mercredi 26 août 2009

fille de bonne famille: épisode19: Le début de la fin

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Je m’avançais vers elle, la bouche béante, et le cœur presque serré.
- Une deuxième chance ? Puis en éclatant, il t’a demandé cela, à ma connaissance, il y a longtemps et tu as dit non, pourquoi le refait-il à nouveau ?
Embarrassée, elle murmura, entre les dents.
- Il m’aime !
Je lui attrapai des bras, et tout en la secouant, furieusement.
- Et toi tu l’aimes ?
Son silence me rendit davantage folle de rage, alors je criai.
- Mais parle, putain !
- Non, je ne l’aime pas ! s’écria-t-elle, d’une voix larmoyante.
Calmée par sa réponse, je baissai ma voix et je traçai, un faible sourire sur les lèvres.
- Alors, dis-lui que tu refuses de t’engager avec lui !
Elle leva la tête et reprit doucement.
- Il vient de recevoir une offre intéressante au job, un boulot d’ingénieur aux États-Unis, ce qui va doubler, voir tripler son salaire !
Les mains, autour de sa taille, je murmurai, en la dévorant du regard.
- Ah ! je vois ! oui, une offre qui nécessite que tu réfléchisses deux fois avant de lui filer ta réponse !
Elle me tint la main et s’écria.
- Ce n’est pas ce que tu croies, Sandra !
Puis en plantant son regard dans le mien.
- Il aura ainsi des bons arguments pour convaincre mes parents !
En lâchant ma main sous l’emprise de la colère.
- Peu importe l’avis de tes parents dans un tel sujet, c’est ton avis qui compte.
Les yeux étincelants, elle bégaya.
- Oui, je sais !
En s’efforçant de me calmer, et par plaisanterie.
- Tu le sais alors ? C’est cool !
- Sandra, ce n’est pas ce que tu penses !
En m’arrêtant à l’entrée des toilettes, je criai, la voix étranglée des pleurs.
- Tu sais ce que je pense ? Que tu m’as bien eu, et que tu ne m’as jamais aimé, pour du vrai !
- Sandra ! attends !
Mais je l’ignorai, et je partis rejoindre Oumayma, et Helmi. À ma surprise, je le trouvai, seul, assis, les jambes croisées. En me voyant, il se mit debout et parla.
- Ce n’est pas gentil de ta part de me laisser attendre !
Étonnée, et cherchant des yeux Oumayma.
- Où est-elle ?
- Elle a reçu un coup d’appel de sa sœur, et elle m’a dit que c’est urgent et qu’elle doit partir !
Puis en souriant.
- On continua la discussion à deux !
Tout en saisissant mon sac à main, je disais.
- Écoute Helmi, je me sens mal, et je vais retourner chez moi !
- Je t’accompagnerai dans ce cas !
- Non, merci, je préfère retourner seule !
Il s’approcha de moi, inquiète et reprit.
- Mais qu'est-ce que vous a pris, à toutes les deux ? Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec moi, dites-le-moi ?
- Non, je t’assure que tu n’es pour rien Helmi ! et en souriant faiblement, on en parlera, une autre fois, OK ?
- OK ! puis les yeux brillants de malice, mais à une seule condition.
- Laquelle ?
- Tu me donnes ton numéro de téléphone.
- T’as celui ce ma copine !
Il sourit, à nouveau, et en me jetant un regard séducteur.
- C’est le tien qui m’intéresse !
Souriante, et tout en croisant les bras.
- Et je pourrais savoir pourquoi ?
- Parce que tu me plais.
Pour être franche, je ne fus pas surprise. Depuis, le premier jour, j’ai senti de son regard qu’il avait un faible pour moi. Par politesse, je souris, sans prononcer le moindre mot, puis en partant, je tournai la tête vers lui en disant.
- Je t’appellerai moi, OK ?
Le sourire, toujours radieux, il reprit.
- OK !
Tout de suite après, je montai dans ma voiture (que je conduisais, bien sûr sans papiers pour le moment (en attendant, le permis provisoire, qui ne sera à ma disposition que le lendemain).
Une fois dans mon appartement, je me jetai sur mon lit, tentant de fermer l’œil et de me calmer.
20 h 45, j’entendis quelqu’un cogner à ma porte. Affaiblie, par la fatigue et le sommeil, je m’efforçai à me lever puis, en ouvrant la porte.
- Salut ma chérie ! murmura Nadia, tout en souriant.
- Qu’est ce que tu veux ? dis-je, en lui jetant un regard sacripant.
- Tu ne me laisses pas entrer tout d’abord ?
- Non ! dis-je fermement, en croisant les bras.
Elle avança vers moi jusqu’à me coller puis, en plantant son regard dans le mien.
- Je sais que tu m’en veux à mort…
En lui coupant la parole, énervée.
- Qu’est-ce que tu veux Nadia ?
Elle se tut un moment puis s’écria.
- Je lui ai dit non !
Et tout en me caressant la joue, tendrement.
- Je t’aime, Sandra !
Comme j’étais follement amoureuse d’elle, sa phrase, me voila, mon mécontentement, cédant place à un joyeux sourire.
- Je t’aime aussi !
Elle me serra fortement entre ses bras, puis en me faisant un clin d’œil.
- Il y a une nouvelle cafétéria, qui vient d’ouvrir à Hammamet, et tout le monde parle d’elle ! qu’est ce que t’en dis ?
En levant les sourcils, je murmurai.
- Tu veux qu’on aille à Hammamet maintenant ?
En secouant ses épaules.
- Oui ! pourquoi pas ?
En traçant un joli sourire sur mes lèvres, je répliquai.
- Et qu'est-ce que j’aurai en retour ?
Elle m’embrassa sur mes lèvres, et me chuchota à l’oreille.
- Je passerai la nuit chez toi !
- Marché conclu ! criai-je, excitée.
45minutes plus tard, on arriva à cette nouvelle cafétéria le Canari, et on s’installa au fond.
- J’aime bien le décor intérieur ! dis-je en examinant minutieusement tout autour de moi.
- Je t’avais dit ! dit-elle, joyeuse. Ils ont un jus spécial appelé Canari, et mes copines qui sont venues ici, m’avaient affirmé qu’il est très délicieux.
En dévorant ma copine du regard, je murmurai.
- On l’essayera alors !
Cette cafétéria s’étalant sur deux étages, était tellement spacieuse, mais tellement bien décorée. Encore émerveillée, et à ma surprise, par hasard en tournant ma tête, vers l’escalier, j’aperçus ma sœur Sana, descendant, la main dans la main, avec son fiancé Mahdi.
- Regarde qui est là ! m’écriai-je en adressant la parole, à Nadia.
En suivant la trajectoire de mes yeux.
- C’est Sana, quelle belle surprise !

Elle tenta de lever sa main pour leur faire signe, mais je l’arrêtai, en disant.
- Je ne veux pas qu’elle nous voie !
- Pourquoi ?
En traçant un sourire malin, je murmurai.
- J’ai une idée diabolique, en tête !
- Laquelle ?
- On va les suivre !
En me grondant :
- Fiche-leur la paix, ma puce !
- On les suivra, pour voir s’ils retourneront à Sousse, ou non !
- Bien sûr qu’il va la ramener, chez elle !
- Je veux en être sure !
Puis en les suivant des yeux, sortant de la cafétéria, je me mis debout.
- Allez tu viens !
- Et le jus ?
- On reviendra plus tard !
On s’engouffra dans la voiture, et la mission d’espionnage entama. Après quelques minutes de poursuite, j’interpolai ma copine.
- Tu vois, ils se dirigent, vers le centre-ville !
En lançant un souffle furieux, elle bouda.
- C’est méchant ce dont tu fais Sandra !
Rieuse, je répondis.
- Je suis curieuse, c’est tout !
Après un bout de temps, Mahdi, qui conduisait, la voiture de ma sœur la gara, face à une belle maison, donnant vue sur la mer, puis sauta de sa chaise, et ouvra la porte à ma sœur, comme un gentleman. Ils s’approchèrent du portail. Puis, Mahdi sortit une clef de sa poche.
- C’est la maison du père du Mahdi ?s’interrogea Nadia, naïvement.
En allumant une cigarette, je repris.
- À ma connaissance, ils n’ont aucun bien immobilier à Hammamet !
- Alors, c’est peut-être la maison de l’une de ses tantes ou oncles !
Je m’éclatai de rire, et en les suivant pénétrer et Mahdi, fermant la porte du jardin derrière lui.
- Et tu penses qu’il a la clef de la maison ?
Elle s’arrêta un moment puis marmotta.
- Alors qu’est ce qu’ils viennent faire dans cette maison à 22H30 ?
En prenant un long souffle de ma cigarette, je répondis, calmement.
- Laisse ton imagination mariner un petit peu !

2 commentaires:

zizou a dit…

sana en eau trouble ou sAnadra qui va faire sauter le bouchon?

bella_ragatsa a dit…

ben la suite te le dira:p

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