jeudi 30 juillet 2009

fille de bonne famille:épisode16: un amour sans sexe

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Que puis-je espérer de plus ? Voilà, finalement, quand je ne m’attendais plus à nouer une relation amoureuse avec Nadia, elle me vient, de plein gré, pour me le dire en face ; prononcer le mot magique au bout des lèvres ; un je t’aime ; tout timide, mais qui me fait du bien. Un je t’aime, plus efficace qu’un détergent, pour nettoyer mon cœur, des résidus de rancune, et de colère, encore amassés dedans. Un je t’aime, qui illumine, mon visage d’un joli sourire, jusqu’à un mois, voilé, par une tristesse dominante.
Je n’avais jamais ressenti, auparavant, cette joie surprenante, suite à cette déclaration d’amour, à l’improviste. Je n’avais jamais, ressenti non plus, ce pincement agréable au cœur, cette chaleur charnelle émanant de toute partie de mon corps.
C’était comme dans un rêve, un rêve fabuleux, qu’on souhaite déguster à nouveau. Un rêve, dans lequel, on espère s’arrêter sur certains passages, et mon passage préféré, fut cette déclaration, face à face.
- Je n’arrive pas à te croire. Dis-je, en essayant de cacher mon émotion.
Un peu, intimidée, vu qu’on était à l’extérieur, elle murmura :
- On pourra continuer la discussion à l’intérieur ?
- Ah ! oui bien sûr ! excuse-moi.
La main tremblante, j’ouvris ma porte et d’un geste de politesse.
- Je t’en prie !
- Merci ! dit-t-elle en souriant.
Une fois, assises, sur le canapé dans mon petit salon, le silence fut là, et après, un petit bout de temps, elle prit son courage à deux mains et se lança.
- Je ne sais pas quoi dire vraiment.
En jouant avec mes mains, je bégayai :
- T’es pas obligée de dire quoi que se soit.
Elle me sourit, puis planta son regard sur moi et continua, timidement.
- Tout ce que je sais est que j’ai des sentiments pour toi.
Puis en tenant ma main.
- Je t‘aime Sandra ! je sais que c’est fou…
- Pourquoi tu dis ça ?
En soupirant, elle reprit :
- Car une fille ne doit pas éprouver des sentiments amoureuses pour une autre fille.
Sous l’emprise de la colère, je me lève en criant :
- Si t’es convaincue qu’une fille ne doit pas aimer une autre fille, pourquoi t’es là ?
En se levant, elle me répondit, en haussant la voix :
- Parce que je n’arrive pas à t’enlever de ma tête ! ça ne m’est jamais arrivé, de tomber amoureuse d’une fille, et je ne suis non plus une lesbienne.
Nos regards se croisèrent un long moment puis je repris :
- Moi non plus je ne suis pas lesbienne, mais je t’aime !
Elle me sourit, puis me serra contre sa poitrine, chaleureusement en me murmurant à l’oreille :
- Je t’aime aussi !
C’était le moment le plus beau de toute mon existence, le plus romantique et le plus sensuel. C’était le commencement de mon histoire d’amour avec Nadia ; une histoire, pleine de charme, mais surtout de problèmes et de complications de tout genre.
Commençant par exemple, par sa phobie, de se faire choper pour gouine. Dans les endroits publiques, elle me laissa guère lui toucher la main ou l’embrasser sur la joue ; je précise bien sur la joue car la bouche, est une autre histoire que je vous raconterai plus tard.
Elle devenait, énervée et frustrée, chaque fois, qu’on décida de manger dans un restaurant de coin et ça finissait souvent par une dispute.
Hier l’après midi, au restaurant le pirate, à sidi Bou Saïd, une petite chamaille fut déclenchée, entre nous pour n’importe quoi comme toujours.
- Tu m’as manqué ! dis-je, en caressant sa main, posée sur la table.
Elle la retira rapidement, puis regarda à droite et à gauche, d’une manière anxieuse.
- Arrête !
- Quoi ? j’ai rien fait.
Elle but un peu de son verre d’eau, et répondit en baissant la voix :
- Les deux mecs derrière nous ne cessent de nous mater et s’ils te voient me caresser la main ils vont nous prendre pour deux lesbiennes !
- Je m’en fiche ! qu’ils pensent ce qu’ils veulent, tant qu’on s’aime et qu’on ne fait du mal à personne, je ne vois pas pourquoi je devrai en avoir honte ! je répliquai, en haussant légèrement la voix.
- Baisse ta voix Sandra ! tout le monde commence à nous regarder ! dit-t-elle, le visage tout pâle.
- Tu me fais chier Nadia ! murmurai-je, entre les dents.
Elle croisa les bras puis me répondit, capricieusement :
- Si ça ne te plait pas et que tu veux qu’en on finisse, dis le !
Je me levai, furibonde, et en tenant ma veste, je continuai.
- C’est bon Nadia ! moi je m’en vais !
Et là, le serveur, s’approcha de nous avec les deux plats de pizzas recommandés alors Nadia, s’écria, intimidée :
- Qu’est ce que tu fais ? assis toi !
- Non ! je n’ai plus faim ! et sous l’emprise de la colère, régale-toi avec les pizzas.
Elle se leva, me tint le bras et me gronda :
- Tu ne peux pas me faire ça ? tu m’invites et puis tu te casses ?
- Si c’est l’addition qui te préoccupe, ne t’inquiète pas je vais la payer !
Et je sortis tout de suite un billet de vingt dinars de mon portefeuille et je le mis sur la table en adressant la parole au serveur :
- Tu peux garder le reste si vous voulez.
Puis je quittai le restaurant sans regarder ma petite amie et je rentrai chez moi au Manar. A l’entrée de l’immeuble, que j’habitai, je trouvais la voiture de ma belle mère, garée. En montant jusqu’à mon appartement, je la trouvai devant la porte avec mon petit frère, Dally.
- T’étais où ? ça fait un quart d’heure que je t’attendais ?
Après avoir collé un bisou à mon petit frère, je répondis, d’un ton moqueur :
- Je ne m’en souviens pas d’avoir fixé un rendez vous avec toi !
Elle se mit a genoux, embrassa mon petit frère sur sa joue, puis lui dit :
- Tu restes sage mon cœur !
- Ok ! dit-t-il en suçant son pouce.
- Qu’est ce que cela signifie ? je me demandai, sur les nerfs.
Elle s’approcha de moi, et me tint les deux mains.
- Je te confie ton petit frère pour deux heurs ! je vais me renseigner auprès de l’ambassade du Canada, concernant le visa d’étude, pour Billy.
- Pourquoi tu ne l’emmènes pas avec toi ?
- Il va surement s’ennuyer, c’est un gosse !
- Mais, je peux pas…
En se dirigeant vers l’ascenseur, elle reprit :
- Ça ne va pas te tuer de jouer la baby-sitter pour une heure ou deux !
- Attends !
Mais elle partit, en me laissant avec ce petit diable, qui se mit, tout de suite après à me tirer par le bout de ma veste en criant :
- Alors tu vas me faire le rouge à lèvre cette fois-ci ?

2 commentaires:

YoYo a dit…

Coucou ragatsa,
je suis devenue addicted à ton histoire :)))
mais je tiens à corriger quelques erreurs :
- on ne dit pas "que puisse" mais que "puis-je"
et puis, "ça ne m'est jamais arrivé" et non pas "ça ne m'a jamais arrivé"
Amicalement ;))

bella_ragatsa a dit…

merci pour la correction yoyo:))))je suis contente que le roman te plaise.

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