samedi 28 mars 2009

fille de bonne famille: épisode3: apprendre à devenir lesbienne

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Elle éclata de rire et reprit :
- Oui ! j’ai toujours l’air d’être plus jeune !
- C’est un bel atout pour les femmes qui cherchent la jeunesse éternellement
- Oui surement ! t’es étudiante je suppose
- Oui ma dernière année au Campus ! je suis en train de préparer mon mémoire.
Préparer mon mémoire ? Oui c’est un bon début pour donner une bonne impression sur sois même mais la vérité était autre chose ! en effet, c’est ma deuxième année répétitive en 4ème année, et comme l’honnêteté ne m’a pas été d’une grande aide alors je me suis débrouillée autrement ; en fait j’ai fait appel à un professeur universitaire , chômeur pour le moment, qui travaillait à cœur mon mémoire ; la conscience c’est bien parfois mais garnie d’un minime d’imposture pour arriver aux bons résultats c’est carrément mieux : je ne suis pas si mauvaise que ça ; j’ai sorti ce brave monsieur des bras du chômage et comme disait mon père peu importe le moyen qu’on emploie pour arriver à nos fins, l’important c’est de les réaliser efficacement et je ne faisais qu’obéir aux conseils de mon papa chéri.
- Et toi tu travaille je suppose ?
- Oui ! dit-elle en souriant.
- Cool ! tu te sens indépendante alors de tes parents et tu n’as pas besoin de mendier chaque matin pour avoir ton argent de poche !
Elle éclata de rire et me dit :
- T’es trop mignonne toi ! alors toi tu supplie ton papa pour qu’il te donne l’argent de poche ?
- Euh ! oui tu peux dire ça !
En toute franchise, j’avais dépassé l’étape de demander l’argent de poche à mon papa ; je dispose actuellement de ma propre carte de crédit mais pour en arriver là c’était la guerre à la maison : depuis trois ans je n’arrêtai pas de bouder comme une petite gamine et de casser la tête de mon cher père avec ma demande obsessionnelle d’avoir une carte de crédit. A 20ans déjà, je me sentais adulte et être mûre selon moi était de disposer d’une carte de crédit ; pouvoir dépenser autant de pognon que je le voulais sans contrôle ou l’obligation de présenter un compte rendu sur mes activités d’achat ; j’étais tellement naïve et je croyais être plus maligne que mon père mais enfin de compte c’était lui le gagnant et il pouvait désormais savoir la destination de chaque dinar dépensé grâce à la banque mais le pire fut que le compte qu’il m’a fait ouvert n’était rien qu’un autre compte de sa majesté mais le mien fictivement et bien sûr je n’avais pas le droit de dépenser infiniment ; j’avais un solde à ne pas dépasser chaque mois ! Oh ! Quelle torture pour une fille comme moi atteinte de la fièvre acheteuse.
- Alors tu fais quoi comme boulot ?
- Ne sois pas si curieuse ! me dit-elle en me faisant un clin d’œil, tu le sauras bientôt.
Bon, je ne comprenais pourquoi tant de gens se la jouait mystérieux et ne voulait pas se dévoiler au premier venant mais garder une marge de manœuvre et un espace de sécurité furent mes deux premières impressions sur le monde de lesbianisme :
Règle numéro1 : se doter d’un minime de mystère.
Règle numéro2 : ne jamais dévoiler des trucs personnels.

3 commentaires:

nvp a dit…

:) Absolument d'accord pour les deux premières règles bella :) Pause bouffe s'impose mais j'ai tellement envie de continuer... i'm so into the story!! Encore un épisode... :)

bella_ragatsa a dit…

je mettrai pour toi plein d'épisodes:P je suis gentille tu vois:D

nvp a dit…

yup je le constate :p j'ai de la chance :D

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