
Quand on veut être cruel et inhumain, on le peut facilement nous les humains. Il suffit d’une étincelle de haine propagée dans notre esprit pour risquer de devenir méchant. Je ne pouvais en vouloir à mon frère, ni le gronder ou le retenir à sa petite croisière entre amis le jour des funérailles de son fils. Un bébé, qu’il n’acceptait pas et qu’il ne considérait pas comme étant une partie de lui. Un bébé innocent, fruit d’une fornication d’adolescents, que Dieu ait préféré le garder auprès de lui au lieu de le confier à des parents irresponsables et immatures.
Une décision irrévocable et sagace, de la part du divin, que nul ne peut nier, malgré le chagrin et la tristesse qu’elle ait pu provoqué.
Après deux nuit passées à Sousse, je revins à Tunis ; à ma petite vie d’autonomie et d’indépendance, loin d’une famille où les malheurs, se succédèrent pour l’atteindre.
De retour à mon appartement, je fus surprise par la présence, d’une personne qui m’ait chère ; ma Nadia. Enfin, je ne m’attendais pas à ce qu’elle vienne de sa propre volonté, pour me rendre visite mais j’étais très aux anges de la voir devant moi.
- Enfin ! t’es là ! cria-t-elle puis s’approcha de moi et me colla un bisou sur la joue.
- Quelle surprise ? ça fait longtemps que t’es là ?
- Une demi-heure !murmura-t-elle en souriant.
- Ah ! je suis vraiment désolée ! j’étais à Sousse !
- Ah ! c’est vrai ? je suppose que la femme de ton frère a enfin accouché ?
En ouvrant la porte, je disais amèrement :
- Oui d’un enfant mort !
- Je suis vraiment désolée !
- Non ! c’est rien !
Puis, en dessinant, un joli sourire sur mes lèvres :
- Allez viens !
Elle hésita un moment puis pénétra le hall, et se mit à examiner l’appartement de ses yeux puis reprit en s’approchant de moi :
- A première vue, il est sympa ton appart !
- Je te l’avais dit ! dis-je en sortant une cigarette.
Je fermai la porte puis je disais :
- Fais un petit tour le temps que je me change !
- Ok ! bégaya-t-elle doucement.
Je me dirigeai vers ma chambre, le cœur battant, et je mis à fumer le bout de cigarette, toute frustrée et stressée, moi qui attendait tant de la voir dans mon appartement et qui rêvait d’un moment pareil depuis une éternité. Je me déshabillais, vite fait, et je glissai ma brettelle, et mon pantacourt et je sortais.
En me voyant, elle sourit et me taquinait :
- Quelle rapidité !
- Oui je fais tout en vitesse !
Elle s’approcha de moi, les yeux collés sur ma poitrine, et me dit :
- Moi j’aime prendre mon temps !
Puis hocha la tête et me dévora du regard en continuant :
- Alors votre offre est encore valable ?
Ne croyant pas mes yeux, je restai, un moment comme assourdie puis je dis :
- Bien sûr que oui !
Elle mit sa main sur ma joue puis ma caressa tout le visage en disant :
- T’es super belle !
Toute rouge de timidité, je murmurai :
- Toi aussi !
Puis elle effleura ma poitrine, de son doigt et me chuchota à l’oreille :
- Je t’aime !
Ne sentant plus mes jambes, je m’effondrai sur le canapé, et là elle s’assit prés de moi, et glissa sa main sous ma bretelle et mit à me caresser le ventre puis avec sa main, toute douce, soupesa mon sein droit et tout en collant sa bouche sur mon cou elle me chuchota :
- J’ai envie de toi !
C’était tellement beau pour être vrai ; tellement sensuel et parfait pour être réel mais surtout tellement le fruit d’une imagination débordante ; d’un cœur affamé, obsédé à la folie de cette fille pour être le sujet de mon rêve. Un rêve, auquel la sonnerie, réveil, de mon portable, ait mis fin.
En saisissant lourdement le combiné, et en voyant l’heure qu’il indiquait je criai :
- Zut ! il est dix sept heure ! j’ai dormi une demi-journée !
Puis, je jetai le drap par terre et comme toujours lorsque je fus imprégnée dans un de mes rêves érotiques où ma Nadia, fut le personnage principal, je me réveillais, avec une culotte, toute mouillée.
- Et merde ! dis-je, gênée.
Tout de suite après, je me glissai sous ma douche, pour me réveiller, avec de l’eau tiède. Et c’est là, que ma porte cria, alors je sortais vite et je me dirigeai vers la porte en portant une serviette de bain.
En ouvrant la porte, je fus interloquée par, un visiteur que seulement dans mes rêves il était toujours présent dans mon appartement.
- Nadia ! criai-je, en rougissant.
Elle sourit, et baissa sa tête, de pudeur, vu que j’étais emballée dans une serviette et reprit:
- Je suis venue pour visiter l’appart !



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