mardi 11 août 2009

fille de bonne famille: épisode17: La première fois

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Malgré la délicatesse de la situation, l’état déprimant de mon frère n’a pas duré. Deux jours plus tard, il reprit sa vie d’amusement habituelle comme si rien n’était. Emporté par son entêtement et sa maladresse, il ne tarda pas à sortir la nuit, et à se jeter aux bras des boites de la route touristique comme s’il s’en foutait vraiment de nous, et de la conversation qui s’est déroulée, vers minuit, entre lui , papa, ma sœur et moi, il y a deux jours.
- Il vient de se réveiller ! s’écria Dally, joyeux.
Le visage, tout pâle, Bilhssan, lui caressa la main et en souriant faiblement :
- T’es encore réveillé petit monstre ?
- Je n’ai pas sommeil !
En posant sa main sur l’épaule de Dally, Soukayna intervint :
- Allez mon chou, va faire dodo !
Mon père, soucieux et très inquiet, s’approcha de Billy.
- Alors comment tu te sens, mon grand ?
- J’ai la nausée !
Ma sœur, lança un rire moqueur, et cria :
- C’est normal, vu la quantité d’alcool que ton pauvre estomac a dû recevoir !
Mon frère, ne répondit pas et sauta de son lit, tout bleu, puis courut vers sa salle de bain et on entendit par la suite sa mélodie de vomissement.
Mon père, emporté par l’émotion, répliqua :
- Pauvre petit !
Ma sœur, qui n’aimait pas de tout jouer la présomptueuse, lui tint la main et murmura :
- Ne t’inquiète pas, papa, ce sont des réactions, attendues suite à la présence de tant de toxines endogènes dans son organisme !
- Est-ce cela va persister ?
- Non, deux jours, grand maximum, et ces symptômes disparaîtront.
Mon père, lui jeta un regard de travers et murmura :
- Ils t’apprendront ces choses là, à la faculté ?
D’un rire de triomphe, elle, qui a été toujours contrariée par son choix de faire médecine, par notre père, qui n’avait de vraie passion, que la gestion et le monde des affaires, reprit.
- Tu vois papa, la médecine sert à quelque chose !
Il s’assit sur le bout de lit de Bilhssan, et répondit :
- Il y a énormément de médecins chômeurs en Tunisie, et ce qu’il faut pour assurer le développement pour notre pays, c’est des bons gestionnaires, qui sauront fructifier notre économie.
Avec un père comme le mien, c’était seulement lui, qui devrait avoir raison, et même s’il se trompait sur certains sujets, on ne devra en aucun cas, s’opposer à lui ou essayer de le contrarier. C’était l’un de ces défauts, hérité par mon cher frangin, que quelques minutes plus tard, surgit dans la chambre, et but un peu d’eau.
- J’ai mal à l’estomac !
- Ton malaise ne durera pas, Billy, alors arrête de bouder ! s’écria ma sœur, sévèrement, passons, plutôt, aux choses sérieuses, et d’une voix ferme, il n'y aura plus de sorties nocturnes !
- Hey, je ne suis pas une nana, ok ? je sors quand je veux et je retourne quand bon me semble, je ne vais prendre des ordres d’une femelle ! répondit mon frère, comme un vrai salaud.
Mon père, que lui-même étant misogyne, resta neutre, et ne dit rien, comme s’il donna raison à la réaction hostile de Bilhssan. Quant à moi, et pour la première fois, j’intervins en faveur de Sana.
- Tout ce qu’on te demande Billy, c’est de faire plus d’attention ! ce que tu as fait, aurait pu te coûter ta liberté…
Il me coupa la parole en hurlant :
- C’est bon Sandra, j’interviens jamais dans ta vie, et Dieu seul, sait ce que tu fais, dans ton appartement, le soir !
- Salaud ! comment oses-tu dire une chose pareille sur ta sœur ? s’écria Sana, furibonde.
Il se mit debout, et en me plantant de regard.
- Je ne voulais pas la vexer, mais comme je n’aime pas fouiller la vie privée des autres, je n’aime non plus qu’on m’espionne !
Sentant la conversation s’électrifier, mon père intervint, en haussant la voix pour mettre terme, à cette bagarre verbale.
- Ça suffit ! on n’est pas là pour se chamailler ! et en s’approchant de la porte, sois sage et fais attention dorénavant, mon fils !
Voilà, nos réunions de mise au point, furent toujours ainsi. On donne raison au fautif, sans vraiment le punir et ou être ferme avec lui. C’était l’un des lacunes, de l’éducation uni parentale.
Deux jours plus tard, Sana, fut la personne la plus énervée et sur les nerfs à la maison. Elle était quelqu’un de très égoïste et qui n’aimait pas qu’on touche à ses affaires. Mais Bilhssan, a dépassé ses limites, en piquant son Audi, sans sa permission, elle, qui comptait ce soir là, sortir avec son fiancé, faire un petit tour à Kantaoui.
- Ce n’est pas la fin du monde Sana, prend ma voiture si tu veux ! dis-je, en étant assise, autour d’une table au jardin principal, avec le reste de la famille.
Et ma belle mère, voulant jouer la carte de la bonne belle mère :
- Ou bien ma voiture, c’est une Audi aussi !
Elle piétina le gazon un moment, et fit un petit tour autour de la grande piscine en criant :
- Comment a-t-il osé me la piquer ?
Mon père, en buvant un peu du jus murmura :
- C’est ton frère, sois indulgente avec lui, ma chérie, il est encore déprimé et sous le choc !
- Déprimé ouais c’est ça ! marmotta-t-elle, en gonflant de colère.
Je me mis debout, après avoir vidé mon verre de jus, puis je rejoignais ma chambre au premier étage.
J’étais hyper épuisée, après une journée de shopping, vu qu’il était période de solde. Et au moment où je posai ma tête sur l’oreiller, mon cellulaire, se mit à sonner, et c’était Nadia.
- Salut ma puce !
D’une voix fâchée, elle répondit :
- Ne m’adresse plus la parole.
- Pourquoi ma poupée ?
- Tu n’as pris même pas la peine de me faire, un coup d’appel, depuis deux jours !
- Mais mon poussin, j’étais occupée avec la famille, tu sais pour …
Elle me coupa la parole et murmura capricieusement :
- Ok ! ok ! bonne nuit !
- Attends ! dis-je en me mettant sur le dos. Dis moi, je t’ai manqué ou pas ?
- Oui, beaucoup !
Inconsciemment, je glissai ma main sous ma culotte et je mis à me caresser.
- Moi aussi, ma puce, tes lèvres m’ont surtout manqué !
- A moi aussi ! dit-elle, timidement.
- Alors si tu étais ici, près de moi, tu me feras quoi ? dis-je en fermant mes yeux.
- Quoi ? pourquoi tu me demandes ça ? et en se taisant un bon moment, j’entends bien tes respirations ! ne me dis pas que t’es en train de te toucher ?
- Tu m’excites mon bébé ! dis-je en gardant la main sous ma culotte.
- Ce n’est pas possible ! s’écria-t-elle furieuse, pourquoi tu agis toujours comme un mec !
- Les filles aussi, ont des désirs !
- Et ben, pas moi !
- Mais Nadia... et comme je n’entendis plus sa voix, Nadia, t’es encore là ? allo ? et merde, elle m’a raccroché au nez ! criai-je furieuse, en expédiant le GSM par terre.

2 commentaires:

zizou a dit…

Jje trouve intéressant de duel de pression/domination entre les deux femmes.
L'une naïve qui ne sait pas trop comment gérer la situation et voulant juste s'amuser et l'autre obsédée par la première et souhaitant la garder pour elle seule.

bella_ragatsa a dit…

oui joli couple:p

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