
Le lendemain, je me suis allée à la Miranda, comme prévue, elle était assise, dans la même table de l’autre fois, toute seule. En me voyant, elle vint vers moi, me serra fortement dans ses bras puis on s’assit l’une en face de l’autre.
- Sandra !
- Oui !
Et en baissant la tête, elle reprit :
- Je suis désolée pour l’autre fois !
Je souris, bien sûr et je murmurai :
- Non ! ce n’est rien !
- J’étais insolente et…
- Non ! je te dis que ce n’est rien !
Elle leva la tête, me dévora avec des yeux, qui brillaient comme de l’or dans un fleuve, puis me dit d’une voix émue :
- Sandra ! je crois que j’ai des sentiments pour toi !
Mais le son du klaxon, d’un polo de merde, et les cris du chauffard, qui ne cessait, de klaxonner et de me demander d’avancer dans la grande avenue, mirent un terme, à mon petit rêve du jour ; en fait c’était l’un des scénarios, que je me suis permis, de tisser depuis la réception de son message. Je n’ai pas fermé l’œil du soir et je l’ai relis mille fois presque, jusqu’à ce que mon portable, ait marre de cette relecture et mit terme, à mon petit délire de fille amoureuse, en s’éteignant par faute de batterie, qui exigeait, elle aussi, le rechargement.
- Qu’est ce que tu veux connard ? Tu ne vois pas les clignotons allumés ?
Il fit exprès, de klaxonner de nouveau comme un psychopathe, puis sortit sa tête de la fenêtre et me cria :
- Connasse ! avancez ! ce n’est pas l’avenue de ton père pour que tu t’arrêtes au milieu de la rue pour bloquer la circulation !
Je sortis ma tête aussi, de ma fenêtre, et je criai après avoir dévié ma voiture un peu vers la droite :
- Vas-y ! circulez connard !
Il me dépassa et me regarda de travers puis cria de nouveau insolemment :
- Apprenez à conduire la prochaine fois ! et en appuyant sur l’accélérateur, je maudis le jour où ils ont permis aux femmes de conduire les voitures ! restez chez vous et cuisinez pour vos maris ; ça sera mille fois plus soulageant !
Puis, il disparaît, alors je criai furax :
- Va te faire foutre sale macho !
Puis, je continuai ma route, et je me garai face à la Miranda, cette fois-ci pour du vrai, je pris mon sac à main, un long souffle, comme si je m’apprêtai à participer dans une guerre, puis je pénétrai la cafétéria. Je cherchai, un peu du regard Nadia, jusqu’à ce qu’elle me fit un signe de la main pour que je puisse la repérer. Je me dirigeai vers elle, on échangea, un petit bisou rapide sur la joue puis je m’assis en face d’elle et je dis en souriant :
- Alors cava Nadia ?
- Oui ! tu peux dire ça !
Puis en frottant les mains de frustration, elle reprit :
- Ahmed m’a contacté il y a trois jours.
Et après un bref silence, elle continua :
- Il veut une autre chance !
- Ahmed c’est ton ex fiancé n’est ce pas ? je disais avec amertume.
- Oui ! c’est lui !
Puis en me regardant, elle répliqua doucement :
- Que dois-je faire Sandra ?
Je baissai ma tête et je me dis « et bien, Sandra ton espoir fut de courte durée, et voilà, comme d’habitude, on retourne au point de départ… » Et en l’examinant du regard je dis à moi-même « mais pourquoi elle me raconte, tout ça ? Hein, elle veut encore me torturer et me faire noyer dans la tristesse ? »
- Pourquoi tu ne dis rien ? prit-elle de nouveau la parole.
- Je n’ai rien à dire ! je bégayai entre les dents, et en la regardant longuement, je continuai, c’est à toi de décider si tu veux lui accorder une autre chance ou pas !
Elle enterra sa tête entre ses deux bras et murmura, un peu sur les nerfs :
- Tu n’ajoutes rien de nouveau !
Je mis ma main sur la sienne et je dis, en faisant semblant d’être forte et en cachant mon émotion :
- Si tu l’aimes, accorde-lui une chance !
Elle leva la tête, me dévora de regard puis dit :
- Et si j’aime quelqu’un d’autre ?
Mon cœur se mit à battre, et ma langue se perdit au fond de ma gorge jusqu’à ce qu’elle reprit de nouveau :
- Que dois-je faire dans ce cas là ?
- Si la personne que tu aimes, te rendra plus heureuse, alors avoue-lui ton amour !
Elle sourit et dit après une brève hésitation :
- Ce n’est pas aussi simple que ça !
Et en baissant la tête, elle continua :
- Et si la personne que j’aime s’avère le petit ami d’une amie, que dois-je faire ?
Je ne compris rien, jusqu’à ce qu’elle me dit en levant la tête de nouveau :
- Je ne sais pas comment te le dire !
- Vas-y parle !
- Tu ne te fâcheras pas !
- Non ! tu as ma parole !
Elle lança un long soupire et murmura, un peu honteuse :
- Je crois que j’ai des sentiments pour Ghassen !



4 commentaires:
Il y est!!!C'est la seule chose que j'ai réussit à prédire dés le début dans cette belle histoire.
Un trio explosif ça promet
pkoi pas?
Mince alors tu m'as eu?:p mais bon depuis le début je mettais des petits indices seulement, les plus attentionnés pourraient le prédire; et tu fais partie d'eux. Félicitations! tu m'as battue cette fois-ci:)
un trio infernal:P
Enregistrer un commentaire