
Depuis le coup de fil inattendu de ma mère, je n’arrivai plus à m’endormir ou à fermer l’œil. Pleines de questions bouillonnaient dés lors dans ma petite tête : qu’est ce qui pousse une personne qui disparut douze années à faire surface ? Et surtout comment trouve-elle l’audace de m’appeler et d’espérer mon pardon ?
Je ne savais pourquoi j’ai accepté de la revoir et surtout je ne l’ai pas insulté pourtant je le souhaitais depuis le jour où elle nous a quitté pour un jeune homme.
Mais je sentais le besoin de la revoir, le besoin de savoir comment une mère pourrait laisser tomber ses propres enfants pour assouvir une histoire d’amour et construire une nouvelle vie.
Pour répondre à toutes mes questions, on a fixé un rendez vous dans un certain hôtel à Hammamet. J’étais la première arrivée à la réception, un quart d’heure plus tard elle fit son apparition : c’était mon portrait craché enfin avec une vingtaine d’année de plus, elle me souriait et essaya de me serrer dans ses bras mais je reculais et je lui fit comprendre gentiment que je ne désirai qu’elle me touchait.
On s’assit par la suite autour d’une table au fond de l’une des cafétérias du l’hôtel puis elle initia la conversation en me disant :
- T’es devenue super belle mon bébé !
- Je ne suis pas ton bébé ! je murmurai en évitant de la regarder.
- Tu as raison de m’en vouloir…
- Je t’en veux pas je te déteste ! criai-je en la regardant cette fois ci.
Elle ne dit rien puis en dégustant un morceau du gâteau qu’elle venait de commander elle reprit :
- Si tu me détestes comme tu le prétendais pourquoi tu as accepté de me revoir ?
- Parce que j’ai plein de questions à te poser !
Elle croisa les bras et murmura calmement :
- Vas-y Sandra ! je t’écoute !
- Pourquoi t’es revenue en Tunisie ?
- Mon pays me manquait ! me répondit-elle en souriant.
- Ton pays ? hum je comprends…
- Et mes enfants surtout me manquent.
Je ris un moment puis je repris en colère :
- Tes enfants !
- Oui toi, Sana et Bilhssan !
- Et c’est après douze années que tes enfants te manquent ?
- Vous me manquez depuis le jour où votre père m’a viré dehors.
- C’est mon père maintenant le fautif ? tu t’enfuies avec ton amant et tu désires que mon père n’ait aucune réaction ?
Elle sourit, ne dit rien puis reprit en changeant de sujet :
- J’ai entendu parler que Bilhssan ait quelques problèmes ?
- Quelques ? un grand problème plutôt ! puis en revenant au cœur du sujet, mais je ne suis pas là pour parler de Billy mais de toi !
- Vas-y !
- Comment s’appellent déjà mes demi-frères ?
- Tes demi-frères ?
Puis elle éclata de rire. Enervée, je criai :
- Qu’est ce qui te fait rire ?
- Je n’ai pas d’autres enfants ma chérie ! me dit-elle en contrôlant son rire.
- Ah ! je te crois !
- C’est la vérité ma puce ! me dit-elle.
Elle me parut sincère mais comme je ne compris plus rien de ce qui se passait autour de moi, je repris étonnée :
- Comment ça tu n’as pas d’autre enfants ? mon père nous a dit que tu avais deux autres enfants et que…
Elle m’interrompit et m’expliqua :
- C’est ton père qui a tout inventé parce qu’il était blessé !
- Mon père n’est pas un menteur ! je criai, les yeux pleins des pleurs.
- Alors comment tu expliques le fait que personne ne connaît les prénoms de tes frères ?
- Parce que tu ne l’as pas dit à personne !
Elle sourit et murmura :
- Même pas à ma famille ?
Je devins pâle, je la regardai aux yeux sans rien prononcer jusqu’à ce qu’elle me dit de nouveau :
- Je crois qu’il est temps pour que tu apprennes la vérité !






4 commentaires:
il faut avouer qu'a k longue ceci devient un peu monotone
avec amour
k???? c'est un roman sous forme de feuilleton donc je ne peux pas mettre le tout ! tout d'un coup sinon ça sera un résumé : ou plutôt un aperçu bref de l'histoire:D
N’oubliez pas que ce qui est répétitif et prévisible est monotone dénué de sensation et sans surprise, en 1 mot : ennuyeux.
je ne vois pas ce qui est répétitif dans cette partie au contraire il y a du nouveau tu vas voir et crois moi je ne remâche jamais un même événement :)
mais merci pour vos remarques.
Enregistrer un commentaire