
Pour oublier mes peines et fuir mon présent ce soir là, je me jetai dans les bras louches et amers de la bière ; je n’étais pas seule dans mon délire et ma soirée de folie, j’étais bien accompagnée par une autre ivrogne, aussi disjonctée et farfelue que moi, une soirée pyjama entre filles quoi qu’on était seulement à deux.
Il faisait minuit lorsqu’on a arrêté de boire, non pas parce qu’on avait plus d’espace à l’estomac pour d’autres canettes mais parce que mon stock au réfrigérateur s’est vidé, elle prit ses clés et sa veste en cuir et se dirigea vers la porte mais je lui arrêtai et lui proposai de passer la nuit chez moi vu l’état sur lequel elle était, elle serait inapte de conduire sa voiture à une heure aussi tardive ; elle souriait m’embrassa sur mon front et me chuchotait :
- Hum ! je vois que tu t’inquiète pour moi pour une fois !
- Oui c’est ça ! allez viens t’allonger sur le lit avec moi !
- Avec plaisir ! me dit-elle en me faisant un clin d’œil.
Une fois dans le lit, toute les deux, elle reposa sa tête sur l’oreiller et se mit à me regarder bizarrement, peut être sous l’emprise de l’alcool elle me trouvait très à son goût. Puis s’approcha de plus en plus vers moi et se mit à me caresser le visage et une partie de ma poitrine avec sa main et me disait en me dévorant de regard :
- Tu sais que t’es trop sexe toi !
Je riais à voix basse et je disais en éloignant sa main de ma poitrine délicatement :
- Dors ! il fait tard !
- Il n’est pas si tard que tu le prétendais ! m’ajouta-elle en me caressant de nouveau le visage.
- Si il est tard !
- Non pas de tout ! murmura-elle.
Puis elle s’approcha trop de moi jusqu’à me coller et je sentais la chaleur émanant de son corps, elle m’excitait du coup et une envie mystérieuse de goûter à ses lèvres me hantait ; mais elle fit le premier pas à ma place et fusionnait ses lèvres avec les miennes et se mit à me caresser et à passer sa main sur le reste de mon corps. Le pire c’est que je prenais plaisir à tout ça, à ses caresses, ses baisers au goût de fraise et que je ne l’arrêtai pas au contraire je la laissai m’enlever le tee-shirt et me lécher la poitrine et le cou ; c’était beau, sensuel et très délicieux ; me frotter avec une personne ayant la peau si douce que la mienne et des lèvres si voluptueuses me faisait nager dans le plaisir et je fus comme hypnotisée de bonheur ; c’était la première fois de ma vie que je découvris le plaisir au féminin et franchement j’ai adoré.
Le lendemain, en me réveillant, elle n’était plus là. Elle est partie en douce sans me laisser un mot, ou me dire ce qu’elle pensait de cette soirée particulière qu’on a passé en tête à tête. J’avais tellement honte, tellement peur qu’elle racontait à tout le monde notre petite aventure. Certes, je ne fus qu’un simple coup pour elle, mais pour moi c’était ma première fois, et je ne voulais en aucun cas que mon intimité et ma vie privée faisait le socle d’une conversation banale en boite.



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