le mariage, et qui ont désormais, divorcés mais qui continuent, leur guerre, aux tribunaux, tout en éprouvant une soif intense, pour ruiner leur ex partenaire, et leur pourrir la vie.
Ça c’est du côté des gens mariés. Passant maintenant, aux amoureux, « hors la loi », les amoureux hétérosexuels ordinaires. Pour manifester leur colère, une catégorie de couple, vote, pour punir le partenaire. Et leur arme secrète, mais très efficace, est la trahison. Trahir, ne veut pas seulement dire, coucher avec une nouvelle personne ; trahir, a un sens plus large. Trahir, c’est négliger le partenaire, lui infliger de la souffrance, se moquer de lui et de ses sentiments, lui mentir sans cesse, et surtout lui faire des promesses mensongères : de mariage, de fidélité, d’une vie meilleure, etc. c’est bien sûr, pour une catégorie d’amoureux, pathétiques, des gens qui font de la faiblesse des autres leur force.
Mais il y a une catégorie, plus honnête des amoureux, et ça s’applique aussi bien pour les couples hétérosexuels qu’au sein des couples homosexuels. Pour cette catégorie, une guerre c’est une guerre, elle est définitive et destructive, il n’y a pas moyen de régler les malentendus ni de pardonner l’âme sœur.
Mettre fin, et tourner la page, représente le châtiment le plus douloureux pour un cœur encore comblé de sentiments et dévouement passionnel mais c’est beaucoup plus meilleur, honorable et respectable comme réaction vis-à-vis de quelqu’un, avec qui on a partagé des bons moments de notre vie.
C’était un petit aperçu, de ma part, concernant les guerres mais je ne vous ai pas parlé des moyens, tangibles, des armes qu’on emploie pour battre l’adversaire ; le conquéreur de notre cœur.
Il y a une arme, très traditionnelle, mais d’utilisation très courante, depuis jadis : celle des injures, une arme fatale pour les âmes sensibles, mais qui reste un bon moyen pour se défouler et sortir tout ce qu’on a sur le cœur. C’est l’arme, de duel, direct, du face à face, sans parler bien sûr de la violence physique, mais qui n’est pas aussi récurrente que les injures.
Mais dans le volet technologique ascendant, des nouvelles méthodes ont pris la relève, on n’a plus besoin d’affronter l’amoureux pour lui dire ses quatre vérités. Il suffit, désormais, d’envoyer un sms, pour réaliser la même tâche, ou bien, continuer la guerre sur MSN ou Skype.
Grâce à Tunsiana, le pionnier de l’offre des sms illimités, cinq cent millimes, étaient largement suffisants pour bombarder le cellulaire de l’amant.
C’était le cas pour moi, dans cette nuit, pleine de tension et de montées de colère. Tout de suite après, son départ, Oumayma, mordit sa lèvre inférieure et me dit.
- Merde ! elle a l’air de t’en vouloir à mort !
- C’est encore grâce à toi, figurez vous !
- Ce n’était qu’un bisou innocent, entre amies !
- Oui pour toi il est innocent, pour elle, c’est tromper !
Elle me sourit, me caressa le visage, avec les bouts de ses doigts puis me dit :
- Bonne chance alors ! mais rappelle-toi que tu peux compter sur moi !
- Oui ne t’inquiète pas.
Après sa disparation dans la grande gueule de l’ascenseur, je rebroussai chemin au salon et je saisis mon GSM, pour tenter de battre le fer, encore chaud. Mais la suite, me parut, tout à fait attendue. Non seulement, elle ne décrochait pas mais pire, elle laissa son portable sonner quatre à cinq fois juste pour m’énerver puis elle finissait par raccrocher, comme quoi pour me dire qu’elle est présente mais qu’elle refuse de m’adresser la parole.
Ce n’est qu’à partir, de 20Heures, que je fis appel, à cette offre d’sms illimitée en déclenchant la guerre, avec un bref message, blâmant. Et comme d’habitude, elle ne répondit pas et me laissa l’attaquer et essayer d’expliquer le bisou, en vain.
Avant de m’en dormir, vers minuit, elle décida enfin de m’affronter en m’envoyant un message, court mais qui fait mal.
« Arrête de me harceler avec tes messages, tout est fini entre nous et n’essaie surtout pas de m’appeler car je ne décrocherai jamais ».
Pour trois jours successifs, je ne fis que m’enfermer sur moi-même et croire que c’était moi la fautive et elle l’innocente, l’opprimée, qui n’accepte guère, un tel geste, de non respect et de trahison. Pour changer d’humeur, le jour suivant, je décidai d’aller à la Miranda.
Une fois arrivée, le propriétaire de la cafétéria me préserva un accueil chaleureux, vu ma longue absence, en m’offrant un jus de fraise, ainsi qu’une omelette. C’était gentil de sa part, mais je savais, intrinsèquement qu’il ne faisait pas ça uniquement, parce que je faisais partie des clients fidèles mais parce que, il était l’un de mes admirateurs secrets.
Une fois servie, je mis à déguster mon omelette puis j’entendis une voix féminine, prononcer mon prénom. En hochant la tête, je vis la cousine de Nadia, que j’aie prise il y a quelques mois, en arrière pour sa maitresse. Elle était vêtue, d’un bel uniforme, d’hôtesse de l’air.
- Jolie tenue ! dis-je la bouche pleine.
Elle me sourit puis me répondit :
- Ça fait un bail que je ne t’ai pas vue ! puis en posant sa main sur la chaise, en face de moi, est ce que je peux m’asseoir ?
- Oui bien sûr ! puis en souriant, alors t’as changé d’orientation ou quoi ?
Elle comprit ma question et murmura, tout en s’asseyant :
- Ben ! c’est mieux que de rester chômeur !
- Mais ma parole, t’es doctorante ?
- Une doctorante, sans job ! mais le travail de l’hôtesse est intéressant et amusant, je peux au moins visiter d’autres pays !
En buvant un peu de mon jus, je repris :
- A quoi servent dans ce cas, les études universitaires !
- C’est juste temporaire ma chérie, le temps de trouver un vrai job !
Puis en croisant ses bras :
- Et toi, t’es en train de faire un master ou tu bosses ?
- Je bosse avec mon père.
- Ah ! c’est cool ! puis en ingurgitant sa salive, alors t’es encore en contact avec Nadia ?
- Nadia ! ah !oui de temps en temps mais on est des bonnes amies ! dis-je, en traçant un faux sourire sur mes lèvres.
Un sourire, illumina son joli visage, puis elle reprit d’un ton curieux :
- C’est génial ! alors il s’appelle comment son encadreur ?
- Son encadreur ? puis en riant, comment pourrai-je le savoir.
- Allez ! et ne me dis surtout pas que tu lui as fait la promesse, de garder le silence !
- Garder le silence sur quoi ? criai-je, toute frustrée.
- Tout le monde sait qu’elle sorte avec son encadreur, mais comme elle est pudique et timide, elle n’en parle presque à personne, c’est uniquement à ses parents qu’elle s’est confiée mais sa sœur, m’a raconté en gros, sans entrer en détail, et comme vous êtes très proches, l’une de l’autre je suppose que tu sais tout !



4 commentaires:
Encore une fois aïiiiiiiieeee :)
Je te conseille vivement, de bien revoir ce que t'as écrit avant de le publier, il y a des fautes qui gachent la beauté du texte...
Amicalement
ok yoyo je vais vérifier;c'est pas simple d'écrire deux choses à la fois et d'en trouver le temps mais surtout la volonté pour corriger:p( je suis très paresseuse:))))
loool, oui c'est clair :)
malheureusement oui:p
Enregistrer un commentaire