mercredi 22 juillet 2009

fille de bonne famille: épisode15: Le premier"je t'aime"

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En pénétrant le couloir, quelques têtes se mirent à me guetter discrètement, de leurs bureaux et à chuchoter. Le lèche cul de mon père , monsieur Mansour, un simple comptable mais une balance de qualité, de quarante deux ans m’ouvra la porte de mon nouveau bureau, puis me laissa passer devant lui, par galanterie camouflée en disant.
- Voilà votre bureau mademoiselle Idriss !
Puis courut vers la porte fenêtre l’ouvrit et continua, en souriant :
- Une vue sur la rue de liberté à mourir.
Puis s’approcha du climatiseur et se préparait à l’allumer mais je l’arrêtai, doucement :
- Non ! merci Mansour ! il ne fait pas de tout chaud !
Il sourit son misérable sourire ouvrant accès à des dents jaunâtres puis en frottant les mains continua :
- Comme vous voulez mademoiselle !
- Tu ne vas pas quand même continuer à me vouvoyer tout le temps.
- Vous êtes la fille du patron mademoiselle, que Dieu le protège et soit avec lui.
- C’est gentil merci Mansour. Dis-je, tout en s’asseyant sur la chaise.
Puis je me tus, une façon indirecte mais polie pour demander à Mansour de quitter mon bureau. Etant, un ancien employé dans cette filiale appartenant au groupe Idriss, située à l’entrée de Tunis, et un doué du langage des gestes, il comprit le message crypté et en sortant du bureau me répéta la même chanson du matin.
- En cas de besoin, n’hésitez pas à appeler le 2052 et je serai toujours disponible.
- Merci Mansour.
- Voulez vous que je ferme la porte en sortant ou la laisser ouverte, car le Boss la veut toujours semi-ouverte.
- Moi je la préfère fermée.
- Ok ! comme vous voulez ! bon , je suis dans le bureau juste au fond du couloir .
- Merci Mansour ! murmurai-je en gardant avec difficulté mon sang froid.
Il sourit, puis ferma la porte doucement et partit. En soupirant, je me disais « Quel lèche- bottes » .
Voilà, en trois semaines plus tard, je me trouvai coincée sur une chaise dans un bureau à la capitale, comme stagiaire. Moi, qui voulait tant rien faire, et qui étais aux anges d’avoir achevé la phase d’études universaires .
Avec un père comme le mien, il n’ y a pas un autre mot à dire. C’est lui qui décide, lui qui prend l’initiative et lui aussi qui met terme à tout. Il a pensé à ma place et a décidé de m’embaucher dans la société sans même me consulter. Enfin, il l’a fait, à sa manière , le jour de l’Aïd.
On était assis, tous au grand salon, dans les rares moments de convivialité familiales ; en train de parler de tout et de rien mais surtout en train de manger comme des affamés qu’on a privé une éternité de la nourriture. Et tout d’un coup, mon père toussa, pour avoir notre attention mais surtout la mienne et me lança sans un préavis.
- Dans deux jours tu entameras une nouvelle vie professionnelle.
- Quoi ? cria-je, en laissant tomber , le bout de mille feuilles à l’orientale, que j’étais en train de déguster.
- Tu commenceras en tant que stagiaire, pour appréhender de l’expérience et puis on verra .
- Mais père…
Il me coupa la parole en souriant, puis continua :
- Je sais que t’aime bien être indépendante et loin de la famille, donc tu effectueras ton stage à Tunis, comme ça, tu ne te lasseras jamais, étant entourée de tes amis exactement comme à la faculté et puis tu trouveras du personnel de la petite filiale de Tunis , de ton âge et je suis certain, que ma fille s’adaptera vite.
Avec un discours aussi convainquant et bien construit , je n’avais rien à ajouter. Il a tout prévu pour moi, et je n’avais rien à faire à part « exécuter ses ordres » quoi que j’aie fait tout mon possible pour que les deux jours soient deux semaines plus tard. Deux semaines pendant lesquelles, je faisais navette quotidiennement à Tunis, pour revoir Nadia, et discuter avec elle pour des heures et des heures à la Miranda. Elle qui a décidé de faire un master professionnel et de travailler en même temps, dans une petite agence de voyage, en tant que contractante.
Hier soir vers les 20H, on fixa un nouvel rendez vous, à la cafétéria. Mais, elle était mal à l’aise voir triste et sur les nerfs.
- Cava Nadia ?
Elle dessina un faux sourire, et me répondit :
- Pas tellement .
- Allez raconte moi qu’est ce qui ne va pas ?
- Je n’ai pas encore trouvé de colocataire.
En la taquinant je disais :
- Ben rien ne vaut l’habitation tout seul, tranquillement !
- C’est cher et puis je ne supporte pas de vivre toute seule dans une maison.
- Alors viens habiter avec moi !

4 commentaires:

elgreco a dit…

Bella Ragazza!!!

Faudra apprendre à prendre ton mal en patience amiga!

Keep in touch=)

zizou a dit…

Battre le fer quand il est chaud

bella_ragatsa a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
bella_ragatsa a dit…

j(aime bella_ragtsaaaaaaaaaa et pas ragazza le Z j'aime pas trop:p
oui ziou faudra saisir les opportunités:)

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