
Revenir à Tunis, était pour moi comme rejoindre le paradis, revenir à ma vie de folie de bières et des sorties nocturnes (à Sousse aussi ça était le cas quoi qu’un questionnaire complémentaire à la suite fut nécessaire de l’épouse de mon papa qui se prenait pour ma mère, pauvre conne)
- T’étais où ?
- Ça ne te regarde pas !
- Si ça me regarde, les filles de bonnes familles ne retournent pas vers l’aube
- C’est parce que tu ne fais pas partie d’eux que tu manques de culture sur la haute société !
Mais c’était rare le nombre de fois où mon père intervenait, bien sûr lorsqu’il fut présent ;
- Arrêtez-vous deux ! vous me cassez la tête ! vous ne voyez pas que je suis entrain de lire un contrat !
- Désolée papa !
- Au lieu de défendre ta femme ! tu joues le neutre ! cria ma belle mère énervée
Et là mon père, fidèle à ses habitudes, ne répondait pas et rejoignait son bureau qui se trouvait à droite du salon principal. Drôle d’ambiance familiale n’est ce pas ?
Heureusement pour moi, que j’ai trouvé ma liberté et mon appartement de 4pièces luxueux du Manar, c’est mon propre appartement, mon cadeau d’anniversaire pour mes 23ans, avant de l’avoir j’habitai notre résidence de la Marsa mais c’était loin du Campus, c’est vrai que je disposais d’une voiture, pour ma propre circulation mais c’était fatiguant à longueur des jours et mon papa cherchait tout le temps le confort de sa fille chérie et sa seule façon de montrer son affection était de dépenser de l’argent, au moins il faisait de l’effort pour nous combler de joie et de bonheur pas comme ma mère qui nous ait quitté pour de bon, ça fait 12ans que je n’ai pas entendu sa voix la seule chose que je sais d’elle c’est qu’elle vivait dans un bon quartier de Londres , elle nous ait filé l’adresse en cas où on voulait la visiter pour une urgence bien sûr : madame ne voulait aucun contact avec nous mais bon elle a choisi sa vie et nous la nôtre et reprendre contact avec elle ne changerait rien du fait que la relation mère fille fut cassée depuis des années et bien enterrée dans les pages du passé lointain.
Je venais à peine de m’installer lorsque j’entendis quelqu’un frappait sur ma porte et malheureusement pour moi c’était le collant Ghassen qui n’arrêtait pas de me suivre et de m’imposer sa lourde présence chaque fois que je suis de retour à Tunis.
- Alors ne t’es pas contente de me voir ! et il se jeta sur un fauteuil
- Qu’est ce que tu veux ! dirai-je d’un ton sec à mourir
- Pourquoi t’es toujours si hostile avec moi ?
- Je ne suis pas hostile ! mais je n’aime pas qu’on frappe à ma porte à l’improviste c’est tout !
- Oh ! puis lança un rire ironique et reprenait, t’es trop prétentieuse toi ! je connais ce jeu par cœur ; tu veux jouer le rôle de la fille intouchable mais tu sais tu vas finir par te rendre à l’évidence et sortir avec moi.
- Oh ! tu me fais vraiment rire Don Juan ! je ne sortirai jamais avec toi.
- Pourquoi ? je suis un beau garçon et toutes les filles rêvent d’avoir un rancard avec moi.
- Et ben monsieur la Star ! moi je ne rêve pas de sortir avec toi !
- Tu vas le regretter Sandra !
- Oui c’est ça ! et maintenant tu peux m’excuser.
- Quoi ?!!! il ouvra sa bouche de surprise et disait, tu me files dehors maintenant ?
- Yes ! je répondais calmement en allumant une cigarette
Il se mit debout, me jeta un regard coléreux plein de paroles puis sortit en claquant la porte derrière lui violemment. Ensuite, je jetai un coup d’œil sur l’horloge, il était 16H moins quart le temps où je trouvai d’habitude la fille mystérieuse à la cafétéria. Sans perdre du temps, je pris ma veste et mes clés de voiture et je quittai mon appartement.



0 commentaires:
Enregistrer un commentaire