mardi 7 avril 2009

fille de bonne famille: épisode5: Comme si rien n'était

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C’est fou ce que quelques paroles peuvent nous rendre si petit et minuscule : c’était un coup de poignard direct au nouveau né d’amour qui s’est manifesté dernièrement pour elle et pour la première fois aussi l’arrivée de Ghassen me parut apaisante ; une échappatoire pour fuir cette fille et fuir cette déviation sexuelle récente, je ne sais pas comment j’ai trouvé un bout de force pour lui dire au revoir sans pleurer ou me laisser battre par l’émotion. C’était un au revoir, bref rapide et d’une voix tremblante qui s’étranglait de larmes.
Dans la voiture et après avoir sillonné presque tout le quartier, Ghassen qui était au volant sentait que j’étais mal à l’aise et pas de tout dans mon assiette mit sa main sur la mienne et me dit :
- Qu’est ce qui a ma chérie pourquoi tu as l’air si triste ?
- Rien je viens de me rappeler de ma mère !
Parfois je me félicite moi-même de ce pouvoir ou si on veut dire don de trouver la réponse adéquate quelque soit la circonstance pour échapper aux curiosités des autres ou bien si on veut dire leur bienveillance sur nous.
- Mais elle n’est pas morte ! essayait-il de me faire sourire
- Non ! pas physiquement en tout cas je murmurai en songeant à elle.
- Puisque on a évoqué son sujet dis moi tu as gardé le contact avec sa famille ; je veux dire tes oncles tes tantes et ta grand-mère !
- Pas vraiment on a coupé le pont avec eux une fois pour toute ! je répondais en échangeant avec lui un regard signifiant et plein de paroles à verser.
- Alors depuis 12ans tu n’as vu personne de la famille
- Tu peux dire ça ! je répondais en souriant.
En fait, j’avais rencontré une de mes tantes un jour, c’était en 2006, j’avais 20ans et c’était un certain vendredi l’après midi. Ce jour là, je faisais de lèche vitrine à Selim Centre, il y avait pas grand-chose à acheter ou qui m’encourage à mettre ma main sur mon portefeuille de temps en temps. J’étais immobile devant la boutique la tortue, en train de mater un pull décolleté rouge bordeaux que je trouvais séduisant et très féminin lorsque une main se posa sur mon épaule doucement et une voix de dame m’adressa la parole en me tournant je tombai sur tante Mounia, la plus jeune de mes tantes et numéro 4 en classement total ; ma mère avait en tout 3 sœur et 2frères plutôt d’une famille nombreuse en la comparant avec celle de mon papa qui n’avait qu’une sœur plus ainée que lui et qui était décédé avant que la mort ne prenne grand-mère de 3ans suite à un accident de voiture tout près du Hammamet .
Je l’ai reconnu tout de suite, quoi que je faisais semblant de ne pas la reconnaître comme si 7ans ou 8ans de vie ont pu effacer son visage de ma mémoire. A part quelques rides naissantes sur son front et son derrière qui a pris plus de rondeur, ma tante a quasiment gardé sa silhouette d’avant et son sourire pro-actif à longueur de jour.
- Sandra ! n’est ce pas ?
- Oui c’est moi !

3 commentaires:

zizou a dit…

Bon, et bien une fois de plus, j'ai attendu le texte, une fois de plus j'ai apprécié!
J'aime bien cette histoire c'est humain, sentimental et très bien écrit.

zizou a dit…

Bon, et bien une fois de plus, j'ai attendu le texte, une fois de plus j'ai apprécié!
J'aime bien cette histoire c'est humain, sentimental et très bien écrit.
zizou1969

bella_ragatsa a dit…

merci zizou ou plutôt moi:P

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