
Oumayma avait raison ; je devrai plutôt me venger d’elle que d’en vouloir à Ghassen, qui n’est pour rien. Tout le reste de la journée, je n’ai pas quitté mon lit, je ne faisais que penser aux paroles de Oumayma, et essayer d’expliquer pourquoi Nadia, s’est comportée ainsi avec moi, elle n’a même pas essayé de me suivre ou d’expliquer son comportement. Et moi, au lieu de réagir, comme n’importe quelle fille en couple avec un mec, je suis partie subitement sans prononcer le moindre mot comme si j’étais moi la fautive qui devrais se cacher et fuir un regard blâmant.
Le soir, ma porte cria, et comme je m’attendais au retour de Ghassen, la colère m’a vite rendu visite en dessinant sur mon visage un regard sacripant émanant de mes yeux ; et une rougeur au niveau des mes joues. En l’ouvrant, je vis un jeune homme, bronzé, en short, un pull sans manche et mâchant un bout de chewing gum entre les dents avec deux valises en mains, qui ne tarda pas à me sourire et à me dire :
- Salut sœurette !
- Ah ! t’es encore en vie toi ?
Il entra, ferma la porte d’un coup de pied et me dit après avoir déposé ses deux valises par terre dans le hall :
- Tu ne me souhaites pas la bienvenue avant tout !
- Tu as décidé enfin de revenir !
- Pas vraiment ! en et sautant sur mon canapé en cuir il reprit, mon visa a expiré donc je suis là !
- T’es rentré quand ?
- Il y a deux heure !
- Qui est au courant ?
- Personne, sauf toi !
- Tu n’as dit donc à personne que tu es revenu ?
- Non ! me répondit-il avec son ton froid.
Je m’assis prés de lui et je murmurai en souriant :
- Tu as décidé donc de te comporter en homme et de te marier !
Il se mit debout, et cria :
- Jamais de la vie ! je ne me marierai pas avec cette pétasse ! je suis encore jeune ; je n’ai que 20ans ! et en me posant la question à son tour, toi, tu te marieras à 20ans ?
- J’ai 23ans !
- Oui mais supposant que tu te trouvais dans la même situation que moi !
- Dans ce cas je ne me marierai pas ! et en le regardant de travers, mais je ne coucherai non plus avec une personne que, soit disant, je n’aime pas !
Il ria et me dit en sortant une cigarette de mon paquet, mis sur la petite table :
- Ce n’est pas pareil, chez nous les garçons, on n’a pas besoin de sentiments pour coucher avec une fille !
- Ah ! je comprends ! je murmurai entre les dents.
- Je me suis régalé à Las Vegas comme un prince ! les filles là-bas sont des canons, et qui baisent comme des déesses sans contre partie en plus, pas comme ici !
- Ah ! c’est bien, nous on s’inquiétait pour toi tout au long d’un mois, et toi tu baisais, à droite et à gauche, avec les filles ?
- Après tout le stress que vous m’avez causé, j’ai le droit de me distraire pas vrai ?
- Le stress que nous t’avons causé ? je criai étonnée, c’est nous maintenant les coupables ?
- Au lieu de me défendre à fond et d’être de mon côté, vous cédez facilement aux instructions de son père, un petit menuisier minable de « beb bhar » !
- Et que veux-tu qu’on fasse après que tous les preuves te condamnaient ?
- Je ne sais pas moi ! mais on pourra faire appel pour porter l’examen de l’affaire devant une autre juridiction !
- C’est inutile, tous les preuves t’accableront donc pour ne pas aggraver ton cas, tu devras plutôt épouser Sinda !
- Il n’en n’est pas question !
- Alors tu comptes faire quoi ?
- Je vais préparer un autre visa ! et en prenant un souffle de sa cigarette, et ma nouvelle destination sera l’Espagne !
Je levai mes sourcils d’étonnement et je repris en souriant :
- Quelle bravoure ! et en le grondant, et tu crois que renouveler un visa et partir en voyage constitueront une solution pour ton problème ?
- Oui jusqu’à ce que son père m’enlèvera de sa tête !
J’allumai une cigarette, à mon tour, et je continuai :
- Et en attendant tu feras quoi ?
Il me serra dans ses bras et me dit en souriant :
- J’habiterai chez toi le temps de préparer mon visa !
- Chez moi ? je criai gênée, tu as oublié notre résidence de la Marsa ?
- Non ! je n’ai pas oublié ! mais il y a du personnel là-bas et ils vont balancer sûrement mon retour à la famille !
Je riais, sur les nerfs, et je persistai :
- Et crois-tu que je ne vais pas le faire moi ?
Il remua la tête pour dire oui alors je souris et je dis :
- Malheureusement pour toi, je vais le faire !
- Non ! tu ne le feras pas ! me dit-il en attrapant ma main.
- Et pourquoi je ne le ferai pas ?
- Mais parce que t’es comme moi !
Puis il s’assit de nouveau sur le canapé, et me dit après avoir ouvert l’une de ses valises :
- Viens plutôt voir ce que je t’ai apporté de Las Vegas !
Je m’assis prés de lui et je murmurai avec indignation :
- Qu’est ce que tu m’as apporté ?
- Une série de string de toutes les couleurs !
Je le cognais sur la tête et je criai :
- Connard ! même tes cadeaux sont nuls comme toi !
Puis on éclata de rire, et je serrai mon petit frère dans les bras tendrement, qui m’ait manqué tant et qui resta de toute manière, une partie de moi que je devrai défendre et protéger, quoi qu’il fasse.



0 commentaires:
Enregistrer un commentaire