
Enfin de compte, mon premier contact avec la fille qui m’obsédait ne fut pas si dramatique, je connaissais désormais son prénom, mission accomplie, mais je sentais que je voulais encore plus que ça d’elle, je ne voulais pas une simple amitié. J’ai d’ailleurs beaucoup d’amies, je voulais un plus ; suis-je en train de devenir homosexuelle ou est-elle simple curiosité vers l’interdit qui m’ensorcelait dernièrement d’une façon assez forte ? Trop des questions bouillonnaient dans ma petite cervelle auxquels je ne trouvais pas de réponses.
Le soir même, je cédai aux caprices de mon nouveau petit copain, celui de Tunis (bien sûr mes deux bien aimés ne se connaissaient pas mais ça m’arrangeait ; avoir une roue de secours fut nécessaire ces derniers temps) et je l’accompagnais en boite. On rejoignait les copains et les copines autour d’une table et le festival de la bière et du vain rouge se déclencha, dès la troisième bière Ghassen tomba dans les bras de l’ivresse et quand il devint bourré sa langue se transforma en une vraie radio cassette impossible à stopper.
- Je ne vous ai pas raconté ? ma chère Sandra a enfin connu le prénom de la fameuse fille studieuse de la cafétéria.
La bande des voyous et des tarées que je fréquentais se miment à siffler et Oumayma une des mes copines les plus disjonctées me tapa amicalement sur l’épaule et me murmura à l’oreille sous l’emprise de l’alcool :
- Tu ne seras pas par hasard amoureuse d’elle ?
- Va te faire voir !
Elle éclata de rire, m’embrassa sur la joue et me disait en me serrant fortement dans ses bras :
- Je rigolais ma chérie ! après tout si tu as envie d’une petite aventure entre fille je suis là !
- Merci ! mais je ne suis pas intéressée ! je disais en avalant le restant de la canette d’un seul coup.
Mon amie Oumayma était bisexuelle, tout le monde le savait, ce qui me plaisait chez elle c’est qu’elle n’avait aucun complexe à afficher son mode de vie à tout le monde ; une fille franche et directe ; deux qualité assez rares à en trouver chez une même personne mais actuellement elle sortait avec un mec, un DJ qu’elle ait connu dans l’une des boites qu’on fréquentait souvent mais ce n’était pas vraiment le genre de fille pour les relations à long terme ou à présenter à ses parents pour des trucs officiels .
- Elle s’appelle comment alors ? me demanda-elle tout en caressant ma main.
- Nadia ! je répondais rapidement tout en retirant ma main de la tienne.
- Jolie nom ! elle est belle au moins ?
- Mais tu l’as vu l’autre fois.
- Je me rappelle plus ! disait-elle en se penchant sur mon épaule.
- Allez viens danser avec moi ! intervenait mon débile de petit copain en m’attrapant par la main avec force.
- Non, lâche- moi ! je ne veux pas ! je criai gênée
- Mais qu’est ce que t’as ? murmura-t-il en se maintenant debout avec difficulté d’ivresse
- Khalil conduit le chez lui s’il te plait ! moi je me casse !
- Mais attend ! cria-il furieux, on n’a pas encore annoncé la nouvelle que nous sortions ensemble ?
- Ce n’est pas grave ils le savent maintenant !
Puis je pris mon sac à main et mon manteau, je quittai la boite et je remontais vite en voiture pour rentrer au Manar.



4 commentaires:
Je commence a accrocher vraiment a tes écrits.
Des textes audacieux, intrigants et beaux.
Bravo et bonne continuation
merci ça me touche :)
"Conduis le" et non pas "Conduit lui", je lis attentivement et je ne voulais plus voir cette coquille.
Je partae l'avis de Dovitch, le récit est attachant... Je salue l'imagination que vous avez :)
merci pour la remarque je ferai plus d'attention dorénavant :)
Enregistrer un commentaire