mercredi 2 septembre 2009

fille de bonne famille:épisode20: Cartes sur table

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Sous l’emprise de l’émotion, je m’arrêtai sur place comme gelée ; contemplant ses moindres gestes, son sourire me perçant le cœur et ses respirations m’accélérant le rythme de ses battements.
Elle s’approcha encore de moi, me tendit la main et dit.
- Je t’aime Sandra ! et je n’arrive pas à t’enlever de ma tête !
En m’efforçant de me montrer indifférente, je murmurai.
- Avec le temps, tu arriveras !
Elle sourit, me caressa le visage tendrement et reprit.
- Tes yeux me disent que t’es contente de me voir !
En ricanant, tout en tournant la tête vers la porte d’entrée.
- Ah bon ! depuis quand tu comprends le langage des yeux !
Avec la main, en m’attrapant par le menton elle fixa son regard dans le mien et dit, avec orgueil.
- Depuis que nous sommes ensemble !
Puis en me tirant vers le canapé, elle saisit son sac à main et sortit un collier avec un pendentif cœur où nos initiaux sont gravés.
- Depuis quatre jours je ne faisais que chercher quelque chose de spécial pour toi, et ce pendentif avec les initiaux N et S, était le meilleur !
Comme je ne proférai pas le moindre mot, elle reprit un peu gêné.
- Ce n’est pas de l’or, je sais, mais c’est un joli collier !
Et en me caressant la main.
- Il ne te plaît pas ?
Les yeux rouges et étincelants de l’émotion, je bégayai.
- Mais si ! puis en traçant un magnifique sourire sur mes lèvres, merci, Nadia !
Avec sa main gauche elle m’effleura le visage, et en me dévorant du regard.
- Dis-moi que tu ne voulais pas rompre avec moi, que ce n’était pas émanant de ton cœur !
En laissant une petite larme chatouiller ma joue, je répondis émotive.
- Bien sûr que non, je t’aime !
Puis en essuyant le visage.
- T’es ici depuis longtemps ?
- Non, une demi-heure, et en souriant, je suis venue spécialement pour toi !
- Personne ne t’a accueillie ?
- Si, si ! j’étais avec ta sœur ! et en me faisant un clin d’œil, mais son fiancé lui a appelé alors elle a gravité l’escalier comme une flèche pour répondre à l’appel. Et en ingurgitant sa salive, elle a l’air très amoureuse de lui !
En mordant ma lèvre inférieure d’indignation, je marmottai.
- Espérons qu’il l’aime autant !
Puis Nadia, se leva et en m’embrassant sur la joue.
- Bon ma chérie, je dois m’en aller !
- Si vite ! criai-je, étonnée.
- J’ai un train qui m’attend à 19 h 30 !
- Non, non tu n’iras nulle part ! dis-je d’une voix révoltante.
Et la voix de ma sœur, descendant l’escalier, vient me soutenir.
- Nadia, tu resteras ici ce soir, tu dîneras avec nous et tu passeras aussi la nuit !
Puis en s’approchant de nous.
- Tu passeras la nuit dans la chambre d’ami !
En tenant la main de ma copine.
- Et puis c’est samedi, tu rentreras demain, avec moi !
- Mais j’ai promis à ma grand-mère de passer la voir !
En souriant, je répondis.
- Tu l’appelleras pour lui dire que tu passes la nuit chez ton amie et que tu passes demain la voir, c’est aussi simple que ça !
Convaincue, elle reprit timidement.
- OK !
Très contente, je montrai le pendentif à ma sœur, elle le regarda attentivement puis avec mépris.
- C’est du faux bijou !
- Il me plait beaucoup ! dis-je en la regardant de travers.
En s’asseyant sur le fauteuil.
- Tant qu’il te plait, c’est le plus important.
Puis en adressant la parole à Nadia.
- Alors, tu as fait quoi avec ton fiancé l’autre jour ?
- J’ai rompu avec lui ! dit-elle un peu gênée.
Et là, j’intervins, un peu surprise.
- Attends ! comment sais-tu pour son ex ?
Elle éclata de rire et répondit avec dédain.
- Tu me fais rire parfois Sandy ! as-tu oublié que je suis très amie avec Iman ?
- Ah ! oui je vois ! murmurai-je entre les dents.
Après un moment de silence, Mahbouba surgit dans la pièce.
- Excusez-moi, le dîner est prêt !
Une fois autour de la table à manger, Sana aborda ma copine, sans arrêt comme si elles étaient dans interrogatoire.
- J’arrive pas à croire comment as-tu pu refuser ! et en buvant un peu d’eau, tu laisses l’opportunité d’aller vivre en USA, tu te rends compte ?
Énervée, je lui coupai la parole.
- Fiche-lui la paix, Sana ? Elle a refusé et c’est du passé maintenant !
Elle sourit, son sourire serpentin et continu.
- Es-tu amoureuse de quelqu’un d’autre par hasard ?
Frustrée, Nadia se tut un moment puis en échangeant un regard avec moi.
- Non, je ne le suis pas !
La bouche béante, Sana, reprit, impudemment.
- Alors dans ce cas, t’es une gourde !
Perdant mon sang froid, je criai.
- Fais-moi plaisir Sana et ferme-la !
Et là, Bilhssan surgit dans la pièce, bien habillé comme d’habitude comme s’il s’apprêta à sortir.
- Salut les filles ! et en guettant Nadia, tiens, quelle surprise ? Nadia est notre invitée !
Elle sourit, sans prononcer le moindre mot, et je parlai.
- Tu sors déjà ?
- C’est samedi soir ma chérie !
- Reste dîner avec nous ! interféra ma sœur.
- Qu’est ce qu’il y a au menu ce soir ?
- Du riz !
En traçant un joli sourire sur ses lèvres, il murmura.
- Dans ce cas, je reste, j’adore le riz.
Nadia remarqua le pansement, sur sa tête alors elle s’interrogea.
- Tu t’es blessé ?
En saisissant une cuillère, il badina.
- Non, c’est une épreuve d’amour de la part de mon beau père !
- A propos ! dis-je en profitant de la situation, tu vas retirer ta plainte ou pas ?
En dégustant le riz, il répondit la bouche pleine.
- Non !
- T’es vraiment un salaud ! et en essayant de l’humaniser, si tu ne le fais pas de bon cœur fais-le au moins pour cette pauvre femme qui est venue, il y a une heure !
- Je ne lui ai pas demandé de venir ! répondit-il froidement.
Là, Monji surgit dans la pièce et interrompit notre conversation.
- Excusez-moi ! puis en donnant une enveloppe à mon frère, quelqu’un a glissé cette enveloppe sous le grand portail du jardin et il y a ton nom dessus !
Furibond, Bilhssan cria.
- Quelqu’un ? Et tu ne l’as pas vu ? je me demande tu faisais quoi pendant ce temps-là ?
Perturbé, Monji répondit.
- Je faisais le tour quotidien au jardin, monsieur, puis j’ai écouté une moto freiner devant le portail et quand je me suis approché j’ai vu l’enveloppe et en ouvrant la porte, la rue était désertée.
- OK !OK ! dégage maintenant ! puis en ouvrant rapidement l’enveloppe et en lisant le bout de papier qui était dedans, une pâleur vive, hanta son visage.
- Qu'est-ce qu’il ya Billy ? criai-je, inquiète.
Comme il se tut, je lui arrachai le papier d’entre ses mains et je lis ce qui suit.
« Bilhssan, t’es un homme mort ! »

2 commentaires:

YoYo a dit…

C'est bientôt la fin apparemment?

bella_ragatsa a dit…

oui bientôt mais pas dans cet épisode

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