vendredi 10 juillet 2009

fille de bonne famille:épisode14: l'amant interdit

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Pourquoi aime-t-on ? Pourquoi prouve-t-on le besoin d’offrir nos cœurs à des personnes ? Et surtout pourquoi quand on aime quelqu’un, ça finit souvent par tourner mal contre nous ?
L’amour, est certes, le plus noble des sentiments, celui qui prouve notre humanité, mais, une over dose, peut être fatale, comme la morphine. C’est un sentiment, qui en se manifestant, peut nous rendre meilleurs et heureux, soit au contraire, des pauvres criminels, délaissés.
L’unique crime, de Ghassen, fut son amour fou pour moi, sa passion, et son rêve, d’un amoureux acharné, celui d’épouser la fille qu’il aime. Mais l’horloge de la vie, a voulu autrement, et le destin, s’est encore moqué, de lui. Dans une dernière tentative sans un moindre espoir, il est venu, pour me convaincre, de lui donner une chance ; de revivre, un amour impossible, un amour sans lendemain, avec une fille comme moi, qui ne l’aimait pas, et qui préférait du loin sortir avec une fille. Son action, innocente, émanant, d’un cœur brisé, endolori, fut considérée, par le loi, comme étant de la préméditation, pour mon agression, accidentelle.
Pour la première fois aussi, mademoiselle, je sais tout, mon radar, et CNN, la Tunisie, me communiqua, une nouvelle, légèrement erronée, elle prit sa liberté conditionnelle, en attendant mon rétablissement et le procès, comme étant, une sorte d’engagement, ou obligation, pour ne plus s’approcher de moi. En fait, elle n’avait pas totalement tort, et la nouvelle, qu’elle m’ait annoncée, n’était pas, le fruit de son imagination. En passant, dans le couloir, ce jour là, elle entendit mon père parler, avec mon frère, et bien sûr, ses capteurs auditifs, de hautes performances, furent en bonne état de fonctionnement, et me transmit par la suite, la première partie, de l’information.
Ce n’est qu’après, son départ, la nuit, que je me renseignais, en abordant le sujet avec mon frère. Il me raconta tout, et me dit, que mon ex courut, le risque, d’un emprisonnement, de trois ans au minimum, pour l’agression suite à la préméditation et que en attendant le procès, il ne devra en aucun cas me contacter ou s’approcher de moi.
Pour moi, un tel châtiment fut, oppressif voir, exagéré, puisque Ghassen ne comptait point me faire du mal et comme son père, fut un vieil ami, au mien, et l’un de ses meilleurs partenaires, dans le monde du business ; avec qui il entreprenait, en effet, une société de leasing, on décida, le désistement. Ainsi, l’affaire fut close. Quelques semaines plus tard, j’appris, que Ghassen, ait quitté le pays. Il partit, au Canada et décida de passer ses vacances là-bas, ainsi que poursuivre ses études, en faisant, un master et essayer, peu à peu, de tourner cette page noircie, de trouver gout à la vie et surtout de m’oublier.
Quant à moi, je passai, un mois supplémentaire dans une clinique, à Sousse, avant de retrouver ma vie de tous les jours et ma chambre, qui m’ait manqué tant.
Quelques heures après notre arrivée à la maison, je me levai de mon lit et décidai de me pomponner un petit peu, question d’enlever, cette pâleur qui envahissait mon visage et les traces de fatigue enracinés autour de mes yeux. En s’asseyant face à ma coiffeuse, tout en tenant le rouge à lèvre, au bout des doigts, je vis à travers le miroir, une petite tête, joufflue, pousser timidement la porte de ma chambre. En souriant, je parlai :
- Hey ! mon petit chou ! entre !
C’était mon petit frère, Mohamed Ali, qui n’arrêtait pas de balancer ses pieds en alternance, tout en s’approchant de moi. En l’embrassant si fort sur sa joue, je disais :
- T’étais où petit morveux ! tu ne souhaites pas à ta sœur cadette, la bienvenue !
En baillant, il répondit, avec sa belle voix, d’un garçonnet toute douce et tendre :
- Je faisais dodo ! puis en touchant mes cheveux, tu n’as plus mal ?
Je le mis sur mes genoux, et je dis, en posant mes bras autour de sa taille :
- Non ! mon chou ! je vais bien !
Et en le taquinant :
- Alors ! c’est vrai que t’as jeûné aujourd’hui ?
Excitée, il cria, en manifestant sa joie enfantine :
- Oui ! j’ai jeûné jusqu’à midi ! et Mahbouba m’avait fait des frites pour me récompenser !
- C’est bien ! et en éclatant de rire, moi je n’ai pas jeûné de tout depuis l’arrivée de Ramadan !
- Maman m’a dit que t’es malade, c’est pour ça que tu ne jeûnes pas avec eux !
En rigolant, je continuai :
- Dire que ce traumatisme crânien, m’est venu, au bon moment !
Puis, il guetta, ma trousse de make up, et par curiosité, il s’apprêta à l’ouvrir.
- Qu’est ce que tu fais ?
Il me regarda, les yeux grands ouvert et me dit, en suppliant :
- S’il te plait ! fais-moi du rouge à lèvre !
- Quoi ? criai-je, étonnée, toute en riant, non ! mon chou ! ça ne se fait pas ?
- Je veux du rouge à lèvre ! m’ordonna-t-il, capricieusement.
- Le rouge à lèvre c’est un truc de fille !
- Je veux du rouge à lèvre !
- Ok !ok !
Essayer, de contrarier, un petit garçon capricieux et têtu, comme mon frère, n’était pas une bonne idée surtout, qu’il avait la manie, de faire des crises de nerfs torrentielles et des pluies de pleurs, continuelles. Pour éviter, tout ça, je cédai à ses caprices, et je pris, le brillant, moins visible, et détectable par des yeux masculines.
Mais au moment, où je m’apprêtai, à toucher ses petites lèvres, de poisson, avec le brillant, ma sœur , surgit subitement dans la chambre ; et s’arrêta, devant le spectacle, peu ordinaire, puis cria, furieuse :
- Mais qu’est ce que tu fais bon sang ?
Froidement, je répondis :
- Ben ! une touche de gloss !

2 commentaires:

zizou a dit…

aaahh bill une vrai petass !! c koi ce truk ?? jdi mm pa ke c mec serieux il a rien mm pas muscler en + ac sn maquillage il me fais pitié ! un vrai travlo!

Fais plutot de la muscule ca plait plus aux meufs.

bella_ragatsa a dit…

c'est pas Billy qui voulait se maquiller mais plutôt son petit frère Dally; j'avoue que je voulais faire une petite dédicace, à ma manière bien sûr:))))))), aux mecs,obsédés tant par leurs apparences physiques, au point de se maquiller mais légèrement :p

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