
- Ah ! tu exagères !
- Non c’est la vérité je te jure !
Puis en garant sa voiture dans le parking des maisons de jardin :
- Je ne suis pas venue ici pour parler de ma mère ! et en sautant de sa chaise, et si tu me parles de ta Nadia ?
En sortant de la porte je murmurai, tout doucement :
- Pas grand-chose ! à part le fameux sms qu’elle m’a envoyé à ma sortie de la clinique !
Elle ferma sa voiture à clef, avança quelques pas en badinant :
- Tu n’es plus malade donc plus son souci !
Sa phrase ne me plaira guère alors je criai, en hâtant le pas vers elle :
- Qu’est ce que tu veux dire ? qu’elle s’est approchée de moi, uniquement par pitié ?
Elle s’arrêta un moment, fit un demi-tour sur place puis continua en me regardant droit aux yeux :
- Sincèrement je la trouve trop louche cette fille ! une fois elle est amoureuse de ton ex l’autre de toi, et à mon avis, ça ne colle pas !
Furieuse, je m’arrêtai, sur place et je criai :
- Qu’est ce que t’as en tête ce soir ? hein ? ce n’est pas parce que t’es en mauvaise humeur, que tu as le droit de juger les autres !
Puis en m’approchant de sa voiture :
- Ramène-moi à la maison ?
- Quoi ? on vient d’arriver !
- Je n’ai plus envie !
Elle sauta sur moi, me serra fortement contre sa poitrine, puis en m’embrassant :
- Je suis désolée ma jolie ! je te promets de rester sage ce soir.
Puis, en souriant :
- Allez !arrête de bouder.
En la voyant souriante, ma colère se dissipa d’un seul coup, et céda place, à un large sourire :
- Ok ! méchante ! mais on ne restera pas beaucoup à Kantaoui !
- T’inquiète avant minuit tu seras à la maison. Me répondit-t-elle en me faisant une œillade.
Après cela, on fit une petite marche de quelques minutes dans la marina et le bar américain, mit fin à notre petite balade. En le pénétrant, on s’assit autour d’une table du fond. Il y avait beaucoup de monde mais la plupart, étant des touristes allemands et français.
Une fois assises, Oumayma recommanda une bière quant à moi je pris une boisson non alcoolisée car mon médecin m’avait interdit les produits alcoolisés, durant toute la période de mon traitement.
Après la troisième bière, Oumayma, s’apprêta à recommander la quatrième et c’est ici que j’intervenais en la grondant :
- Ça suffit ! qui va me conduire chez moi plus tard si tu te saoules ?
En éclatant de rire, elle nargua :
- Tu n’as qu’à passer la nuit dans mon appartement, juste à côté ! et en se penchant sur moi, je t’apprendrai plein de nouveaux trucs au lit !
Je la tapai, en riant :
- Salope ! tu ne penses qu’au sexe ! et en rigolant, c’est d’ailleurs la preuve que tu es ivre !
Elle se mit à rire un bout de temps, puis me répondit :
- Je ne suis pas ton ex pour tomber ko dès la troisième bière ! il me faut au moins un baril !
On éclata de rire par la suite et en levant la tête, je vis un mec, debout, devant notre table avec un large sourire alors Oumayma, ne le zappa pas en lui interpolant :
- Salut toi !
- Salut Sandra ! ne me dis pas que tu ne m’as pas reconnu ?
La bouche grande ouverte, je criai :
- Roberto ? je ne crois pas mes yeux ! qu’est ce que tu fais ici ?
- Ben je viens passer quelques jours à Sousse !
Puis il se pencha sur moi, me serra contre lui un moment puis me fit la bise à moi et mon amie, et dit :
- Je peux m’asseoir avec vous les filles ?
- Un mec sexy comme toi, n’a pas besoin d’une permission !
Il sourit, et répondit avec son accent Italien :
- Avec une tigresse comme Sandra, il faut en demander !
Puis en s’asseyant en face de moi, tout en plissant ses yeux craintivement :
- J’espère que tu ne m’en veuilles pas encore !
En souriant, je murmurai mais tout en gardant, un ton sérieux :
- Non ! c’est déjà oublié ! et en le taquinant, alors elle est où ta petite amie, elle s’appelle comment déjà ?
- Il a une copine mince ! bégaya Oumayma, avec indignation.
Il sourit, puis répondit, en faisant une grimace :
- Elle s’appelle Elsa ! et on n’est plus ensemble ! et de sa franchise habituelle, il continua en manifestant son mécontentement, la salope est devenue lesbienne, et m’a largué pour une fille !
Oumayma, se mit à rire silencieusement, puis me chuchota, à l’oreille pour me taquiner :
- Je connais une fille qui a fait pareil !
Je la cognai doucement sur l’épaule, en disant :
- Salope ! et en adressant la parole à Roberto, et tu n’as rien fait pour la récupérer ?
- A vrai dire ! je mérite ça ! car c’est moi qui voulais un ménage à trois, au début, j’étais le centre du monde de ma copine et l’autre fille. Après, et au fils des jours elles me négligèrent toutes les deux, et préféraient faire uniquement l’amour entre filles !
Je me mis à rire, et Oumayma, aussi puis elle posa sa main sur la sienne et répliqua :
- Pauvre Roberto ! t’aurais dû te contenter d’une simple relation à deux sans complication !
- Oui t’as raison ! mais je ne peux rien faire face à mon fantasme de coucher avec deux filles en même temps !
- Un fantasme qui t’as couté cher ! je disais, rieuse.
- Je suis là moi et je ne dirai pas non s’il me demande de sortir avec lui ! cria Oumayma, en riant.
- Il préfère les blondes ma chère !
- Ben je le suis ! enfin je l’étais petite mais ça dépend de l’angle sur lequel tu me regardes, sous le soleil, châtain clair et dans l’ombre, une brune !
- Elle est bien décidée à te draguer ! je criai, en badinant.
Puis on éclata de rire, et on passa, une soirée agréable où on parlait de tout et de rien ; des études, du futur et surtout des relations amoureuses. Vers 11h30, on quitta le bar, et on fit une petite balade nocturne au bord du port. Et par hasard, et tout en approchant de la tour, je vis le petit ami de ma sœur, le dos collé au mur, de la BIAT, en train de causer, avec une fille. Il me vit lui aussi, et me sourit puis vint vers nous :
- Sandra c’est bien toi ?
Je dessinai, un faux sourire sur mes lèvres et je répondis :
- Et oui c’est moi !
Il avança encore un pas vers moi et me dit, excité :
- Quelle belle coïncidence ! et en cherchant des yeux un membre de ma famille, Sana n’est pas venue avec toi à Kantaoui ?
- Non ! je suis venue avec mon amie !
Elle lui fit un petit coucou avec la main, puis il continua, en me dévorant du regard :
- J’aurai préféré rester à la maison regarder le feuilleton mais ma cousine, qui est venue séjourner quelques temps à Sousse, a insisté pour que je la raccompagne dans sa balade !
En souriant, et tout en avançant, vers mes amis, je disais :
- Tu n’as pas à t’expliquer ! bon ! je te laisse maintenant bonne nuit !
Puis je rejoignais mes amis, et en m’éloignant de lui quelques pas, il m’appela de nouveau :
- Sandra ! je peux te parler une minute !
Je demandai à Oumayma et Roberto de m’attendre puis en m’approchant de lui, je murmurai entre les dents :
- Oui Mehdi ! tu veux me dire quelques choses ?
- Je suis au courant pour ton accident et je voulais m’excuser parce que je ne suis pas venue te rendre visite à l’hôpital !
- Non ce n’est rien...
Il me coupa la parole, en posant sa main sur mon épaule audacieusement :
- J’espère que tu seras présente ce samedi !
En me forçant de sourire, je murmurai, à contre cœur :
- Bien sûr j’y serai !
- Je peux te demander un dernier truc !
- Oui ! vas-y !
En me dévorant, d’un regard osé et en tenant ma main, il reprit :
- Si ça ne te gène pas, est ce que je peux avoir ton numéro de téléphone ?



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