lundi 13 juillet 2009

fille de bonne famille:épisode14: l'amant interdit

Partager
En attrapant un bout de pain de la corbeille, mise devant son assiette, papa, lui coupa la parole, de sa voix grave :
- Je trouve qu’il est un peu tôt pour prononcer le mot fiancé.
Sa phrase, sembla bien la gêner d’où son sursaut de surprise sur place, puis se mit à regarder mon père craintivement :
- Pourquoi tu dis ça papa ? on est fiancés depuis la fin du mois de mai, l’as-tu oublié ?
En la regardant du coin de l’œil, et tout en inaugurant sa salade, il répondit, la bouche pleine :
- Pas officiellement à ma connaissance.
- Mais tu sais très bien qu’on a reporté les fiançailles officiels à cause de l’accident de Sandra ?
Il mit sa fourchette, doucement sur le bout de son assiette et tout en croisant les doigts, il reprit :
- Je n’aime pas trop ce garçon ! ni son père d’ailleurs !
- Mais papa ! son père c’est Naji Nuira ! un chef de service à l’hôpital Ferhat Hached et un gynécologue trop réputé !
Il tint de nouveau sa fourchette, et murmura, indifféremment :
- Tant qu’il ne fait pas partie du monde du business, il ne m’intéresse pas !
- Mais papa ! s’écria-t-elle en changeant de ton, il fait partie d’une bonne famille du Monastir, très connue et riche !
Tout en savourant sa salade verte, il murmura, froidement :
- Une bonne famille certes mais plus riche comme avant, et en avalant sa salive, tout en gardant les yeux sur son assiette, à part les quelques fermes et les trois boutiques, qu’il partage avec ses frères et sœurs, ton beau père, ne possède pas grand-chose !
Papa, sembla, connaitre, très à cœur la situation financière, de la famille de son gendre, ce qui me faisait, rire, surtout en voyant, Sana, embêtée et impuissante, devant ses arguments.
- Si tu ne l’aimes pas papa ? pourquoi as-tu donné ta bénédiction pour les fiançailles ?
- C’est juste un avant goût ma chère ! et en la plantant de son regard, sévère, je n’ai pas encore dis mon dernier mot !
- Tu vas dire non alors ? cria-t-elle très en colère.
Toujours aussi froid et calme, mon père ajouta :
- Tout ce que je te demande de faire c’est de prendre tout ton temps ! et en essuyant ses mains, et d’épouser un homme, qui maintiens stable ton niveau de vie !
D’habitude, mon père était peu bavard, au diner, mais quand il parle, le souper devint une réunion, où tous les sujets qu’il a en tête, doivent être traités et surtout résolus.
Ma sœur, éperdue de colère, chercha des yeux quelqu’un sur qui elle pourra se défouler, et comme, elle me trouva rieuse, alors elle ne me manqua pas :
- Ça te fait rire toi hein ?
- Moi ? non !
- Pourquoi nous montre-tu alors ton radieux sourire ?
En lui jetant un regard belliqueux, je criai :
- La prochaine fois, j’attendrai ta permission pour sourire !
Et là mon père me regarda, un petit moment avant d’entreprendre la conversation mais, avec moi cette fois-ci :
- T’es en quelle année Sandra ?
Mon frère, se mit à rire, à mi-voix puis en me donnant, un coup du pied, doucement sous la table, il me chuchota, à l’oreille :
- C’est ton tour maintenant ! bonne chance !
- J’ai terminé mes quatre longues années de maitrise, père !
Soukayna, étonnée, interféra dans notre conversation :
- Ça alors tu as fait ta soutenance ?
- Et oui depuis un bail d’ailleurs !
Ma sœur, intervint, en me blâmant :
- Pourquoi tu ne nous as rien dit ?
En riant, je murmurai, d’un ton moqueur :
- Comme si tu étais intéressée !
- Si je suis intéressée, d’ailleurs j’aurai voulu y assister !
- Moi aussi ! dit ma belle mère, entre les dents.
- Oh ! c’est vraiment dommage ! criai-je, ironiquement.
Après avoir suivi, la petite chamaille verbale, entre sœurs, mon père, m’interpela, calmement :
- Et tu comptes faire un master ?
- Moi ? et en croisant mes bras, il n’en est pas question, je hais les études. Je ne sais pas comment j’ai pu patienter, aussi longtemps !
En souriant, papa, ajouta :
- Ça me convient très bien ! et en me fixant du regard, dès la fin du ramadan, tu travailleras avec ton papa !
- Quoi ? mais papa…
En me coupant la parole, il continua, fermement :
- Il est temps que tu prennes la relève !
Affolée, comme si je venais de me réveiller d’un cauchemar, je criai, toute frustrée :
- Je n’ai jamais bossé papa et…
- Ne t’inquiète pas ma puce ! tout ira bien, j’ai des bons employés, bien qualifiés en qui j’ai confiance et qui vont t’aider à bien assimiler le boulot, afin que tu deviennes, une bonne gestionnaire et pourquoi pas une femme d’affaires !

2 commentaires:

SNAWSI a dit…

je savais pas qu'on inaugure une salade :p...mais bon:D

bella_ragatsa a dit…

c'est une façon de parler pour dire commencer mais avec un certain humour:p( il manque une paire de ciseaux pour une vraie inauguration:p)

Enregistrer un commentaire