
Imaginer un scénario pire que la situation dans laquelle je me trouvais, fut impossible. C’était la honte de ma vie, un coup difficile à surmonter surtout, la façon dont mon dévouement passionnel, a été exposé.
Nadia, jusqu’à la fin du message oral calme, se mit debout, me regarda, d’un œil craintif et prit son sac à main et se dirigea vers la porte. J’hésitai un moment puis je la suivis :
- Nadia attends !
Elle fit un demi-tour et me dit, d’une voix haineuse :
- Alors je suis coincée et déphasée !
- Non ce n’est pas vrai !
Et en essayant de mettre ma main sur son épaule pour la calmer :
- C’est Oumayma tu la connais.
D’un geste violent auquel je ne m’attendais pas, elle poussa ma main hors de son épaule, en haussant la voix :
- Ne me touche pas !
Puis en souriant méchamment :
- Et moi je me demande sans cesse pourquoi tu voulais que j’habite avec toi !
- Ce n’est pas ce que tu crois. Dis-je d’une voix qui tremble.
En me coupant la parole elle reprit :
- Tu voulais me…. Je n’arrive même pas à prononcer le mot. Les yeux tous rouges, elle continua, tu me dégoûtes vraiment !
- Ne dis pas ça ! dis-je les yeux noyés des pleurs.
- J’aurai dû entendre mes copines.
- Qu’est ce qu’elles t’ont raconté, tes copines ?
- Laisse tomber ! puis en mettant sa main sur le poignet de la porte, et n’essaie plus de m’appeler ! oublie-moi ou fais comme si tu ne m’as jamais connu !
- Ne dis pas ça Nadia !
Elle ouvra la porte, me jeta un regard méprisant et me dit :
- Tu n’es qu’une perverse, tout comme ton amie !
- Je te jure que ce n’est pas ce que tu crois ! criai-je larmoyante. Je t’aime Nadia, je t’aime !
Elle s’arrêta un moment, prit son souffle puis reprit, d’une voix étranglée des pleurs :
- Je ne suis pas lesbienne Sandra ! et je ne ferai jamais une chose qui déshonorera ma famille et provoquera la colère de Dieu !
- Je ne t’ai demandé rien de tout !
- Je m’en fiche ! s’écria-t-elle sévèrement, tout ce que je désire c’est de ne plus te croiser sur mon chemin !
Puis quitta l’appartement et l’ascenseur l’avala, d’un clin d’œil.
C’était le plus mauvais moment de ma vie, le plus amer et le plus douloureux. Un moment où j’ai senti mon cœur se briser et s’éclater en mille morceaux. Ma peine fut tellement atroce, que j’ai voulu mettre fin à ma maudite existence.
C’était la première fois où je me sentais faible et vulnérable à un tel point où je me dirigeai vers ma chambre et je sortis le sachet de mes comprimés restants, et je mis à les avaler, les uns après les autres, tout en pleurant chaleureusement. Je voulais mourir, disparaître sur le champ mais comme les comprimés ne donnèrent aucun résultat et n’apaisèrent guère ma souffrance alors je décidai de me couper les vaines. Une façon rapide, douloureuse certes mais dont les résultats de réussite sont très élevés. Je me dirigeai donc dans ma salle de bain, je pris une lame du placard juste au dessus du robinet et je m’assis au milieu de la baignoire.
Au moment où je saisis la lame entre les doigts, ma main se mit à trembler et en levant les yeux, je vis l’ombre d’un homme debout devant moi, bouche bée.
- Bon sang ! qu’est ce que t’es en train de faire ?
- Papa ? dis-je, frustrée. Comment es-tu entré ?
- Par la porte, qui était grande ouverte !
Et en s’approchant de moi, terrifié :
- Tu faisais quoi avec une lame à la main ? et qu’est ce que tu fais toute habillée dans la baignoire ?
Puis en me la piquant si vite :
- J’exige une explication !
- Euh !rien papa, je t’assure ! dis-je en me mettant debout.
- Oh ! mon dieu ! cria mon père, très inquiet, toi je ne te laisserai plus jamais vivre seule !
- Papa ! je t’assure que ce n’est pas ce que tu crois !
Furibonde, mon père s’écria :
- J’ai des yeux Sandra ! et ce que je viens de voir, c’était ma fille qui essayait de se suicider.
- Non ce n’est pas vrai papa !
- Je ne suis pas naïf Sandra ! et je pense que tu as besoin d’un docteur !
- Un docteur ?!!
Avec mon père, il n’était pas question de négocier. Il décida donc de me fixer un rendez vous avec un psychiatre et le soir même, m’emmena avec lui à la résidence de la Marsa en gardant les clefs de mon appartement avec lui, tout en me surveillant tout au long de la nuit, comme si j’étais une folle.
Le lendemain, de bonne heure, je me trouvai face à face, avec un vieux médecin, qui se prenait pour Freud et qui ne cessait de me casser la tête avec des questions infinies.



4 commentaires:
Bonjour ragazza, ça recommence à bouger ton histoire :)
Sinon, on ne dit pas "plus pire", c'est "pire" tout court
bonjour yoyo; merci pour la correction.
tu insistes sur ragazza comme toujours:p
euuuh, j'ai oublié, alors merci pour la correction :D
de rien:p
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