
Je ne sais pas comment je me suis débarrassée de lui ce soir là. J’étais choquée, tellement étonnée, que je me suis mise à l’observer minutieusement, à suivre tout mouvement de ses yeux, à espérer qu’il ne soit pas sérieux sur ce coup là. Mais, malheureusement pour moi, il insistait constamment pour avoir mon numéro.
De toute façon, je ne lui ai pas filé par respect à ma sœur mais il fallut qu’elle le sache. J’aime tellement ma sœur et je ne supporterai pas qu’elle soit amoureuse d’un salopard qui ait le béguin pour sa sœur.
Oumayma, aussi m’avait confirmé que ça saute aux yeux qu’il est amoureux de moi, quoi que je ne pouvais rien faire ; je n’oserai lui dire une chose pareille surtout qu’elle paraissait, très attachée à ce diable humain.
Depuis ce jour là aussi, j’ai regretté de sortir la nuit, pendant le ramadan de chez moi. Pour trois jours successifs, je ne faisais que m’enfermer dans ma chambre et chater avec mes amis sur MSN. Un soir, c’était la veille du vendredi, en me connectant, vers 11h15, je trouvai Nadia, en ligne, elle avec qui, je n’ai pas causé pendant deux semaines.
J’étais très contente et au même temps, un peu déçue, car elle m’avait négligé après ma sortie de la clinique. Très vite, je tapai sur le clavier, le mot « salut ». Mais, il fallut attendre, presque tout un quart d’heure avant qu’elle me réponde brièvement par double c signifiant « coucou ».
Après son « coucou » un peu froid, d’une personne, qui répondait, juste par simple diplomatie pour ne pas décevoir son interlocuteur, une conversation, un peu tendue, surtout de ma part s’entama.
- T’es occupée ?
- Un peu oui.
- Tu parles avec qui ? je tapai, les mains tremblantes, sur le clavier.
Le drôle c’est qu’elle me répondit, tout de suite, cette fois-ci comme si elle s’attendait à ma question.
- Avec un garçon ! puis elle s’arrêta un moment d’écrire, comme si elle le faisait exprès pour m’énerver avant de reprendre, c’est un mec bien que j’ai connu sur face book, il y a dix jours, c’est un dentiste, enfin encore étudiant dans la faculté de médecine dentaire, il s’appelle Houssine .
- Je ne t’ai pas demandé de me raconter tout en détail ! je tapai vite, frustrée.
- Je suis désolée, j’ai cru que tu voulais savoir tout en détail.
- Et pourquoi, je le voulais ?
Elle s’arrêta de nouveau, quelques secondes avant de reprendre l’écriture :
- Je ne sais pas, j’ai l’impression que tu es en colère.
- Je n’aime pas attendre beaucoup pour qu’on me réponde.
- Je suis désolée, mais je suis en train de chater avec lui en parallèle.
Jalouse, et en perdant tout contrôle sur moi-même , je tapai :
- Alors tu préfères parler avec une connaissance récente ?
- Pourquoi tu dis ça , je parle avec toi en même temps.
- Non ! je ne veux pas ! et furieuse, je continuai, bon, je te laisse alors, amuse toi bien avec lui et excuse moi si je vous ai gêné !
Et je pointai sur le champ le curseur vers l’icône déconnexion, et au moment où je m’apprêtai à cliquer pour sortir, je reçus, un message d’elle, alors j’ouvris la fenêtre de nouveau, en lisant ce qui suit :
- Sandra t’es là ? je suis désolée, ok, voilà je vais me mettre en mode hors ligne pour parler uniquement avec toi !
Encore sur les nerfs, je répondis, en jouant la capricieuse :
- Non ! merci ! je ne veux pas !
- Allez ! j’ai tellement envie de causer avec toi !
- Tu n’as pas l’air !
- Mais si ! puis en reprenant l’écriture, tu me manques !
- Je ne te crois pas. Je tapai, en rougissant.
Après une brève attente, elle reprit :
- T’es jalouse ?
J’hésitai, un long moment avant de répondre :
- Un peu oui !
Elle m’envoie tout de suite une émoticône, timide, et tout de suite après une phrase, qui me laissa, immobile sur mon lit, de l’émotion, comme si j’étais dans un rêve :
- Je l’étais aussi le soir où tu m’as négligé pour parler avec Ilyes.
- Tu parles sérieusement ? je tapai, émue.
- Oui ! trop même !
La chaleur m’envahissait tout de suite, et une rougeur vive voila, tout mon visage quant à mon cœur, je le sentais hors de mon thorax et je ne trouvai même pas la force de bouger mes mains pour répondre. Et au moment, où, je me calmai, un peu, tout en reprenant le contrôle sur mes mains, j’entendis des cris provenant du sous sol, alors je lui demandai de m’attendre quelques minutes le temps de découvrir la source de ce bruit vacarme.
Je sautai de mon lit et je me dirigeai vers l’escalier. Je vis une scène, assez drôle mais en même temps effrayante. Le père de Sinda, en train de pourchasser mon frère, au grand salon, en lui menaçant de le tuer à mains nues quant à ma sœur et ma belle mère , elles participèrent dans cette comédie, par leurs cris assourdissants.
- Vite Samia ! appelle la police ! cria ma sœur, affolée.
- Tu ne m’échapperas pas fils de pute ! hurla le père de ma belle sœur, comme un psychopathe,
En pleurnichant comme un petit gamin, mon frère se cacha derrière Soukayna, comme un trouillard, tout en criant :
- Je te jure que je n’ai pas levé la main sur votre fille monsieur Stita !
- Tu as fait pire connard ! comment ose-tu la traiter comme une bonne ? hein ?
- C’est mon épouse et une femme doit obéir son mari !
- Fils de pute ! et tu oses me le dire en face ! cria-t-il en essayant de rattraper mon frère par sa chemise.
Mais l’arrivée de mon père, qui était en train de faire de la marche dans le grand jardin mit terme, à cette pièce théâtrale. Dès qu’il pénétra le hall, la course prit fin et son regard croisa celui du père de Sinda.






2 commentaires:
Après un début pas trop mal, le récit reste calme, presque mou, sans jamais aucune surprise; tout est convenu, même les rebondissements et l'action.
Les personnages n'ont aucune épaisseur; ils sont d'ailleurs introduits très vite pour certains sans aucun rappel, et malgré le style plutôt sobre du texte (un point positif), j'ai dû fréquemment revenir en arrière pour comprendre qui était qui!
J'ai trouvé le rythme irrégulier, avec des moments où je décrochais un peu.
avec Amour
ben je ne sais pas; j'ai relu les premièrs épisodes pour savoir qu'est ce qui fait que certains attirent plusque d'autres, et je n'ai pas trouvé de différence. Les surprises y on a toujours.
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