
Le lendemain soir, la maison fut peuplée du grand monde, et même de la peuplade de la jeune mariée, en nombre très restreint. Mon père, se réunissait avec les plus richards des invités au petit salon business, comme si c’était une occasion pour négocier un nouveau projet ou discuter des nouvelles opportunités d’un potentiel marché. Quant à leurs femmes, elles s’agglutinèrent au jardin, le lieu choisi pour fêter le mariage, et ma belle mère faisait l’hôtesse, accompagnée de ma sœur , en leur souhaitant la bienvenue, et mon petit frère, et quelques petits enfants de son âge jouèrent autour des musiciens de l’orchestre , encore en cours d’installer leur instruments et de vérifier la qualité du son émise par le microphone ainsi que les baffles éparpillés un peu partout au grand jardin.
Et moi, j’étais au balcon de Bilhssan, en train de guetter du haut, les invités, les proches, étalés sous mes yeux, et en même temps, j’essayai d’aider mon frère à trouver une bonne cravate qui fera sortir la couleur verte pistache de ses yeux. Il était sur les nerfs, et n’arrêtait pas de jeter chaque cravate par terre puis finissait par me rejoindre au balcon et de crier :
- Tu vas m’aider oui ou non ?
Je me tournai sur place, les bras croisés et je répondis :
- Tu ne fais que rejeter chaque cravate !
Il pénétra de nouveau sa chambre, s’assit sur le bout de son lit et reprit, angoissé :
- Ah ! c’est un cauchemar !
Et on serrant fortement l’une des cravates :
- Et la scène de cet après midi ! avec l’assistance d’un représentant juridique du tribunal des affaires familières ? comme si j’étais un criminel !
- Il est venu s’assurer que tout soit comme prévu dans l’accord !
- Accord ! ouah tu parles !
Je m’arrêtai devant lui en le taquinant :
- Arrête de bouder ! c’est le grand jour pour toi maintenant que t’es marié !
- Ne me dis plus que je suis marié ! puis en enterrant son visage entre ses deux poignets, je ne sais pas comment pourrai-je te décrire ce que j’ai ressentis au moment maudit où j’ai signé la paperasse !
- Ce n’est pas de la paperasse ! c’est ton contrat de mariage frangin !
- Oui contrat de mon cul !
Je riais, un petit moment puis je continuai froidement :
- Ça t’apprendra à réfléchir deux fois avant de sortir ta chose !
Il leva sa tête et me répondit en toute grossièreté mélangée de colère :
- Ma bite tu veux dire !
- Oh ! Billy ! tu es répugnant !
- Ouah ! c’est ça ne joue pas avec moi la naïve qui ne sait rien ! t’es pire que moi seulement moi je n’ai pas de chance !
Puis, ma sœur fit son apparition dans la chambre, en poussant fort la porte et en criant :
- T’es encore là Billy ?
Et en me jetant un regard sacripant :
- Et toi Sandra ! arrête de te comporter en gamine et va souhaiter la bienvenue aux invités !et en avalant sa salive, tu sais madame Morjen n’arrêtait pas de te chercher et de nous poser des questions à ton sujet depuis son arrivée !
- Oh ! mon dieu ! mais quand est ce qu’elle va arrêter de me harceler cette femme ! je ne veux pas épouser son fils !
- C’est un chirurgien, très réputé, et surtout plein aux os !
- Oui mais c’est un quarantenaire ! et je ne veux surtout pas passer le restant de ma vie avec un vieux !
- Bon ok ! c’est ta vie et t’es libre d’épouser qui tu voudras ! me dit-elle en levant les bras puis en adressant la parole à mon frère, fais vite, la mariée t’attend en bas, vous devriez sortir ensemble !
Puis on entendit, la musique joué par l’orchestre et surtout la voix horrible et enrouée du chanteur, alors je ris et je répliquai :
- D’où mon père a pu ramasser un chanteur pareil ?
Pour la première fois, Sana me partageait le rire puis répondit en haussant les bras :
- Il s’avère que c’est un chanteur connu dans les hôtels et les restaurants ! et puis c’est l’un des amis de mon père qui le lui a conseillé !
- Un conseil précieux ! j’ajoutai en riant.
Elle rit, un moment puis reprit son allure sérieuse, et me cria :
- Allez c’est bon ! on s’est bien marré du chanteur maintenant, va souhaiter la bienvenue à nos invités spéciaux ! puis de son orgueil, les intrus de la famille de Sinda, tu peux les ignorer si tu veux, de toute façon ils ne sont pas les bienvenue dans notre maison !
Puis en examinant mon petit frère de ses yeux :
- Moi je vais m’occuper de Billy ! tu vas être le plus beau mec de la soirée !
Il sourit, un sourire pâle et bégaya, en baissant la tête :
- Oui c’est ça !
- Occupe-toi bien de lui Sana ! je disais en souriant.
Puis je fis une œillade à mon frangin, je claquai doucement sa porte derrière moi, et je descendis lentement l’escalier, pour éviter de trébucher surtout que je portai une longue robe, rose, et des talents aiguilles. En sortant de la maison, la lumière éblouissante des projecteurs, me transperça les yeux, et l’amas de bruits indicibles, les un des autres, des gens et le son de musique tranchant me craquèrent les oreilles. Ce n’est qu’en avançant quelques pas vers le lieu de la fête, que je me rendis compte que mon portable soit en train de vibrer, en le sortant , vite, de mon petit sac à main argenté , je fus surprise que l’appel provenait de Nadia, et c’était le troisième, affiché sur l’écran . Contente et confuse, en même temps, je cherchai un endroit plus calme pour répondre à son appel.



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