
- Qu’est ce qui se passe ici ? cria mon père, d’une voix ferme.
- Le père de Sinda menace de tuer ton fils ! s’écria ma belle mère, le visage tout pâle.
- C’est quoi ce délire ? continua mon père, sous l’emprise de la colère, puis en adressant la parole à monsieur Stita, venez s’il vous plaît, à mon bureau, on discutera, une fois dedans !
- On n’a pas grand-chose à dire ! je préfère parler ici et mettre les points sur les i une fois pour toute ! répondit le père de ma belle sœur , en baissant sa voix.
- Ok ! comme vous voulez ! et en levant la main, asseyez vous, je vous en prie, on ne va pas parler tout de même, debout !
L’homme, sourit, à mon père un moment, s’assit sur le bout de fauteuil, quant à mon père il s’assit en face de lui sur le grand canapé, et demanda à Samia, d’apporter, une tasse de thé pour notre invité puis il fixa mon frère du regard, et lui ordonna de s’asseoir lui aussi.
- Alors monsieur Stita, de quoi vous voulez parler ?
- Je suppose que tu sais pourquoi je suis ici !
- Pour parler de Sinda !
- Exactement ! murmura l’homme, en croisant les bras, ma fille m’a dit qu’elle est mal traitée par son mari, et surtout méprisée par tout la famille , comme si elle était votre ennemie et non pas votre belle fille !
- Ce n’est pas vrai ! j’aime bien votre fille ! répondit mon père, en portant ses lunettes de repos.
- Surement vous mais pas le reste de la famille ! puis en se rappelant , je sais très bien que votre fils n’aime pas ma fille mais ce que j’exige de votre part, c’est de la respecter et de ne pas l’exclure, la faire sentir qu’elle n’est pas la bienvenue parmi vous ! après tout, ils vont divorcer, au bout de deux ans, on s’est mis d’accord pour ça , mais en attendant, j’aimerai que votre fils cesse d’être méchant avec elle !
Mon père, échangea un regard blâmant avec Billy et lui passa la parole :
- Alors tu ne dis rien toi ?
- Ok ! je vous promet d’être gentil avec elle ! bégaya-t-il, à contre cœur.
Après avoir bu un peu du thé, monsieur Stita, rajouta :
- Il y a autre chose que j’aimerai négocier avec vous !
- Je vous en prie !
- J’exige l’amélioration de l’habitat de ma fille, pas une simple chambre !
- Elle est bien logée et accompagnée ici ! répondit mon père, en levant les sourcils.
- Non je veux une maison à part pour ma fille, où elle se sentira à l’aise, et indépendante, je crois que c’est son droit !
- Une maison ? s’écria ma sœur, sur les nerfs.
Mon père lui jeta un regard sacripant en la grondant :
- Sana tais toi ! c’est une discussion d’homme à homme !
Elle se tut et sous l’emprise de la fureur, quitta la salle, quant à ma belle mère, elle se dirigea vers la cuisine. Et là , mon père revint au cœur de la conversation :
- On ne s’est pas mis d’accord avant le mariage pour ça ?
- Si vous refusez, je serai dans l’obligation d’engager un avocat pour que justice soit faite !
- La maison est immensément grande, et je peux me débrouiller pour qu’elle ait deux ou trois autres chambres à sa disposition…
Monsieur Stita, lui coupa la parole, en haussant sa voix :
- Je ne demande pas un château pour ma fille, mais une simple maison ou même un appartement où elle se sentira à l’aise, et pourra bien s’occuper de son bébé quand il viendra au monde !
- Laisse-moi quelques jours pour réfléchir !
L’homme se leva , posa la tasse de thé doucement sur la petite table ronde puis murmura :
- Ok ! je reviendrai donc dans trois jours !
Puis, je le suivis des yeux, quittant la salle et se dirigeant vers la porte de sortie, quant à mon frère et mon père, ils continuèrent , la discussion, un peu tendue, suite à la demande , inattendue du beau père. Après un long moment d’espionnage, je rejoignais ma chambre et je me jetai sur mon lit, tout en mettant le portatif sur mes genoux. Malheureusement pour moi, je trouvai Nadia hors ligne mais elle me laissa un petit message : « Sandra, je suis désolée, j’ai dû me déconnecter car ma sœur a besoin du pc, on discutera demain si tu veux, bisous ».
Déçue, je fermai MSN sur le champ, et j’ouvris mon compte du face book, pour regarder quelques vidéos avant de m’endormir. En collant mes yeux sur la fenêtre qui venait de se télécharger, je trouvai une demande d’ajout d’amitié et en cliquant sur le lien, je découvris que le demandeur, ne fut que le fiancé de ma sœur, avec un petit mot de salutation de sa part « cava beauté ».
- Le salaud ! criai-je furieuse.
Puis je bondis de mon lit et je me dirigeai vers la chambre de ma sœur, avec la ferme intention de lui raconter toute l’histoire et dénoncer son cher fiancé. En frappant à la porte, elle me dit d’entrée, et je la trouvais, debout, sans voile, la tête, à l’intérieur de sa garde robe.
- Qu’est ce que tu veux ? me demanda-t-elle sans me regarder.
En prenant un long souffle, je murmurai, tout doucement en fermant la porte derrière moi :
- Sana, il faut qu’on parle !



0 commentaires:
Enregistrer un commentaire