
L’appel de désir, me frôla les lèvres, et je sentais comme une force magnétique, me poussant, vers son visage. D’une caresse étroite, j’enveloppais sa joue. Puis, peu à peu, et sans parole, les paupières closes, et la bouche, en quête, de la sienne, je dégustai sa lèvre inférieure, en sentant, la frisson, de la première fois, de la tentation, dégagée, sous forme de chaleur et de sueur, répandues, de l’arrière de ses oreilles, jusqu’à sa nuque.
Sa tiédeur corporelle, m’affola d’avantage. Avec un battement de cœur, comme un tic involontaire, je cédai aux caprices, d’une main coquine, qui effleura sa nuque tendue, puis atterrissait, soudainement, et sans autorisation, sur son ventre, et mes doigts, s’attardaient sur son nombril, en dessinant des mouvements circulaires, puis en remuant, le bout de son chemisier rose, avec le pousse, j’essayai, de glisser , l’autre main, encore passive vers ses seins. Mais là, sa main, croisa la mienne, emportée par le désir, et l’arrêta, puis délivra, ses lèvres, des siennes, et en me fixant du regard, elle murmura :
- Non !
En essayant, de coller mes lèvres, sur son cou, je répondis, les yeux fermés :
- N’aie pas peur mon cœur, tu vas adorer !
Elle me repoussa, de nouveau, hors d’elle, doucement, puis se mit, debout, et répliqua, en transpirant de frustration :
- Tu vas un peu trop vite !
Je me mis debout, à mon tour, et en saisissant sa main, pour la calmer, je continuai, d’une voix serine :
- Je sais que c’est frustrant la première fois, mais tu vas voir, c’est agréable, comme sensation !
Puis en souriant :
- Ce n’est pas si romantique, et rassurant sur le canapé, qu’est ce que t’en dit, si on se déplace vers ma chambre !
- Non !non ! non ! on ira pas jusqu’à passer à l’acte ! dit-elle d’une voix troublante.
- Ne t’inquiète pas ma puce, je ne te forcerai pas à faire, quelque chose, que tu ne veux pas !
Bien sûr, je mentais, rien que pour la rassurer. Qu’attendais-t-elle, de moi, après m’avoir affolée et fait mouillée autant ? Il fallait, la baiser, pour tenter d’éteindre ce feu, de désir, étalé sur tout mon corps, pour tenter de calmer, l’animal, libéré de sa léthargie.
Légèrement rassurée, Nadia, se tut, et me suivit dans la chambre. Elle s’assit sur le bord de mon lit, quant à moi, j’éteignais la lumière, en laissant uniquement, la veilleuse, allumée : cette brève luminosité, blanchâtre, qui calme les esprits, et joue en faveur des préliminaires, avec une touche de romance, en mettant de la musique : un joli morceau de Mozart.
Puis en avançant vers elle à petit pas, j’ôtai mon pull, tout en gardant ma jupette. Et je me penchais vers elle, d’un geste sensuel. Empoisonnée par le plaisir, elle me tira vers elle. Mes hanches prisonnières de ses poings, elle se mit à caresser mon ventre, et ma poitrine, encore sous la prise, d’un soutien gorge, en dentelle transparent et serré cambrant mes tétons. De la même excitation et curiosité d’un gamin, elle colla un doux baiser sur mon ventre ; un délicieux bisou qui me faisait vibrer de plaisir.
Je la poussai par la suite, doucement sur mon lit, et ma peau épousa la sienne. Ma bouche sur son cou, ma langue s’attarda sur une veine tendue, et mes seins écrasèrent les siennes, en effectuant des mouvements de va-et-vient, réguliers. Au moment, où, ma main, jusqu’à ici, palpant, un peu partout, convergea, entre ses cuisses, elle me poussa hors d’elle, violemment et sauta de mon lit.
- Ah, non pas ça !
En m’asseyant convenablement sur mon lit, tout en essuyant, les goutes malignes de sueur, éparpillées un peu partout, sur mon visage, je murmurai, un peu déçue :
- Qu’est ce qui ne va pas cette fois-ci ?
Elle lança, un rire nerveux, et ajouta :
- T’as essayé de me toucher en bas ?
- Et alors ?
- Non, je n’irai pas jusqu’à là ? c’est "haram" !
- Ah bon ! « Haram »alors ?
- Oui, une fille ne doit pas regarder la chatte d’une autre fille, ni la toucher, tenter de la caresser ou autre !
Sous l’emprise de la colère, et en remettant mon pull, je criai :
- Tu n’étais même pas nue, toute habillée, et puis si t’es tellement convaincue, que coucher avec une femme est un péché suprême, et que ta foufoune, est sacrée et interdite à tout autre sauf ton futur époux, alors ne me demande plus de te baiser !
- Je ne voulais baiser, je voulais uniquement t’embrasser !
Les joues toutes rouges, elle reprit :
- C’est ma première fois, et tu vas un peu trop vite, puis en baissant la tête, d’une voix à peine entendue, et j’ai mes règles !
Je fondis, sur mon lit, de déception et colère puis je murmurai :
- Et merde !
Dans un long moment de silence, mon GSM, mis sur la table de nuit, se mit à sonner. D’un regard jaloux, elle me perça les yeux puis en le saisissant.
- Ce n’est pas la peine de me regarder ainsi, ce n’est pas Oumayma !
Elle ne me crut pas, et s’approcha de moi, pour vérifier, puis, s’assit près de moi, et mit sa main gauche dans la mienne. De l’autre main, je décrochai, et c’était ma sœur, m’appelant du fixe de la maison.
- Oui Sana !
D’un rire hystérique, elle reprit :
- Tu feras mieux de rentrer à la maison !
- Pourquoi ?
- La police a enfin trouvé ton frangin !
Joyeuse, je criai :
- Dans quel foutu trou, était-il?
- Dans un des trous gouvernementaux, en état d’arrestation !



6 commentaires:
oooops, attiré par le titre, je ne pensais pas que s'était féminin/féminin ... c pas mal :), je veux dire la qualité du texte :)
merci téméraire; nchalah dans un autre travail tu trouveras féminin/masculin :p
La naïveté de nadia m'étonnera toujours. Comment peut-on être à la fois si douée pour les études, si cultivée, si intelligente et pourtant si innocente quand il s'agit des choses de la vie ? Cette fille est un mystère mais si bella nous permet d'explorer au maximum toutes les facettes refoulées de sa personnalité
bien sûr, zizou, je vais explorer toutes les facettes cachées de sa personnalité. être douée pour les études, ne signifie pas automatiquement être douée aussi dans la société et réussir à vivre et à s'intégrer dans la vraie vie.
nadia est soit la plus douée des comédiennes, soit encore bien plus innocente que je ne le pensais.
conseil pour nadine : Il arrive toujours un moment où des réticences se manifestent, mais ça ne dure jamais bien longtemps. En général, les pulsions intimes inavouées de nadia la pousse bien vite à baisser la garde. Il suffit de la parler en se montrant compréhensive tout en sachant rester ferme et déterminée.
on verra bien le déroulement des événements et si Sandra,saura patienter encore plus, et surtout si Nadia, craquera, et se laissera emporté par son amour et dévouement...
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