samedi 11 juillet 2009

fille de bonne famille:épisode14: l'amant interdit

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Elle s’engouffra vers moi, me prit le gloss, d’un mouvement violent puis cria :
- Tu veux faire de ton petit frère une pédale ?
Je me levai, donc, tout en déposant mon frangin, doucement sur le sol, puis je criai :
- C’est lui qui voulait du rouge à lèvre !
- Il n’a que 5ans, il ne sait pas ce qu’il veut !
- Si je veux faire du rouge à lèvre ! intervint Dally, de sa voix étoffée.
En le pointant du doigt, elle cria :
- Toi ! dans ta chambre immédiatement !
- Non !
Puis en me retirant par la chemise :
- Allez fais moi du rouge à lèvres !
Folle de rage, Sana, prit d’un seul coup ma trousse et se précipita vers la fenêtre, l’ouvra, et la jeta, au jardin, ainsi que le gloss, qu’elle m’a piquée.
- Et maintenant descends vite à la salle à manger ! ta maman te cherche partout !
- Méchante ! je te déteste ! cria-t-il, tout en pleurnichant.
Avant de sortir, et tout en s’enfiévrant d’une rancune sourde et enfantine, il lui frappa du pied puis prit la fuite, tout en riant.
- Petit morveux ! tu va voir !
Bouche bée, et après avoir trouvé ma langue :
- Comment oses-tu jeter ma trousse de make up comme si c’était de l’ordure !
Elle se mit à gratter, sa cheville, tout en s’agenouillant, un petit moment puis se leva, et me dit :
- Je descendrai tout de suite te l’apporter ! c’était juste pour contrarier Dally !
- Oui c’est ça !
Puis en s’asseyant sur la chaise, toute énervée :
- Je peux savoir ce que tu veux de moi ?
- C’est l’heure du dîner ma chérie ?
- Et alors ?
- Ben viens manger avec nous !
- Je n’ai pas faim !
- Allez ! se mit-t-elle à me supplier, c’est uniquement au ramadan, que toute la famille se réunisse autour d’une table !
Et en me donnant sa main :
- Fais plaisir à papa ! il t’attend en bas et refuse de manger avant que tu ne sois assise prés de lui!
Tout en déviant mon agacement, par un sourire, fade, je me tus, puis je la suivis, calmement. Dan la salle à manger, je trouvais, tout le monde, assis, à l’exception de la femme de Billhssan. En me voyant, mon père, se leva, m’embrasse sur la joue, puis me dit, tendrement :
- Viens t’asseoir prés de moi !
J’illuminai mon visage d’un sourire radieux, puis en s’asseyant à sa droite, l’ancienne chaise de ma mère, face à Soukayna, je disais :
- Elle est où Sinda ?
Tout le monde sembla, concentré sur son assiette, en train de bouffer sa brique sans vraiment, donner de l’importance à ma question jusqu’à ce que je reprenne, en adressant la parole, cette fois-ci à Billy :
- Elle est où ta femme ?
Il leva les yeux de son plat, me regarda un moment puis dit, en haussant les épaules, indifféremment :
- Je ne sais pas !
- Tu ne sais pas ! et en cillant d’étonnement, tu m’épates là !
Et là, ma sœur, intervint en posant sa fourchette sur son assiette, toute en croisant ses doigts :
- Pourquoi la cherches-tu ?
- Je veux uniquement savoir pourquoi elle n’est pas là ?
En essuyant, gracieusement, sa bouche, avec une serviette, l’épouse de mon père, parla doucement :
- Elle mange dans la cuisine avec Samia, et l’autre boniche.
- Quoi ? comment ça ? elle mange, dans la cuisine, puis en fixant ma belle mère, d’un regard sacripant, elle fait, désormais, partie de la famille Idriss, exactement comme vous !
Puis, en plantant, Billhssan, du regard :
- Tu ne dis rien, toi ? ça ne te gène pas que ta femme, ne soit pas avec nous ici ?
Il s’arrêta, un moment de manger, puis en ingurgitant sa salive :
- Non Sandra ! ça ne me gène pas ! et en souriant, par contre, ça me fait plaisir de ne pas la voir assise avec nous sinon ça me coupera l’appétit !
- Alors depuis la première semaine du ramadan, elle mangeait avec les bonnes ?
- Non ! c’est hier qu’elle est venue, expliqua Soukayna, elle a passé la première semaine, avec sa famille !
Et Sana, rajouta, d’un ton moqueur :
- Et puis, elle est super à l’aise, avec les bonnes, et semble très proche et copine avec elles ! et nous ce qu’on veut c’est ne pas lui gâcher ce plaisir !
- Ah oui ! je vois !
Pendant tout ce temps là, mon père, resta calme, concentré sur son assiette, sans proférer le moindre mot jusqu’à ce que ma sœur lui adresse la parole, en disant, avec pudeur :
- Papa ! est ce que tu seras là ce samedi ?
En levant ses yeux de biche, de l’assiette, il murmura, à mi-voix :
- Ce samedi ? puis en réfléchissant, un bout de temps, probablement, oui !
- C’est génial ! cria-telle, très aux anges.
Et ma belle mère, l’interpela, intéressée :
- Alors c’est ce samedi qu’il compte venir diner avec nous ?
- Oui ! lui et ses parents !
En croisant mes bras, et tout en souriant, superficiellement, je dis :
- Tiens ! tiens ! alors ton fameux Mehdi sera ici ce samedi ?
Elle se mit, à me regarder, un long moment puis me répondit, avec fierté :
- Oui, mon fiancé, va diner avec nous ce weekend.

2 commentaires:

baz2x1 a dit…

J'ai ressenti toute la lourdeur du diné. Comme si j'étais avec eux. Moi qui voulais manger le brik avec eux, le cas de sinda m'a coupé l'appetit :)

bella_ragatsa a dit…

oui drôle du diner convivial:p la cruauté c'est un défaut humain e on ne peut rien faire face à elle:(

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