samedi 25 juillet 2009

fille de bonne famille: épisode15: Le premier"je t'aime"

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Pauvre Sinda ! Rien ne peut faire autant souffrir une femme, que la mort de son enfant. Attendre neuf mois de grossesse, et rêver de devenir maman et de couvrir un petit ange de tant d’amour et de tendresse, pour enfin être confrontée à une mort soudaine, qui vient briser le bonheur et la joie de toute la famille.
Une fois arrivée à la maison, les funérailles furent déjà commencées. Il n’y avait pas beaucoup de monde ; uniquement les plus proches. Mon père était dans sa chambre, tout triste, tout effondré lui qui rêvait tant de devenir grand père, quant à ma belle mère ; elle était assise au grand salon vêtue d’une robe noire ; entourée de quelques femmes venant présenter leurs condoléances pour ce grand malheur qui nous a touché.
Ma sœur, les yeux tous rouges des pleurs, se maintenait debout prés de l’escalier. En m’apercevant, elle vint vers moi, me serra contre sa poitrine puis me dit d’une voix larmoyante :
- Je me demande ce qu’on a fait pour mériter tout ça.
En caressant sa joue, avec ma main je m’interrogeai, d’une voix morose :
- Qu’est ce qui s’est passé lors de l’accouchement, raconte moi !
- Elle a accouché par césarienne mais son bébé avait une malformation du cœur, et est mort, cinq minutes à peine après sa naissance !
Puis en pleurant :
- Il était tellement beau Achref !
- Achref ?
- Oui ! on a dû le nommer pour l’inscrire sur les registres de naissance et de décès de l’état civil, pour qu’il bénéficie des funérailles.
- Et comment va-t-elle Sinda ?
Elle garda le silence un bout de temps puis continua, avec amertume :
- La pauvre ! elle est encore à l’hôpital, elle a été tellement touchée par la mort de son bébé et est devenue dépressive donc ils la garderont quelques temps, par peur qu’elle ne fasse une tentative de suicide !
Puis en soupirant :
- C’est surtout papa qui m’inquiète trop, il est hyper sensible, lui qui attendait passionnément l’arrivée de son petit fils ! puis en collant le dos contre le mur, il refuse de quitter sa chambre, depuis le matin et j’ai peur, que sa tristesse, ait n’importe quelle influence sur ses problèmes cardiaques.
En essayant de la réconforter je disais :
- N’aie pas peur, papa est fort et puis il aura plein de petits fils très bientôt surtout lorsque tu te marieras avec Mehdi !
Vous vous demandez surement ce qui s’est passé, après son coup de fil il y a trois semaines. En fait, comme je n’osai affronter ma sœur, et lui dévoiler la bassesse de son fiancé ; j’ai réagi différemment. J’ai fixé un rancard, avec son prince charmant, au New feeling, dans la rue d’orange, le jour suivant. Et il est venu, bien sûr, pile à l’heure, élégant, avec une rose, à la main comme si c’était un rancard entre amoureux.
Quelques secondes juste après avoir recommandé un jus de fraise et lui un café crème, j’initiai la conversation à ma manière :
- Bon ! allons droit au but ! et en croisant les bras, dis moi ce que tu attendes de moi ?
Il sourit, son sourire séducteur et murmura :
- Rien !
- Alors pourquoi tu te comportes bizarrement avec moi ?
- Bizarrement ?
- Pour toi appeler la sœur de ta fiancée au bon milieu de la nuit, est rien de tout ? c’est innocent pour toi, comme comportement ?
- J’aime ta sœur ! cria-t-il en riant, je ne comprends pas pourquoi tu te fais toutes ces idées ?
- Ah ! alors c’est moi qui fais des idées et qui imagine qu’il se passe un truc malsain entre nous alors que ce n’est pas le cas !
- Exactement ! me lança-t-il, en buvant, un peu de café, puis si je désirai sortir avec toi, je ne demanderai jamais la main de ta sœur !
Furieuse, je criai :
- Arrête ton baratin ok ? je ne suis pas une gourde et je ne suis pas non plus Sana, je suis sortie avec plein de mecs, et je connais parfaitement les garçons de ton genre ! puis en ingurgitant ma salive, même cette rose que tu m’as apportée, ce soir, te contrarie !
En cachant son sourire, derrière un regard soucieux, il me coupa la parole, d’un ton sérieux :
- Qu’est ce que tu veux Sandra ?
- Que tu mets terme et tout de suite à ton jeu de merde !
Puis d’une voix menaçante :
- Sinon je te jure sur la tête de mon père, que je raconterai tout à ma sœur, ce soir en rentrant chez moi !
Se sentant harcelé, il murmura au bout des lèvres :
- Ok ! Sandra ! je ne t’appellerai plus jamais. t’as ma parole !
Puis il sortit son portable, de sa poche et chercha mon numéro puis dit :
- Et je vais le supprimer devant toi, pour que tu me croies !
Et évidemment, il le supprima et pour moi l’affaire fut classée, en douceur, et surtout sans mauvaises complications. J’espère uniquement, qu’il tient sa parole. Jusqu’à maintenant, il l’a fait et depuis ce rancard de mise au point, il n’a guerre essayé de me contacter.
- Alors où est Bilhssan ? criai-je en le cherchant du regard.
Enervée, elle murmura :
- Dans la piscine avec Dally ! c’est le seul d’ailleurs, qui ne semble pas affecté par l’événement !
- Le salaud !
Puis je me dirigerai vers le jardin, et conformément aux paroles de ma sœur, je le trouvai allongé sur sur la surface de l’eau, et mon petit frère côte à côte avec lui, en train de jouer avec son ballon.
- Tu n’as pas honte !
Il enleva ses lunettes de vue, et me répondit encore allongé sur son dos :
- Pourquoi devrai-je en avoir ?
Puis en souriant pour m’énerver :
- La justice de Dieu est faite ! C’est parce que elle a menti, concernant ce bébé pour m’épouser, que son enfant n’a pas vu le jour !
- C’est ton enfant !
- Non ce n’est pas le mien ! puis il sortit de la piscine, essuya son torse nu avec une grande serviette et continua, Dieu m’aime et c’est lui qui a mis terme, à cette comédie mensongère !
- Tu n’as pas de cœur toi ! murmurai-je, en craquant.
Il mit son pull, puis sourit et me dit :
- Bon j’y vais moi !
- Sale con où comptes-tu aller dans un moment pareil ?
- A la pèche avec mon ami Riath , il m’attend d’ailleurs a la cafétéria de Rome !
Puis en me faisant une œillade :
- Ciao Bella !

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