lundi 6 avril 2009

fille de bonne famille: épisode5: Comme si rien n'était

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J’ai beaucoup pensé à ses paroles ; je les ai analysées mille fois dans ma tête, les passer et les repasser comme une chanson ou une mélodie immortelle. Elle avait raison, quoi qu’au fond de moi je refusai de l’admettre, je refusai de croire qu’une inconnue ou plutôt une simple connaissance avait eu une telle influence sur moi mais ce tourbillon d’émotions soudaines et accrocheur dans lequel je fondis n’a fait qu’aggraver mon cas et renforcer mon attachement à cette belle inconnue et dernièrement je ne faisais rien de mes journées à part suivre cette Nadia, en douce comme un agent de FBI, du loin avec ma voiture. Je connais maintenant où elle habitait ; dans un vieux immeuble avec 3filles ; j’ai même connu le prénom de l’une d’elle Rakia (j’ai entendu Nadia l’appeler une fois devant l’immeuble) les lieux qu’elle fréquentait, qu’on peut compter sur les bouts des doigts d’ailleurs ; à part la faculté, notre cafétéria, et un modeste supermarché dans lequel elle s’approvisionnait, la voleuse de mon cœur ne sortait pas beaucoup de chez elle.
J’avais à maintes reprises la possibilité de lui parler que se soit à la cafétéria ou ailleurs dans la rue mais je n’osais pas après tout je lui dirai quoi ; écoute tu me plais et j’aime bien sortir avec toi ? Ça me paraissait humiliant et contre nature de le faire alors comme n’importe quel amoureux, vulnérable et misérable je votai pour la solution des trouillards aimer du loin et prétendre comme si nous étions ensemble depuis toujours.
Ce n’est qu’un certain samedi qu’une 2ème conversation ait lieu entre nous ; pareil que la première fois j’étais seule à la cafétéria , j’attendais mon copain Ghassen avec qui je me suis remise de nouveau ( je veux dire que j’ai arrêté ma série d’évasion) et en même temps je dégustais le morceau de gâteau que j’eus commandé tout en matant Nadia, en cachette, et tout d’un coup, elle me souriait comme si elle voulait me dire qu’elle s’est rendue compte que je la guettai , s’est levée de sa chaise subitement et m’est venue jusqu’à moi.
- Salut ! me dit-elle en souriant
- Salut ! cava ?
- Oui et toi ?
- Oui ça peut aller.
- Je peux m’asseoir ?
- Oui sans doute ! je murmurai toute timide (je ne le suis pas d’habitude)
- Ça fait un bail qu’on s’est pas vu toutes les deux. me lança-elle doucement
- Oui peut être !
Quelle réponse pour la fille qui m’obsédait ; j’aurai aimé lui dire qu’elle me manquait et tout et que je n’arrêtai pas de penser à elle jour et nuit comme un drogué fichu sans seringue pour avoir sa dose mais il y avait toujours cette voix merdique de la raison qui ne faisait que me rappeler sans cesse que je suis sur la mauvaise voie du pêché et de perversion.
- Je ne te vois plus beaucoup ici !
- Oui depuis quelques jours, je ne viens pas quotidiennement
- Tu travaille à cœur ton mémoire sûrement
J’éclatai de rire et je répondais :
- Oui comment tu l’as deviné ?
- Pourquoi tu ris ?
- Non rien ! je ne suis pas bosseuse comme tu l’imagine
Elle riait et reprenait :
- Et tu crois que moi je le suis ?
- Franchement oui ! après tout chaque fois que je te vois à la cafétéria tu as les yeux collés sur l’écran de ton PC, apparemment tu as terminé ton mémoire depuis une époque
- Oh arrête ! j’ai presque terminé la partie théorique mais il y a du travail acharné pour la partie empirique.
- Ben voilà ! j’ai raison tu l’es ?
- Non pas de tout après tout pour travailler mon mémoire je n’ai pas besoin d’être connectée à l’internet tout le temps mais c’est juste pour parler avec mon fiancé sur skype ! me dit-elle.

2 commentaires:

nvp a dit…

aïe!

bella_ragatsa a dit…

yep:P

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