jeudi 18 juin 2009

fille de bonne famille:épisode11:Vive les mariés!

Partager
Le lendemain soir, et pour changer d’humeur, après la fameuse gifle, je décidai de rejoindre mon amie Oumayma, son petit ami et Khalil, dans la boite, il y avait une soirée spéciale où tout le monde devait s’habiller en blanc sous le thème « soirée peace » ; c’était l’occasion pour me défouler et me confier à ma meilleure amie.
En fait, le premier quart d’heure, j’étais silencieuse, peu bavarde, et je me contentai d’écouter les blagues et les petites histoires du quotidien de Khalil, et Oumayma, ce n’est que lorsque les deux mecs, quittaient notre table et descendirent sur la grande piste, pour danser que je devins comme toujours, une vraie radio cassette. Après m’avoir entendu, un bon petit moment, on trinqua nos verres de bières puis Oumayma, prit la parole en me disant :
- Il est allé un peu trop loin avec sa gifle !
- Je sens encore les traces de ses doigts sur ma joue !
Puis, en brulant de colère :
- Même mon père n’a jamais levé la main sur moi ! ni ma mère d’ailleurs ! il se prenait pour qui le con !
Elle but un peu de sa bière et reprit tranquillement :
- Entre parenthèse, tu méritais la gifle !
- Tu lui donnes raison maintenant ?
- Non ! mais il se sentait humilié comme si tu te moquais de lui toute la période que vous avez passé ensemble !
- Non ! j’étais franche avec lui dès le début ! c’est lui qui n’arrêtait pas de me coller et de me suivre partout !
- Il est amoureux de toi ! me rappela-t-elle en levant son verre.
- Je n’ai pas besoin de son amour ! je murmurai et je bus en même temps une bonne gorgée.
Puis elle éclata de rire, et répliqua, sous l’effet de surprise :
- Je n’arrive pas à croire qu’il a parlé de toi à sa mère !
- Oui ! imagine moi diner en tête à tête avec sa mère ! ah ! la honte !
Oumayma, sortit son briquet et une cigarette puis répliqua d’un air sérieux :
- Franchement ! ça ne fait pas rire ! ça prouve seulement qu’il t’aimait pour du vrai et qu’il espérait trop de votre relation !
- Tu sais très bien que j’aime pas les mariages et compagnies !
- Tu veux rester célibataire toute ta vie ?et en se moquant, ou peut être épouser ta charmante Nadia !
- Au moins elle je l’aime !
- Oh ! arrête Sandra ! s’il te plait ! tu ne sais même pas si elle a un penchant pour les filles ou pas !
- Je n’arrive pas à trouver le courage pour le lui demander !
- Et tu as trouvé le courage pour dire à Ghassen que tu ne l’aimais pas ?
- Ce n’est pas pareil.
- Ah ! oui je vois !
Puis, en levant la tête, un peu elle aperçut, Ghassen, entrer la boite, vêtu d’une chemise blanche, accompagnée, d’une charmante fille, en robe blanche, alors elle sourit et me dit :
- Il est fort ton mec !
Je les observai, un long moment puis je répondis entre les dents :
- Ben ! il ne semble pas trop touché par notre séparation ! le voilà en une journée avec une nouvelle fille ! puis par curiosité je disais, ce n’est pas la première fois que je vois cette fille !
- Ben ! oui ! c’est Hela elle étudie avec lui à l’IHEC ! ça fait deux années qu’elle rêve de sortir avec lui !
- Ah ! oui !je me rappelle d’elle maintenant ! elle nous suit toujours partout où on allait ! et en souriant, même la dernière fois à Gammart, comme par hasard, on l’a aperçu dans le restaurant où on a déjeuné !
- Elle est persévérante cette meuf ! cria-elle en riant.
- Oui ! mais je m’en fou !
Puis, Ghassen nous aperçut, et s’approcha de notre table avec sa nouvelle copine, et sans me regarder il adressa la parole à Oumayma, tout en serrant Hela fortement contre sa poitrine :
- Il est où Khalil ?
- Surement en train de draguer ! murmura-t-elle en souriant puis rajouta, bonsoir Hela, ça fait un bail qu’on s’est pas vu !
- Ah ! oui ! mais c’est toi qui sèche souvent les cours !
Pendant ce temps là, Ghassen ne cessait de me regarder et de me chercher avec ses yeux, et moi je ne faisais que l’ignorer en dansant sur place, et tout en matant les filles e les garçons sur la piste.
- Asseyez-vous ! Ne restez pas debout !ajouta Oumayma.
- Non ! on va danser un petit peu puis faire une petite balade sur la plage ! lui répondit Ghassen
- On ne vous a pas demandé votre programme ! j’intervins, sur les nerfs.
Et comme s’il me cherchait, il lança en me dévorant du regard :
- Je parlai pas à toi de toute manière mademoiselle Sandra !
- Ah ! ok ! maintenant dégage !
- Dégage ? je ne suis pas dans votre maison !
Oumayma intervint pour mettre terme, à cette étincelle de bagarre :
- Arrêtez-vous deux ! puis en me grondant, Sandra ! tais-toi ! puis après un moment de réflexion, tu sais quoi ! moi j’y vais danser !
- Moi aussi ! je criai en fuyant Ghassen du regard.
Sur la piste ; on se mit à danser comme des folles sur la musique de Bob Sinclar, et Oumayma n’arrêtait pas de se frotter contre moi,avec une telle sensualité, puis, dans un moment d’extase, elle colla ses lèvres contre les miennes, et se mit à m’embrasser et moi je ne fis aucune réaction, je trouvai ses bisous agréables ; en ouvrant les yeux, j’aperçus Ghassen, immobile en face de moi, choqué ; le visage jaune d’une pâleur de mort, avec l’expression d’une tristesse accablante qui sautait aux yeux.

2 commentaires:

zizou a dit…

elle doit te remonté le moral

bella_ragatsa a dit…

rien ne vaut qu'un simple bisou:p

Enregistrer un commentaire